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    Jean Peyrelevade : [L'affaire Tapie] Bien entendu, [cette affaire est une affaire d’Etat] depuis longtemps."

    Public Sénat

    par Public Sénat

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    L'invité politique
    Ce matin, à 8h15 sur Radio Classique et Public Sénat,
    Jean Peyrelevade, banquier d’affaires et administrateur de société
    Invité de Guillaume Durand et Perrine Tarneaud

    Extraits

    A propos de l’affaire Tapie:

    « Dès la lecture de l’arbitrage, ce qui m’a fait penser que c’était un bidouillage, une manipulation et donc probablement une fraude, c’est qu’il y a des affirmations qui sont contraires à la réalité. (…)
    Bien entendu, [cette affaire est une affaire d’Etat] depuis longtemps. (…) Le conflit entre l’Etat et M. Tapie, c’est un conflit vu par l’Etat au niveau de l’Etat, un conflit subalterne, un conflit d’argent sur quelques dizaines de millions d’euros. La justice est là pour trancher ça. (…) Sur ce litige subalterne, le secrétaire général de l’Elysée (…) convoque le directeur de cabinet de la ministre des Finances, Stéphane Richard, et tient une réunion en présence de M. Tapie où on lui donne raison sur la procédure qu’il propose. L’Etat au plus haut niveau joue contre les intérêts de l’Etat. (…) M. Tapie a le talent extraordinaire d’avoir été protégé successivement par la gauche et par la droite. (…)
    Je suis un citoyen de base, les motivations des uns ou des autres, peu me chaut. Tout ce que je souhaite, c’est que la morale publique soit respectée. (…) Je n’ai jamais été entendu par aucune instance judiciaire, sauf dans la Cour de justice de la République au mois de juillet dernier. Je suis bien entendu à la disposition de qui voudra. »

    A propos de l’affaire Cahuzac :
    « L’affaire Tapie qui est subalterne est devenue une affaire d’Etat précisément parce que l’Etat a joué contre son propre camp. L’affaire Cahuzac, jusqu’à présent, à ma connaissance, n’engage qu’une personne. »

    A propos des déclarations de Pierre Condamin-Gerbier sur les fraudeurs politiques :
    « On ne peut pas se permettre de mettre ce genre d’accusation sur la place publique sans donner les noms, qu’il aille jusqu’au bout. »