Daniel Cohn Bendit - Sauramps le 9 Mai 2013

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par sauramps

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Retour en image sur la rencontre organisée par la librairie Sauramps et les éditions Indigène avec Daniel Cohn-Bendit au cinéma Diagonal à Montpellier le 9 mai dernier, pour présenter son dernier livre « Pour supprimer les partis politiques !? » (Indigène).

« Cours, cours, camarade, le vieux monde politique est derrière toi ! » L’homme qui participa en Mai 68 à la réinvention de la société propose ici de fonder une forme d’action collective qui ne passe pas forcément par un parti.
« Un parti, écrit-il, c’est un blindage, une structure fermée, presque génétiquement hermétique à la société. » Mais comment résoudre cette exigence d’ouverture quand notre imaginaire baigne dans une conception figée, contraignante, des rapports de force, quand il est vampirisé par « l’imaginaire capitaliste-libéral » ?
Pour construire ce sujet pensant autonome capable d’engendrer un collectif lui-même pensant et autonome, « Dany » exhume une chaîne de penseurs comme André Gorz, premier théoricien de l’écologie politique ; Cornelius Castoriadis, adepte de « l’utopie plausible » ; Fatima Mernissi et son « miracle de la boîte noire où tu mets ton bulletin de vote » ; Ulrich Beck qui réinvente un contrat social fondé sur le risque. Une nouvelle fois, Cohn-Bendit agrandit le champ des possibles, tout en restant fi dèle à ce qu’il appelle « ma ligne libertaire ».
S. Crossman et J.-P. Barou

EXTRAIT :
"Mon entrée en politique a donc commencé par une rupture avec le marxisme et le communisme. J’étais infl uencé par mon frère aîné, Gabriel, communiste exclu, trotskiste banni, qui est passé d’un communisme sartrien au mouvement « Socialisme ou barbarie », un autre groupe-revue formé en 1948 par des militants en rupture à la fois avec le marxisme orthodoxe et le trotskisme. Ce groupe s’interrogeait sur le phénomène bureaucratique, l’opposition dirigés-dirigeants, l’activité autonome et consciente du prolétariat - les conseils ouvriers, la gestion directe. [...] Je suis ce mélange atypique de pensée libertaire et de « Socialisme ou barbarie ». Autrement dit, je me défi nis dans la dissidence par rapport à la conception de l’émancipation par l’Etat. A mes yeux, cette émancipation passe par l’autogestion, par la capacité des individus à se réapproprier collectivement leur activité. Je récuse le déterminisme historique contenu dans le marxisme. Je suis simultanément contre la dictature du prolétariat et contre la dictature du capitalisme."

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