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    MANDELSTAM, Ossip - La mendiante (trad. Serge Venturini).

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    Gilles-Claude Thériault

    par Gilles-Claude Thériault

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    La mendiante

    Tu n'es pas mort encore, tu n'es pas seul encore,
    Tant que pour toi, pour toi et ton amie-mendiante,
    Tu vis la majesté des plaines, l'immensité,
    Tu vis la faim, la brume et les tempêtes de neige.
    Fastueuse la pauvreté, grandiose la misère,
    Tu vis seul, paisiblement et sereinement,
    Tous ces jours et ces nuits entre tous sont bénis,
    Et, le mélodieux labeur, si innocent.
    Mais malheureux celui qu'un aboiement effraie
    Comme son ombre, et que le vent de l'hiver, fauche,
    Et, misérable celui qui à peine vivant
    Demande à son ombre, un peu de charité.

    Merci à Serge Venturini pour cette magnifique traduction, qu’il qualifie de ‘tentative’.
    Elle est ‘irradiante’.

    Ossip Mandelstam
    http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/mandelstam/mandelstam.html

    J’offre ma proposition de lecture de ce poème à Pina Napolitano
    qui, en plus d’être une grande interprète
    de l’œuvre intégrale pour piano d’Arnold Schönberg,
    publiera sous peu sa thèse de doctorat sur la poésie d’Ossip Mandelstam,
    puis une traduction en italien de 90 de ses poèmes.

    Elle prépare également pour bientôt
    la publication du Journal de Marina Tsvetaïeva.
    Elle a exploré dans un article les liens entre sa poésie et la musique,
    en commentant les six poèmes de Marina Tsvetaïeva,
    mis en musique par Dmitri Chostakovitch.
    http://www.pinanapolitano.com/