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    Ça Vous Regarde - Le débat : Affaire Tapie : vingt ans après, ça continue...

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    LCP

    par LCP

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    Bernard Tapie doit-il rembourser les 400 millions d’euros qu’il a reçu après l’arbitrage du dossier Crédit Lyonnais-Adidas ?



    Le dossier n’est pas clos. Depuis une semaine, les événements se précipitent dans l’affaire Tapie .



    Vendredi dernier, après 24 heures d’audition, l’ancienne ministre de l’Economie Christine Lagarde a été placée sous statut de témoin assisté par la Cour de justice de la République, qui instruit une procédure pour "détournement de fonds publics" et "complicité de faux". L’actuelle directrice générale du FMI est mise en cause pour avoir demandé par écrit en 2007 de recourir à un tribunal arbitral, pour les montants octroyés et pour son choix de ne pas engager de recours en annulation contre cet arbitrage.
    Trois jours plus tard, lundi, l’avocat de Bernard Tapie, Me Maurice Lantourne, a été placé en garde à vue, puis, mardi, l’un des trois juges arbitres qui ont pris cette décision, Pierre Estoup. Les enquêteurs soupçonnent ce dernier d’avoir eu des liens professionnels anciens avec Me Lantourne, sans que l’ex-magistrat en fasse état au moment de l’arbitrage en faveur de l’homme d’affaires. Me Lantourne a été relâché mercredi matin sans avoir été présenté à un juge, tandis que la garde à vue de M. Estoup devait prendre fin jeudi.



    De son côté, l’Etat va se constituer partie civile dans l’affaire Tapie, une démarche attendue dès la semaine prochaine et que Bercy n’exclut pas de doubler d’un recours contre l’arbitrage de 2008 qui a valu à Bernard Tapie de toucher plus de 400 millions d’euros sur fonds publics. Pour l’entourage du ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, il s’agit pour les pouvoirs publics de "veiller à ce que les intérêts patrimoniaux de l’Etat ne soient pas lésés et d’avoir accès au dossier. "Bercy sera chargé de cette démarche "dans les meilleurs délais", après que le Consortium de réalisation (CDR), qui avait soldé le passif entre le Crédit Lyonnais et Bernard Tapie à propos de la vente d’Adidas, et l’Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), l’entité qui le contrôle, se soient eux-mêmes portés partie civile, "en début de semaine prochaine". Matignon a confirmé hier que "le Premier ministre a demandé à Pierre Moscovici de préparer la constitution de parties civiles pour le CDR, l’EPFR et l’Etat".



    Qui instrumentalise qui dans cette affaire ? L’Etat a-t-il été lésé ? Bernard Tapi a-t-il reçu de l’argent indûment ?



    Arnaud Ardoin en débat avec ses invités :

     Thierry Mandon, député PS de l’Essonne et porte-parole des députés PS

     Jean Peyrelevade, Ancien P