François Fillon : "[UMP] Sur le plan moral, il faudrait une nouvelle élection, parce que cette élection ne s’est pas bien passée."

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L'invité politique
Le 29 mai 2013 à 8h15 sur Public Sénat et Radio Classique,
François Fillon, député de Paris et Président du groupe Rassemblement-UMP à l’Assemblée nationale
Invité de Gilles Leclerc et Guillaume Durand

Extraits

A propos de sa détermination pour les primaires et pour 2017 :
« Ma détermination [est] totale (…) parce que je suis convaincu que la France est en face d’un risque de déclin considérable, parce que j’ai occupé un certain nombre de responsabilités au gouvernement, et parce que je vois comment on peut organiser le sursaut à la fois de la France, de la nation française et de l’Europe pour éviter un déclin qui aujourd’hui me paraît inéluctable. (…) Je n'entends personne d'autre tenir le discours [politique] que je tiens. (…) Nicolas Sarkozy connaît mon projet, ma détermination. »

A propos des primaires de l’UMP :
« Sur le plan moral, il faudrait une nouvelle élection, parce que cette élection ne s’est pas bien passée. En même temps, chacun doit être réaliste et penser d’abord à l’avenir de sa famille. (…) J’ai proposé qu’on aille [avec Jean-François Copé] devant les militants pour poser la question, la décision ne peut appartenir qu’aux militants de l’UMP. »

A propos du mariage pour tous :
«Je suis contre cette réforme. (…) On n’abrogera pas le texte. Il faut être réaliste, on réécrira le texte pour mettre les barrières infranchissables qui n’y sont pas aujourd’hui sur une extension de l’adoption qui ne nous paraît pas acceptable, et sur les questions de la PMA et de la GPA. Je n’ai jamais critiqué ceux qui manifestaient (je ne parle pas des politiques). (…) En même temps, en tant que ministre, j’ai dû affronter la rue et j’ai dû à plusieurs reprises céder devant la rue. (…) Un grand nombre de réformes sociales a été repoussé. Je considère que quand on a été Premier ministre, qu’on a expliqué en permanence que ce n’était pas la rue qui gouvernait, ma place n’était pas dans les manifestations. »

A propos de l’inversion de la courbe du chômage :
« Il n’y a aucun espoir malheureusement que la courbe du chômage soit inversée en 2013. (…) La campagne de François Hollande était basée sur une sorte de mensonge, c’est-à-dire sur la négation de la crise, et maintenant il continue. (…) Sur le plan économique, le monde est en croissance à 3,5%. (…) Nous on est en récession parce que la politique économique menée est mauvaise. »

A propos du Front national :
« Je n’ai aucun mépris ni à l’égard des électeurs du Front national, ni même à l’égard du Front national, je combats le Front national, c’est différent. (…) Je considère que c’est un parti populiste, démagogue, qui porte des propositions et des idées extrêmement dangereuses pour le pays, c’est un parti qui exclut, qui propose une politique économique absurde, et qui comme tous les partis populistes, s’en remet à des boucs émissaires qui sont les étrangers et l’Europe. »

A propos de la ligne Buisson :
« C’est une ligne qui conduit à une division profonde des Français, qui rend impossible le redressement national. (…) Vous n’obtiendrez pas des Français qu’ils travaillent plus, vous n’obtiendrez pas d’eux qu’ils acceptent les efforts en matière de réduction de dépenses publiques si vous n’en rassemblez pas un noyau central suffisant. Cette politique qui consiste à exacerber les différences, à surfer sur les peurs et sur les souffrances des Français pour essayer de gagner quelques voix. (…) Cette politique ne peut pas fonctionner. Je refuse toute complaisance à l’égard des thèses démagogiques, populistes d’extrême-droite et d’extrême-gauche (…) qui conduisent à un affrontement entre les Français. (…) On utilise l’énergie des uns et des autres pour les amener à se combattre. »

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