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    Marseille: Carlotti veut en finir avec le clientélisme

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    infos-marseille

    par infos-marseille

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    A l’inverse de ces principaux concurrents dans la primaire socialiste pour les Municipales à Marseille, Marie-Arlette Carlotti n’a pas décidé de tenir de grand meeting dans cette phase de sa campagne. Toujours en tête dans les sondages d’intentions de vote, MAC préfère multiplier les « rencontres citoyennes », sans doute pour démontrer que son programme n’est pas corseté et qu’il s’élabore dans la discussion avec les Marseillais.
    C’est à l’occasion de l’une de ses rencontres citoyennes qu’elle présentera ce lundi 27 mai ces 19 propositions pour une nouvelle gouvernance à Marseille, l’un de ses principaux chevaux de bataille dans cette campagne.
    Avec ses 19 propositions Marie Arlette Carlotti peaufine un peu plus l’image qui la place en tête des sondages depuis déjà plusieurs semaines : celle de pourfendeuse du clientélisme acquise dans son opposition à Jean-Noël Guérini.
    Depuis l’annonce de sa candidature, elle revient sans cesse à la charge sur la question : « Je veux qu’on tourne la page de ces turpitudes du passé et de ces mauvais comportement, dit elle, parce que Marseille en crève ». au passage, on remarquera que prise en ses termes, la remarque ne vaut tout autant pour la majorité en place à Marseille.
    C’est donc une nouvelle gouvernance qu’elle propose pour Marseille avec de la transparence dans tous les domaines qui touchent à la vie quotidienne des Marseillais : l’attribution des places en crèches (un point commun avec le programme de Patrick Mennucci) des logement sociaux, des marchés publics ou encore des subventions allouées aux associations.
    Derrière ces dix-neuf mesures, c’est surtout une volonté politique qu’elle entend afficher « tout le monde peut avoir des perversions, c’est pour ça qu’il faut mettre en place des garde-fous ». Comme son idée d’avoir un « déontologue » à la ville de Marseille, véritable conseil en transparence et en respect de la démocratie politique.
    Et même si dans chacune de ses interventions elle ne mentionne jamais aucun de ses adversaires, on voit bien de temps en temps quelques coups de griffes comme cette phrase « Je travaillerai en bonne intelligence avec l’ensemble des forces politiques, économiques et syndicales mais aucune ne sera en mesure de me dicter ma conduite » allusion à peine voilée à la position hégémonique de FO-Municipaux à la Mairie aujourd’hui et le soutien qu’ils semblent vouloir apporter pour demain à Eugène Caselli.
    En « fine politique », Marie Arlette Carlotti le sait bien, c’est sur la question de l’emploi que pourrait bien se jouer le sprint final à la Mairie de Marseille. « Mais on ne tirera pas la question de l’emploi on ne créera pas d’emploi privé, on n’attirera pas les entreprises si on donne une mauvaise image de notre ville ».
    Reste pou la ministre marseillaise un autre handicap à contourner : le poid de la politique gouvernementale qui pèse sur tous les ministres de Jean Marc Ayrault.
    ©Infos-Marseille.fr