SEANCE, Projet de loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République

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SEANCE le 22/05/2013 à 16h35
Suite de l'examen du projet de loi de refondation de l'école.
Le ministre de l'Education Vincent Peillon a appelé mardi au "rassemblement" autour de son projet de loi pour la refondation de l'école, déjà adopté par l'Assemblée, qui comprend notamment la programmation de 60.000 postes sur cinq ans promise par François Hollande durant sa campagne présidentielle. "J'attends beaucoup de ce débat", a lancé le ministre en entamant l'examen du texte devant les sénateurs. "Je considère qu'autour de l'école de la République, nous pouvons nous rassembler", a-t-il dit, ajoutant: "l'école appartient à tout le monde. A l'Assemblée, le projet de loi avait recueilli les suffrages des socialistes, des écologistes et des radicaux de gauche, les députés du Front de gauche s'abstenant. Les élus de l'UMP et de l'UDI ont voté contre. Le PS n'ayant pas la majorité à lui seul au Sénat, le résultat du scrutin y dépendra des autres groupes de gauche, surtout du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC). "Pour l'heure, rien n'est défini", a déclaré auparavant devant la presse la présidente du groupe CRC Eliane Assassi alors que son groupe avait voté en faveur du texte proposé par la commission. Les sénateurs communistes reprochent notamment l'introduction à la dernière minute d'un amendement du gouvernement accordant aux régions l'établissement annuel de la carte régionale des formations professionnelles initiales. "Cette régionalisation va ouvrir la porte à la contractualisation de la formation professionnelle avec le privé", a dit Brigitte Gauthier-Morin qui a participé au titre du CRC au travail en commission. Au-delà de la programmation de 60.000 postes, le projet de loi prévoit le rétablissement d'une formation des enseignants avec les Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE), et donne la priorité au primaire avec notamment un renforcement de la scolarisation des moins de trois ans et le dispositif "Plus de maîtres que de classes". "Si on doit dégager des moyens, nous préférons que ce soit en fin de maternelle et en début de CP", a fait valoir Jacques Legendre (UMP). Le sénateur du Nord a craint aussi une "volonté d'affaiblir le socle commun" des connaissances mis en place par la loi Fillon de 2005, et s'est affirmé "préoccupé" par les ESPE. "Nous ne voudrions pas qu'ils soient trop autonomes par rapport à l'université", a-t-il dit. Parmi les amendements que déposera son groupe, il en a annoncé un proposant le pré-apprentissage à 15 ans, jugeant très "minimes" leurs chances d'adoption.

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