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    Figures de Madones

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    Alsace_Media

    par Alsace_Media

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    Réalisation : Jean-Louis ACHILLE
    Gérard ADLER – Claude GILLOT-SCHAPPLER – Pierre SCHULLER

    Durée : 5 min 33 sec

    Coproduction : Diocèse de Strasbourg et Le Jour du Seigneur-Production pour le magazine télévisé régional chrétien en Alsace "PARABOLES"

    Copyright : PARABOLES/CFRT - 08/2005

    Résumé

    PARABOLES a visité pour vous l'exposition qui a regroupé, en 2005 au musée Unterlinden de Colmar, un ensemble de trente-deux sculptures du XIIe au début du XVIe siècle illustrant l’iconographie mariale.
    Œuvres de pierre ou de bois, elles renvoient une image de la Vierge qui évolue dans le temps : figure hiératique à l’époque romane, où la Vierge symbolise l’Église, et douces représentations de la maternité du XIVe au XVIe siècle qui côtoient, autour de 1500, la femme en proie à la douleur qui vient de perdre son fils.

    L’exposition

    Cette exposition conçue par le Conseil général des Vosges, présentée du 26 février au 22 mai au musée d’art ancien et contemporain d’Epinal, puis au musée d’Unterlinden, prouve l’intérêt porté à l’iconographie mariale.
    Celui-ci n’est pas nouveau ; bien des manifestations, des ouvrages et de nombreux articles ont traité de ce thème dans la seconde moitié du XXe siècle :
    la Vierge dans l’art français, dans l’art méridional, Vierges comtoises, lorraines, Vierges du département de l’Oise…
    Il fallait effectivement faire oublier l’analyse superficielle des historiens de l’art du XIXe siècle, ayant tendance à réduire les Vierges à l’Enfant du XIVe siècle à l’expression d’une certaine mondanité.
    Il était aussi nécessaire d’étudier la signification profonde et les caractéristiques régionales des représentations mariales.

    Tout en montrant la richesse de l’iconographie mariale, l’exposition colmarienne souhaitait présenter son évolution durant le Moyen Age, ainsi que les spécificités propres à la Lorraine et au Rhin supérieur.

    A la fin du XIIIe et au début du XIVe siècle, en Alsace, la production se fait en relation avec les grands chantiers de construction, dont la cathédrale de Strasbourg (Vierge à l’Enfant de Guebwiller, n° XVIII), alors qu’en Lorraine, les commandes de Vierge à l’Enfant sont le fait d’un mécénat de cour (cf., ci-dessous, « Autour de la Vierge à l'Enfant de Saint-Dié ») plus ou moins en relation avec les grands centres artistiques des villes.
    Au début du XVe siècle, le souci de préciosité des gestes, le rythme des volutes et des courbes des drapés s’inscrivent dans l’esthétique du gothique international. A la fin du XVe et au début du XVIe siècle, la sculpture lorraine est influencée par l’art des régions limitrophes qui exportent leurs productions (Bourgogne, Vierge à l’Enfant de Petit-Thon, n° 19 ; Champagne, Vierge à l’Enfant de Neufchâteau, n° 27 ; Rhin supérieur, Vierge à l’Enfant d’Archettes, n° 26). Dans le Rhin supérieur, les grands centres de création (Strasbourg, Fribourg-en-Brisgau, Colmar, Bâle) rivalisent de talent et leurs productions vont bien au-delà des frontières de la vallée du Rhin.