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    Gilles Carrez: "Nous sommes arrivés à une overdose fiscale"

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    Public Sénat

    par Public Sénat

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    L'invité politique
    Le 21 mai 2013 à 8h15 sur Public Sénat et Radio Classique,
    Gilles Carrez, président de la Commission des Finances à l'Assemblée nationale (UMP)
    Invité de Gilles Leclerc et Guillaume Durand

    Extraits

    A propos de la Commission d’enquête sur l’affaire Cahuzac » :
    « Je doute un peu [qu’on apprenne quelque chose de nouveau]. Il y a plusieurs points à élucider : pourquoi le ministre et son administration à Bercy n’ont pas utilisé pleinement les moyens qu’ils avaient à leur disposition ? C’est-à-dire consulter la Suisse sur l’ensemble des banques (…) et puis également utiliser la convention d’assistance fiscale avec Singapour ? On a l’impression que le ministère (…) a pris des mesures à minima. » (…)
    « [Jérôme Cahuzac] est un boxeur, (…) il échange des coups, il trouve qu’il a été humilié, traîné dans la boue par ses amis de gauche et donc il souhaite rendre coup pour coup. (…) Il sous estime cependant la gravité de la faute qu’il a commise. (…) Je ne comprends pas qu’il ait pu accepter d’être ministre en charge de l’administration fiscale tout en ayant un compte en Suisse. Pour moi ça défie l’entendement. »

    A propos de la politique fiscale de François Hollande:
    « On paye les erreurs d’il y a bientôt un an. (…) François Hollande a complètement sous-estimé la gravité de la situation et a décidé le contraire de ce qu’il fallait faire. (…) Nous sommes arrivés à une overdose fiscale. Augmenter aujourd’hui les impôts serait une aberration économique. »(…)
    « On ne peut pas avoir une politique économique et sociale dictée uniquement par des considérations politiciennes, (…) dans un pays qui est malade je trouve que c’est irresponsable. (…) Ils [la gauche] se sont aveuglés eux-même à l’anti-sarkozysme. (…) Ils ont pris de mauvaises mesures (…) en juin-juillet et de ce fait ils nous ont fait perdre 2 ou 3 ans dans le redressement du pays, c’est gravissime ! »

    A propos d’un retournement du chômage :
    « Je ne vois pas comment il peut (…) gagner [son pari sur le chômage] compte tenu de la situation de nos entreprises. (…) Il fallait mener une politique qui traite le problème à sa racine. Au contraire ils ont aggravé les charges des entreprises, ils leur ont créé des boulets supplémentaires. »

    A propos du mariage homosexuel et de la manifestation du 26 mai :
    « Si je suis dans la rue ça sera par rapport à une mauvaise politique économique et sociale. (…) Quand au mariage pour tous, la loi est votée et à partir du moment où elle est votée, en tant que maire si j’ai à célébrer des mariages je le ferai. (…) A mes yeux le maire doit, par fonction, respecter la légalité.»