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    Essai Toyota GT86 2012

    autojournalreplace

    par autojournalreplace

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    Toyota GT86

    Toyota, aujourd’hui, a l’image d’un constructeur sage qui fait des gentilles voitures comme la Priu ou la Yaris. Mais Toyota, historiquement, fabriquait aussi des voitures moins sages comme la fameuse 2000GT de 1967, plus proche de nous les MR2, Célica ou une certaine AE86 des années 80, qui donne une partie de son nom à la nouvelle venue : la GT86.
    Ce nouveau coupé, en fait, a été développé à l’origine par Subaru, mais Toyota (qui détient Subaru) a décidé qu’il lancerait également le coupé sous son nom. Venons-en au fait, ce coupé agressif n’a pas que de la gueule : il est doté d’un 4 cylindres à plat, Subaru oblige, en position avant, qui délivre 200 ch aux roues arrière via un autobloquant. Que du bon sur le papier. Pour couronner le tout, et dans l’esprit des AE86, il s’agit d’une sportive accessible : il n’y a qu’un prix, fixé à 29 900 €. Sans GPS de série mais avec clim auto, accès à bord sans mains libres ou kit Bluetooth.
    Entrons tout de suite dans le vif du sujet.
    Voix embarquée : « à bord, ça commence bien avec une bonne position de conduite, basse, un petit volant presque vertical et le petit levier de vitesse. La commande de boite est rapide, précise et les débattements assez courts.
    La commande de boîte est certes agréable mais on aurait aimé des rapports un peu plus court, façon Clio RS.
    Voix embarquée : « le point faible de la voiture, c'est le moteur. Il a beau être original en architecture, bardée de technologie comme l'injection directe et indirecte, il est creux à bas régime et ça manque de peps. On aurait bien aimé avoir disons 50 ch de plus, c'est un compliment pour le châssis. Mais le moteur, ça ne va pas ».
    D'ailleurs les perfs sont quelconques vu la fiche technique. Avec 1239 kilos et 200 ch, on espérait mieux que 7.5 secondes pour le 0 à 100. C'est moins bien qu'une Clio RS, de même poids et même puissance, qui descend sous les 7 secondes. Le creux du moteur Boxer se dissipe juste avant les 5000 tours et on pousse ensuite jusqu'à 7500 tours. Mais même là, on attendait un peu plus. Autre bémol, la sonorité du boxer est particulière, certes, mais pas franchement envoûtante. A défaut d'être convaincant par ses prestations, ce moteur a le mérite par son architecture de faire baisser le centre de gravité. Et là, on arrive sur le point fort de la GT86.
    Voix embarquée : « le domaine de prédilection de la gt86 n'est pas l'autoroute, mais les petites routes. Elle est légère, son centre de gravité est très bas, il y a une bonne répartition des masses. Le tain avant est mordant et l'arrière participe beaucoup. Même sans faire de glisse, on sent que la voiture prend appui sur le train arrière pour enrouler et finir le virage ».
    Que du plaisir, donc, mais un plaisir facile, pas besoin d'être pilote. Notez au passage que la GT 86 est la seule Toyota actuelle où il est possible de désactiver complètement l'ESP. Il y a même un mode sport de l'ESP qui permet quelques dérives. On sent d'ailleurs bien tout ce qui se passe dans la voiture grâce aux sièges enveloppants qui permettent de bien se caler.
    Ce qui nous amène sur l'habitacle. Derrière le petit volant, le compte tours trône au milieu du combiné, comme dans la plupart des sportives. Les commandes de l'ESP et de son mode sport son facilement accessibles juste devant le levier de vitesses. Dans l'ensemble, l'ambiance est plutôt sympa et tout à fait raccord avec l'esprit de la voiture, et tant pis si la qualité de présentation n'est pas au top.
    Un petit tour à l'arrière où on voit tout de suite que la GT86 n'est pas une 4 places, mais une 2+2, façon RCZ ou TT. On s'en servira plus pour y jeter ses petites affaires. D'autant que le coffre est décent, même si l'ouverture étroite impose quasiment un sac souple.
    Une dernière question : cette GT86, elle concurrence qui ? Dans la zone de prix, on verrait bien une Mégane RS, mais c'est une traction. Du côté des propulsions, il y a bien la Hyundai Genesis, mais la version 4 cylindres a disparu du catalogue. Finalement, après l'avoir conduite, cette GT86 évoque une autre petite propulsion sympa à conduire : la Mazda MX5. Oui, c'est un roadster, on sait. D’ailleurs, pas de GT 86 découvrable à l’horizon. Malgré cela et un moteur décevant, cette GT86 remplit parfaitement son contrat : faire plaisir au conducteur…