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Idéologie et totalitarisme du capitalisme
Série d'extraits remontés du documentaire de J-M Carré, "J'ai (très) mal au travail" diffusé originellement sur Canal + (visible dans son intégralité à l’adresse suivante : http://video.google.fr/videoplay?docid=-7609362376052970796 ). Qu'est-ce que le totalitarisme? Une organisation politique apparue au cours du XXe siècle proposant l'"homme nouveau", c'est-à-dire la refondation de l'homme à partir d'une vision globale de son comportement (sphères publique et privée étant désormais déterminées par une idéologie qui règle et organise tous les faits et gestes des individus). Le totalitarisme se fonde sur l'idée que l'histoire n'est pas parvenue à faire l'homme et le corps politique comme il devrait être, et qu'il est du travail du "guide" d'achever ce que la raison détermine comme le Bien. Le totalitarisme ne se contente donc pas de gérer le corps des individus par la discipline, il forme et détermine aussi l'identité et les représentations par l'idéologie et les outils de propagande (détermine les moeurs, les valeurs, les passions, les désirs... nobles et ignobles). Qu'en est-il de notre société? Si partout prédomine l'idée de LIBERTE, il semblerait que nous en soyons loin... Comme le souligne Tony Negri, depuis que le travail c'est intellectualisé, et que désormais on marchande l'affectif et les capacités créatives, nous sommes de service 24h/24. La sphère privée à volée en éclat et les individus ne pensent et ne se pensent qu'à travers la productivité. Il est désormais normal d'être productif dans ses loisirs et voyages, d'être en concurrence avec ses voisins et sa famille, et comme on le voit chez Dassaut, il est normal pour des individus de canoniser leur patron et de mêler leurs propres enfants à l'entreprise... ces derniers devenant les faire-valoir gratuits de celle-ci!
Concurrence et guerre dans le capitalisme
Série d'extraits remontés du documentaire de J-M Carré, "J'ai (très) mal au travail" diffusé originellement sur Canal + (visible dans son intégralité à l’adresse suivante : http://video.google.fr/videoplay?docid=-7609362376052970796 ). Il est important de remarquer que les relations entre individus sont conditionnées par la structure sociale: nul ne peut expliquer les comportements des êtres humains sans s'interroger sur les faisceaux de relations qu'ils entretiennent avec le corps social. Or, le propre de l'individualisme, au sens courant et non scientifique de ce terme, qui est comparable et comparé à l'égoïsme, semble aller dans un sens totalement différent considérant que les individus ne sont pas les éléments d'un tout, mais des égos esseulés, repliés sur eux-mêmes, qui produisent seuls leur conditions de vie toujours en lutte contre les autres. Il est évident, que cela n'est pas un phénomène psychologique individuel, mais bien le produit directe d'une histoire et d'une société qui, partant du principe que l'on produit plus de richesse lorsque l'on est en concurrence avec autrui, fait de la guerre de « chacun contre chacun » une valeur de société. L'absence de perception du corps commun, et du bien commun, n'est que le résultat d'une occultation issu d'un processus éducatif visant à rendre les individus plus seuls et plus égoïstes, pour les rendre plus performants et plus soumis. Nous en arrivons dès lors, à l'état de nature décrit par Hobbes où finalement, entre entreprises, entre secteurs d'activité (public/privé, ouvriers/cadres...), entre pays et cultures, entre familles, entre générations, etc... Les hommes se font la guerre sans relâche et sans raison.
Avenir du capitalisme: la question du bonheur
Série d'extraits remontés du documentaire de J-M. Carré, "J'ai (très) mal au travail" diffusé originellement sur Canal + (visible dans son intégralité à l’adresse suivante : http://video.google.fr/videoplay?docid=-7609362376052970796 ). Sur quoi se fonde l'avenir de cette société marchande? Sur la consommation. Tant que les hommes préfèreront acheter leur biens plutôt que les produire, tant qu'ils préfèreront se laisser enivrer par le chant des publicitaires plutôt qu'écouter leurs besoins réels, les hommes seront condamnés à se lever tous les matins, et à vendre leur temps unique de vie à un propriétaire pour en tirer les subsides nécessaires... Tant que les hommes croiront effectivement (consciemment ou non) qu'il faut travailler plus, pour gagner plus, pour consommer plus, pour vivre mieux, rien ne changera et l'emprise du capital sur la vie des individus ne fera que s'étendre... leur vendant toujours plus ce qu'il leur a volé! Lutter pour une autre société c’est donc d’abord lutter contre notre imaginaire obstrué, nous faisant croire qu’il n’y a pas d’autres alternatives, et que tout DOIT être ainsi. Pour reprendre les termes de Loïc Wacquant, nous sommes comparables au peuple français qui, à la veille de la prise de la bastille, ne croyait pas qu’un autre monde était possible....