List options
Export
Player mode on | off
Grid
List
Le Canard, les barbouzes, les rétro-commissions, et Internet
Ligne J@une : Claude Angeli contre la "société molle"En affirmant, voici quelques semaines, que Nicolas Sarkozy faisait personnellement espionner des journalistes, Le Canard enchaîné, une fois de plus, a déclenché une belle pagaille au sommet de l'Etat. Démentis en cascade, procès intenté par Bernard Squarcini, soupçon généralisé. Faut-il que l'influence du Canard soit forte, pour qu'un simple coup de palme agite ainsi la fourmilière ! Claude Angeli, rédacteur en chef du Canard, est l'invité unique de Ligne j@une.Comment travaille Le Canard ? Claude Angeli, rédacteur en chef, passe aux aveux. Et aucune question n'est taboue : Le Canard peut-il être manipulé par des agents de la DCRI ? Ménage-t-il Claude Guéant parce que le secrétaire général de l'Elysée est un de ses informateurs? Pourquoi, dans l'affaire de Karachi, ne croit-il pas aux liens entre l'arrêt du versement des commissions, et l'attentat ? Pourquoi avoir affirmé que l'avion présidentiel "Air Sarko One" était équipé d'une baignoire, alors qu'il ne s'agit que d'une douche ? Et le compte japonais de Jacques Chirac, à propos, sur lequel le volatile enquêta longtemps sans jamais en trouver les preuves, Le Canard y croit-il encore ? Dernière question: comment le vénérable volatile vit-il aujourd'hui la concurrence des sites Internet ? Surprise : Angeli s'en réjouit. Rappelant que Le Canard se sentit un peu seul, en 2007, quand un scoop sur les faveurs immobilières dont Sarkozy avait bénéficié à Neuilly n'avait eu quasiment aucun écho.Au cours de cette émission, il est fait référence à deux précédents plateaux de notre site. Si vous voulez entendre Nicolas Beau raconter comment Le Canard a refusé de publier un scoop sur le patrimoine de Sarkozy, c'est ici. Et si vous voulez entendre le même Nicolas Beau balancer en direct le porte-parole de l'UMP Dominique Paillé, en tant que source du Canard, c'est là.
Wikileaks : anciennes et nouvelles lignes j@unes
www.arretsurimages.net "Allo, c'est Julian Assange" : quand l'équipe du site Owni a reçu cet appel, ils n'en ont pas cru leurs oreilles. En quelques années, Assange, fondateur et âme de Wikileaks, l'homme qui fait trembler le Pentagone, est devenu un mythe mondial. Mais oui, c'était vraiment Assange au téléphone. Préparant sa méga-divulgation de 400 000 documents sur l'Irak, Wikileaks souhaitait utiliser un logiciel conçu par le site. La suite, c'est Pierre Romera et Olivier Tesquet, d'Owni, qui la racontent sur notre plateau : le voyage express à Londres, la rencontre avec Assange, nimbée de mystère (les deux délégués d'OWNI ne savent même pas que la fuite va porter sur l'Irak), la hâte pour que le logiciel soit prêt à temps. Wikileaks bouscule le Pentagone, et ce n'est pas près de s'arrêter. Mais quand une organisation parvient, en quelques années, à un tel niveau d'influence, elle devient la cible de toutes les tentatives de déstabilisation et de manipulation, de toutes les médisances, et...de toutes les curiosités. Ces curiosités sont-elles légitimes ou non ? Nous le montrons sur le plateau : Assange n'apprécie pas d'être interrogé sur les dissidences au sein du site, et sur ses ennuis judiciaires personnels. Comme beaucoup d'entre nous sans doute, le plateau est partagé entre l'enthousiasme de voir surgir un nouvel acteur de l'information, delivré des connivences et des autocensures, et la peur de voir ce nouvel outil hyper-puissant utilisé dans l'opacité. Le débat entre David Dufresne, journaliste et réalisateur multimédia,et Jean-Dominique Merchet, spécialiste défense à Libération jusqu'il y a peu, illustre bien cette ambivalence. L'émission est proposée par Daniel Schneidermann, animée par Guy Birenbaum, préparée par Dan Israel et Laure Daussy, et déco-réalisée par François Rose www.arretsurimages.net
Paillé trace une ligne j@une entre Bakchich et Mediapart
www.arretsurimages.netLe porte-parole de l'UMP contre la "chasse à l'homme".Les attaques contre Mediapart de Rémy Pflimlin, nouveau président de France Télévisions nommé par l'Elysée, suivies de sa semi-rétractation, ont braqué une nouvelle fois les projecteurs sur le conflit entre le pouvoir et la presse en ligne. Quels sont les reproches précis du pouvoir à l'égard des sites de presse ? Pour la première fois, sur notre plateau, un porte-parole de l'UMP a l'occasion de s'en expliquer directement avec deux responsables de ces sites, Laurent Mauduit (co-fondateur de Mediapart) et Nicolas Beau (fondateur de Bakchich.info).Surprise : Paillé se montre aussi indulgent à l'égard de Bakchich qu'il est sévère avec Mediapart. Bakchich vient pourtant d'accuser le ministre Eric Besson d'avoir fait payer par son ministère les billets d'avion de son voyage de noces (sans toutefois que notre débat permette à Nicolas Beau d'être totalement convaincant sur les documents produits par son journal). Mais Mediapart suscite chez le porte-parole de l'UMP une haine sans mesure, pour une raison que l'on comprend au fil de l'émission : l'insistance de Mediapart à enfoncer le même clou, ce que Paillé appelle "la chasse à l'homme". Est-ce ce qui rend un media vraiment insupportable au pouvoir ? Autre suprise de l'émission : ancien journaliste au Canard enchaîné, Nicolas Beau révèle que Paillé fut naguère un informateur du Canard, ce que le porte-parole de l'UMP reconnaît volontiers. C'est l'occasion (inattendue) d'échanger d'agréables souvenirs communs.L'émission est proposée par Daniel Schneidermann, animée par Guy Birenbaum et déco-réalisée par François Rose.www.arretsurimages.net
Internet est-il de gauche ? Ligne J@une
www.arretsurimages.netInternet est-il de gauche ? C'est l'accusation lancée par le président des jeunes UMP, Benjamin Lancar. Cette variante jeune et moderne du refrain classique de tout dirigeant politique ("la presse est contre nous") nous a donné envie d'amener Lancar à préciser cette vaste accusation, face à quelques représentants de ce qu'il appelle la "gauchosphère". Face à lui, donc, un blogueur incontestablement de gauche, Slovar, un journaliste de Rue89, Augustin Scalbert, et une responsable de l'école de journalistes de Sciences Po Paris, Alice Antheaume.Pour cette première Ligne j@une de la rentrée, il sera beaucoup question de Marianne et de Mediapart, d'un déjeuner au soleil entre Edwy Plenel et Martine Aubry, d'une campagne nauséeuse contre Lancar, menée par un site... qui n'est pas précisément de gauche, de la manière dont la "rédaction secrète" du Web français a démasqué un mensonge de Nicolas Sarkozy à propos du mur de Berlin. Et en prime, vous verrez (grand moment) Lancar apprendre en direct ce qu'est un troll.L'émission est proposée par Daniel Schneidermann, animée par Guy Birenbaum, déco-réalisée par François Rose et préparée par Laure Daussy.www.arretsurimages.net
Lignes j@unes sur tableaux noirs
WWW.ARRETSURIMAGES.NETEtrange débat, que celui qui ravage le milieu des enseignants, depuis quelques décennies, entre partisans de "l'enfant au centre", et ceux du "savoir au centre". Tableau noir et lecture syllabique contre "activités d'éveil", culte de l'effort contre respect des "rythmes de l'enfant" : le débat théorique fait rage. Les noms d'oiseaux volent. Modes d'apprentissage, violence à l'école, absentéïsme : tous les sujets, ou presque, les voient s'opposer. Cette violence reflète d'ailleurs mal une pratique des enseignants, dans le secret de leur salle de classe, plus nuancée, plus "à la carte" qu'il n'y parait.Pour savoir comment travaillent les journalistes spécialistes de l'éducation, comment ils se situent par rapport aux deux camps en présence, nous avons invité trois d'entre eux. Journaliste au Figaro, Natacha Polony se situe résolument au côté des "transmetteurs de savoir". Quitte à leur donner la parole quasi-exclusivement, à eux et rien qu'à eux, dans son journal, comme le montre l'enquête de Laure Daussy, "Natacha Polony, journaliste en campagne" à lire plus bas, sous les vidéos. Son confrère du Monde, Luc Cédelle, se veut plus impartial. L'est-il vraiment, ou est-ce une manière de se "planquer"? lance, provocateur, Guy Birenbaum. Enfin, Pascal Bouchard, animateur du tout nouveau site Touteduc.com, et résolument partisan des "pédagogies Meirieu", celles de "l'enfant au centre", assure qu'il s'efforce pour sa part, nonobstant ses propres convictions, de donner la parole à tous les "camps".L'émission est proposée par Daniel Schneidermann, animée par Guy Birenbaum, déco-réalisée par François Rose et préparée par Laure Daussy.WWW.ARRETSURIMAGES.NET
Ultra laïcs : un billet vers le Front National ?
Le site Riposte laïque pourrait rester un phénomène marginal. Mais il est peut-être, au contraire, annonciateur de recompositions inattendues. Ses animateurs ne sont pour l'instant qu'une poignée, anciens militants d'extrême-gauche, ou féministes, que leur fibre ultra-laïque, et leur allergie à l'Islam, ont amenés jusqu'aux lisières de l'extrême-droite. Ils animent, donc, le site Riposte laïque, dont nous vous faisions une description dans un article récent.Etrange site, étrange mouvance, qui rappelleront forcément quelques mémorables trajectoires politiques d'avant-guerre, de la gauche à l'extrême-droite. Resteront-ils isolés ? Leur trajectoire préfigure-t-elle le ralliement d'une certaine fraction de l'extrême-gauche au Front National "fréquentable" de Marine Le Pen ? La question que pose brutalement notre émission choquera peut-être certains. Mais il nous a paru intéressant de la poser. Autour de Guy Birenbaum, sont réunis Pierre Cassen et Anne Zelenski, militants de Riposte laïque. Face à eux, Bernard Teper, ancien compagnon de lutte de Cassen, qui dénonce aujourd'hui sa dérive, et Nadia Geerts, philosophe belge, spécialiste de la laïcité.
Les sites d'info : retour vers le papier ?
Qu'arrive-t-il aux sites d'information ? Mediapart, Rue89, Bakchich : tous semblent se précipiter vers les bons vieux kiosques, en créant des hebdomadaires, des mensuels, ou des revues. Quant à nous, @rrêt sur images, nous publions chaque semaine deux pages dans un hebdo "traditionnel", Marianne. Est-ce à dire que les sites d'info, qui ne juraient que par Internet, sont prêts à déserter la Toile ?L'affaire nous a paru assez importante pour réunir Nicolas Beau (Bakchich), François Bonnet (Mediapart), Pierre Haski (Rue89), Jacques Rosselin (ex-Vendredi) et...Daniel Schneidermann, pour un état des lieux de l'économie de ces jeunes sites. L'actionnariat, ses rumeurs et ses mystères, le débat modèle gratuit contre modèle payant, l'évolution nécessaire du système de l'abonnement, les effectifs de journalistes, le tropisme antisarkozyste, l'impact des réseaux sociaux : tout y passe, dans une franchise qui n'exclut pas la bonne humeur. Chacun des présents donne en outre les chiffres-clé de l'économie de son site. Les principaux chiffres sont repris dans notre compte-rendu.L'émission est présentée par Guy Birenbaum, et déco-réalisée par François Rose.
Zahia D. ennemie des stars, ou nouvelle star ?
Sexe, argent, stars de foot : tous les ingrédients classiques du fait-divers qui fait exploser les ventes sont réunis dans l'affaire Zahia D. Mais pas seulement eux, et c'est la nouveauté. Cette affaire de proxénétisme et de prostitution de mineure, qui touche l'équipe de France de football, est le premier fait-divers national de l'ère des réseaux sociaux. Les chasseurs de scoop chassent en meute sur Twitter, à ciel ouvert, et les escort girls exhibent leurs charmes sur Facebook, pour leurs amis, et les amis de leurs amis.Résultat du cocktail : en publiant en couverture une photo de Zahia D, Paris Match va réaliser cette semaine des ventes historiques. Cette accession fulgurante de la jeune fille au statut de star, que nous dit-elle des nouvelles règles d'accession à la notoriété, dix ans après les débuts de la télé-réalité ? Que nous dit-elle de la manière dont les nouveaux médias, Twitter et Facebook notamment, chamboulent le respect de la vie privée et la présomption d'innocence, estompent les barrières de l'argent et de la notoriété ? Sur le plateau, sont réunis Vincent Glad (Slate.fr), l'un des premiers journalistes à avoir déniché les photos "privées" de Zahia sur sa page Facebook, Bruno Roger-Petit (Le Post), Christophe Carron (Voici.fr), et Jérôme Boursican, avocat du jeune Abou, qui donne un cours inoubliable (et fort documenté) sur les différences entre "starfuckers", "michetonneuses", et "escort girls".L'émission est proposée par Daniel Schneidermann, animée par Guy Birenbaum, et réalisée par François Rose.
Réforme de l'audiovisuel : le chaos
Deux coups de théâtre en quarante-huit heures ! Pendant le week-end, un scoop de Mediapart a vraisemblablement fait échouer le projet de l'Elysée, d'annoncer dès mardi la nomination du patron d'Europe 1, Alexandre Bompard, à la tête de France Télévisions. Et mardi, contre toute attente, les représentants de l'Etat ont été mis en minorité au conseil d'administration de France Télévisions : la vente de la régie publicitaire est "suspendue".Sur ce dossier comme sur plusieurs autres, l'Elysée semble en train de perdre la main. Ces deux coups de théâtre accroissent en tout cas l'impression que la réforme audiovisuelle souhaitée par Nicolas Sarkozy, et que nous suivons depuis le début, s'enfonce encore un peu plus dans le chaos. Sur deux points présentés comme essentiels (la suppression totale de la publicité, et la nomination du président de l'audiovisuel public par le chef de l'Etat) le plan de l'Elysée a essuyé de sérieux revers. Pourquoi les deux parlementaires UMP siégeant au conseil d'administration de France Télévisions ont-ils été amenés à voter contre l'Etat ? L'un d'eux, Christian Kert, (UMP, Bouches du Rhône) est venu, dès la fin de la réunion, l'expliquer sur notre plateau. Avec lui, Laurent Mauduit (Mediapart) explique pourquoi il suit, depuis le début, le processus de vente de la régie de pub à des "amis du Fouquet's" de Nicolas Sarkozy, processus entaché d'un grave risque de conflit d'intérêt à ses yeux. En leur compagnie, Emmanuel Schwartzenberg, du site Electron libre, qui s'affirme très bien informé sur le futur organigramme de France Télé.L'émission est proposée par Daniel Schneidermann, animée par Guy Birenbaum, et réalisée par François Rose.
Pugachev, l'oligarque qui adore Sophia Loren
Pas facile, de percer le mystère de l'opération France-Soir. Dans quelles conditions, avec quelle bénédiction du pouvoir, donnée sous quelle forme, l'oligarque russe Pugachev a-t-il pris le contrôle du prestigieux titre de la presse populaire française ? Pour le comprendre, nous avons sollicité deux anciens directeurs de la rédaction, Serge Faubert et Gilles Bornais. Ils sont accompagnés sur le plateau de Simon Piel, du site Bakchich, et de notre journaliste Sebastien Rochat, auteur la semaine dernière d'une enquête sur France-Soir.Si notre émission (soyons francs) ne parvient pas à percer le mystère du rôle de l'Elysée, s'en dégage néanmoins un savoureux portrait du jeune oligarque, qui rêve de faire un journal "people" à scandale, et souhaitait inclure dans les (nombreuses) publicités télévisées pour le titre des extraits des films de...Sophia Loren. Apparaissent aussi sur notre plateau les limites de l'opération : quelle influence, à l'heure d'Internet, peut prétendre exercer ce journal qui, malgré les millions déversés, ne se donne manifestement pas les moyens de ses ambitions ?
Le gendarme, la prof, le journaliste et le député
www.arretsurimages.netNos quatre invités de cette semaine ont franchi la ligne j@une. Chacun a sa manière. Le gendarme, et chercheur associé au CNRS, Jean-Hugues Matelly s'est prononcé contre la réforme police-gendarmerie : il est aujourd'hui radié de la gendarmerie, expulsé de son logement de fonction. Joseph Tual, journaliste àFrance 3, vient d'être entendu comme témoin par un juge d'instruction, après la diffusion d'un reportage mettant en cause des officiels marocains, à propos de l'affaire Ben Barka. "Comme par hasard", le reportage avait été diffusé le jour de la visite de Nicolas Sarkozy au Maroc. Pour aggraver son cas, Tual a été soupçonné d'être celui qui avait livré à Rue89 la fameuse vidéo de la colère de Nicolas Sarkozy, lors d'une visite, à France 3. Véronique Decker, directrice d'école, a refusé d'appliquer les nouvelles directives sur le soutien scolaire, et le fichier "Base élèves". Enfin, pour compléter le quatuor... un député UMP, Lionel Tardy (Haute-Savoie). Sa transgression est plus mince : il a "twitté" une réunion de parlementaires UMP, alors même qu'elle se déroulait. Plus mince, mais à l'échelle de l'UMP, c'est considérable.www.arretsurimages.net
Barbier, un hyper-éditorialiste sur le grill
Il est partout. Christophe Barbier dirige L'Express, interviewe chaque matin un responsable sur LCI, il a son rond de serviette dans l'émission "C' dans l'air" sur France 5. Et comme si cette omniprésence dans les médias traditionnels ne lui suffisait pas, il enregistre chaque jour un édito vidéo, parfois provocateur, sur le Web.Autant dire que Barbier, hyper-éditorialiste d'un nouveau type, déguisé en web-provocateur (ou l'inverse), était l'invité idéal pour réfléchir aux rôles respectifs des médias en ligne et des médias traditionnels. La Toile est-elle le défouloir des journalistes "sérieux" ? Pourquoi, lors de son interview de BHL, a-t-il raté "l'affaire Botul" ? Les quatre couvertures de L'Express consacrées à Carla Bruni (oui, quatre !) ont-elles boosté les ventes de l'hebdo ? Et les récentes couvertures anti-sarkozystes ? Pourquoi insinuer que la droite "détient des dossiers" sur DSK s'il n'en sait rien ? Que lui a dit Brice Hortefeux au téléphone après sa récente couverture sur l'échec sarkozyste dans le domaine de l'insécurité ? Barbier répond à tout, sans faux-fuyants, ne dédaignant pas renouveler sur le plateau ses provocations vidéo, par exemple à propos des enseignants chercheurs qui lui ont écrit des mails très longs, "sans doute parce qu'ils ont du temps". Cette franchise, et le rythme de l'émission, nous offrent une vue plongeante assez rare, sur le fonctionnement intellectuel d'un des maîtres de la presse d'aujourd'hui.Avec lui sur le plateau, Jade Lindgaard, journaliste à Mediapart, Xavier Monnier, directeur de la publication de Bakchich, et Jacques Rosselin, fondateur de Courrier International, actuellement candidat au rachat du site Le Post .L'émission est proposée par Daniel Schneidermann, animée par Guy Birenbaum, et réalisée par François Rose.
Domenech : pourquoi la presse joue le maillot
Pour la corporation des journalistes sportifs, le sélectionneur de l'équipe de France de foot Raymond Domenech semble être un objet à part. Il est traité avec dévotion ou hystérie, et...parfois les deux en même temps. Dépit des journalistes envers un ancien "bon client" converti à la langue de bois ? Surenchère entre les journaux, les sites, et les consultants, sur le marché encombré du "Domenech bashing" ? L'antagonisme est d'autant plus étrange que la totalité des journalistes souhaite la victoire de la France lors de la prochaine Coupe du monde, pour des raisons affectives et...professionnelles (l'audience des émissions, et le tirage des journaux, en dépendent évidemment).Pour tenter de comprendre ce comportement schizophrène, Guy Birenbaum a revêtu son maillot de légende, et invité quatre journalistes sportifs sur le plateau : Joachim Barbier (So Foot), Laurent Louët (Sport24), François Pinet (iTélé), Alexis Bernard (Le10Sport). Opposés sur le cas Domenech, ils se rejoignent sur l'essentiel : des souhaits chaleureux à l'équipe de France pour la coupe du monde, et... une très ferme non-condamnation de la fameuse "main" du capitaine Thierry Henry, lors d'un récent match contre l'Irlande.L'émission est proposée par Daniel Schneidermann, animée par Guy Birenbaum, et réalisée par François Rose.
Homosexuels, handicapés : une ligne j@une pour Canal+ ?
La joyeuse équipe des comédiens "d'Action discrète" (Canal+) se promène dans les rues de Montpellier, déguisée en bande de supporters de Georges Frêche. Pour débusquer le racisme ordinaire présumé, et la supposée homophobie, des électeurs de Frêche, ils multiplient les provocations. Surjouant les beaufs inconscients, ils vantent dans un bar lesbien la bienveillance de Frêche envers "les pédés" et "les colleuses de timbres". Déboulant dans une association d'aide aux handicapés, ils tonitruent que Frêche adore "les baveux" et les "gogolitos". Efficacité visuelle assurée !Résultat : deux associations homosexuelles montpelliéraines viennent de porter plainte contre Canal+. Une association de parents de handicapés mentaux, l'UNAPEI, attend des excuses de la chaîne. Après avoir, voici quelques mois, mis en rage le ministre de l'immigration Eric Besson, l'équipe de Canal+ affronte cette fois la colère et l'incompréhension de représentants des "minorités".
Ce que personne ne dit sur Frêche...
Pour les médias nationaux, la cause est entendue. Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, est au mieux un gaffeur incurable, au pire un raciste et un antisémite. Et c'est à sa capacité à "régler le cas Frêche", que se mesurera la fidélité du PS aux grands principes de la République.Et si l'on donnait la parole aux défenseurs de l'indéfendable ? Nous avons souhaité inviter Alain Rollat, ancien journaliste au Monde, auteur de "L'assassinat raté de Georges Frêche" (Editions Singulières). ll raconte d'étranges histoires de citations accablantes mais... que personne n'a vraiment entendues. Et il éclaire finalement les raisons pour lesquelles une majorité d'électeurs de la région s'apprêtent à votre pour Frêche. Face à lui, Paul Alliès, responsable socialiste de la région, et adversaire de longue date de Frêche. Entre les deux enfin, Jacqueline Rémy, journaliste, qui vient de publier une enquête très nuancée sur Frêche dans le dernier numéro de Marianne. Nuancée, mais non sans saveur : dans les dernières minutes de l'émission, nous vous recommandons d'éloigner les enfants !
Villepin-Sarkozy : la ligne j@une de la folie ?
Ils se le murmurent entre eux. Ils se répètent, faussement terrifiés, les menaces les plus sanglantes de l'un contre l'autre. La plupart des journalistes politiques français savent bien que la relation Villepin-Sarkozy est irrationnelle, tissée de haine pure. Mais ils ne l'écrivent pas dans leurs journaux. Pas tous. Pas comme ça. Ils y mettent des manières. Ils donnent des exemples. Comment traiter ce sujet impossible, lorsqu'on travaille dans un journal '"qui a une certaine tenue", selon le mot d'une de nos invitées, Judith Waintraub, du Figaro ? Avec elle sur le plateau, Maurice Szafran, directeur de Marianne, affirme que les journalistes en savent cent fois plus que ce qu'ils écrivent. Nous accueillons enfin cette semaine Dominique de Montvalon, ancien directeur de la rédaction du Parisien, et Sylvain Besson, blogueur incisif, et correspondant à Paris du quotidien suisse Le Temps.
Avec les vrais gens, Sarkozy a-t-il franchi la ligne j@une ?
Et si on donnait, pour une fois, la parole aux blogueurs ? TF1 et Nicolas Sarkozy ayant décidé de se passer des journalistes politiques, nous avons décidé de solliciter, pour commenter cette émission... des blogueurs, au détriment aussi, des commentateurs professionnels. Le syndicaliste, l'infirmière, l'agricultrice, ont-ils mieux fait émerger une vérité politique, que ne l'auraient fait des journalistes politiques? Etaient-ils en position de rectifier les quelques erreurs et approximations présidentielles (sur Proglio, la titularisation des contractuels de l'Education nationale, ou la durée de l'indemnisation-chômage) ? Ecoutez les réponses de Hervé Resse, Seb Musset, et Laure Leforestier. Avec eux, Thierry Solère, blogueur et élu, (vice-président UMP du conseil général des Hauts de Seine), un des spécialistes de l'Internet à l'UMP.
Mais quelle ligne j@une a bien pu franchir Peillon ?
Décidément, ils ont du mal à s'y faire. Décidément, les hyper-éditorialistes, hyper-présentateurs, hyper-chroniqueurs qui "tiennent" les grandes chaînes de télévision, ont du mal à admettre que leur piédestal vacille, que leur agenda est contestable (et contesté), leur monopole discuté. La violence de la réaction de Alain Duhamel et Jean-Michel Aphatie face à la défection de Vincent Peillon, sur Canal+, nous a laissés stupéfaits. Si stupéfaits que nous avons souhaité savoir quel nerf avait ainsi été atteint par Peillon.
Gadgets high tech: entre info et promo, quelles lignes j@une
La semaine dernière, il était impossible d'échapper au "Google phone". Cette semaine, les rubriques "High tech" débordent d'échos et d'indiscrétions, vrais ou faux, sur la future "tablette" d'Apple. Depuis longtemps, nous souhaitions savoir qui sont les journalistes qui dévoilent, semaine après semaine, toutes ces merveilles.Les ont-ils déjà seulement tenues en main ? Sont-ils abreuvés de cadeaux par les marques ? Sont-ils divisés en "clans" (les pro-Google contre les pro-Apple) ? Sur notre plateau, trois de ces specimens : Chistophe Alix de Libération, Olivier Levard de TF1 news et Marie-Catherine Beuth, du Figaro. Ils sont accompagnés de notre journaliste Gilles Klein. On y apprendra comment Microsoft a apprivoisé Libé en un seul déjeuner. Qui renvoie, ou ne renvoie pas, les consoles de jeux proposées en "test" par les fabricants aux journalistes. Qui accepte (ou non) les invitations en Californie. Et on touchera du doigt avec effarement le degré d'addiction de Gilles à son iPhone.L'émission est proposée par Daniel Schneidermann, animée par Guy Birenbaum, et déco-réalisée par François Rose.