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Tocqueville, despotisme démocratique
Retrouvez cette vidéo et d'autres ressources, sur http://mediatexte.frTocqueville reprend ici la teneur de la critique que Platon adresse à la démocratie (République, VIII, 557a et sq), mais, contrairement à Platon, non pour la disqualifier, mais pour l'avertir des tendances qui la menacent de l'intérieur. Si pour Platon, la démocratie conduisait toujours à la tyrannie, pour Tocqueville, elle menace toujours d'y basculer. Menace qu'elle doit toujours conjurer. Un texte très actuel, en somme. A rapprocher de la description que donne Nietzsche du "dernier des hommes" (Ainsi parlait Zarathoustra, Prologue).
Nietzsche L'ombre de Dieu
Nietzsche, Gai savoir, III, § 108
Nietzsche, "Dieu est mort !"
Nietzsche, Gai savoir, III, § 125 Sur ce texte fameux, quelques précisions : 1) "Dieu est mort" ne signifie pas seulement que Jésus est mort sur la croix, évidemment... puisque "Dieu demeure mort" (= il n'a pas ressuscité) 2) "Dieu est mort" ne signifie pas non plus seulement que Nietzsche est athée, ou prétend inventer l'athéisme, ou pousser l'athéisme jusqu'à ses conséquences ultimes... En effet, la foule sur le marché est tout aussi athée. L'athéisme précède Nietzsche (cf. L'abbé Meslier, p. ex.) 3) "Dieu est mort" est un constat de Nietzsche : non seulement les hommes ne croient plus en Dieu, mais encore et plus largement : ils ne croient plus à aucune transcendance, car ils ne créent plus de valeurs, ils ne créent plus rien au-dessus d'eux. C'est pourquoi, pour Nietzsche, la mort de Dieu est un évènement aussi terrible qu'ambigu : il n'est la meilleure des choses que s'il permet à l'homme de créer des valeurs au-dessus de lui-même ; mais si rien ne vient remplacer la défunte transcendance, de toutes les choses, il est la pire : le nihilisme du dernier des hommes.
Schopenhauer, Pessimisme
Retrouvez cette vidéo et d'autres ressources, sur http://mediatexte.frSchopenhauer, Le Monde comme volonté et comme représentation, § 58. Fondement du pessimisme : le bonheur n'existe pas ; au mieux, seule existe l'absence de malheur : l'ennui. Ou encore, pour le dire avec les propres propos de Schopenhauer : la vie est comparable à "un pendule qui oscille entre la souffrance et l'ennui". NB : dans ce chapitre-clé, où l'auteur prétend démontrer que le bonheur positif n'existe pas, il dit aussi qu'un tel bonheur existe... Je vous laisse tendre l'oreille...
L'officine où se fabriquent les idéaux
Nietzsche, Généalogie de la morale, I, § 14 Nietzsche invite son lecteur à soupçonner, dans les profondeurs des sous-bassements de la bonne conscience morale, le ressentiment d'où elle naît. Bienvenue dans l'officine où se fabriquent les idéaux judéo-chrétiens et modernes, où la masse grouillante des faibles ourdit ce par quoi ils dominent et empêchent les forts ! Respirez à plein nez la pestilence humide qu'exhale la source de la religion et de la morale... selon Nietzsche. Dédicacé à Fabrice Barnathan !
Epicure, Lettre à Ménécée
Retrouvez cette vidéo et d'autres ressources, sur http://mediatexte.frLettre à Ménécée d'Epicure, où se trouve résumé l'essentiel de ce que nous connaissons de l'éthique épicurienne, à sa fondation. 4 thèses exposées ici lui sont particulières : 1) Nous n'avons rien à craindre des dieux 2) La mort n'est pas à craindre, car elle n'est rien pour nous. 3) Le bonheur est accessible ici et maintenant 4) La souffrance est évitable ou supportable. Epicure appelait ces 4 thèses le "tetrapharmakon", c'est-à-dire : "le quadruple remède"... pour bien vivre ; c'est-à-dire pour pouvoir vivre tout à la fois heureux et vertueux. Pour ce faire, la "Lettre à Ménécée" nous indique la voie d'un calcul des plaisirs, qui produit la modération dans les appétits, et le calme dans l'âme (l'ataraxie), tout à l'opposé de la caricature qu'en ont donné certains de ses adversaires philosophiques. L'épicurisme n'est pas la philosophie de Trimalcion dans le Satyricon de Pétrone, ce n'est pas celle de pourceaux intempérants qui se vautrent dans le luxe et la débauche... mais celle de jouisseurs délicats et prudents.
Alea jacta est !
César franchit le Rubicon, qui constitue la frontière au-delà de laquelle il ne peut emmener ses troupes sans menacer le régime romain. On tient cette scène pour symbolique des moments décisifs dans la conquête du pouvoir. Ici, Plutarque nous en rapporte le récit.
Epicure, Lettre à Ménécée
Retrouvez cette vidéo et d'autres ressources, sur http://mediatexte.fr Lettre à Ménécée d'Epicure, où se trouve résumé l'essentiel de ce que nous connaissons de l'éthique épicurienne, à sa fondation. 4 thèses exposées ici lui sont particulières : 1) Nous n'avons rien à craindre des dieux 2) La mort n'est pas à craindre, car elle n'est rien pour nous. 3) Le bonheur est accessible ici et maintenant 4) La souffrance est évitable ou supportable. Epicure appelait ces 4 thèses le "tetrapharmakon", c'est-à-dire : "le quadruple remède"... pour bien vivre ; c'est-à-dire pour pouvoir vivre tout à la fois heureux et vertueux. Pour ce faire, la "Lettre à Ménécée" nous indique la voie d'un calcul des plaisirs, qui produit la modération dans les appétits, et le calme dans l'âme (l'ataraxie), tout à l'opposé de la caricature qu'en ont donné certains de ses adversaires philosophiques. L'épicurisme n'est pas la philosophie de Trimalcion dans le Satyricon de Pétrone, ce n'est pas celle de pourceaux intempérants qui se vautrent dans le luxe et la débauche... mais celle de jouisseurs délicats et prudents. Dédicace à Jennifer Barège
Péguy : De la raison
Texte de Charles Péguy, écrit en 1901, publié comme préface à un "Cahier" de Jaurès, nommé "Etudes socialistes". Péguy y délimite ce qui relève de la raison et ce qui n'en relève pas, afin que ce qui n'en relève pas ne vienne pas fausser son fonctionnement, et qu'elle n'en vienne pas fausser le fonctionnement. Voix : Olivier Gaiffe
Nietzsche : l'Eternel Retour
Vidéaudiolivre. Nietzsche, Gai savoir, livre IV, § 341, où la pensée de l'éternel retour est posée comme principe de sélection de la vie réussie. Les moments d'éternité valent infiniment plus que tous ces petits bonheurs fugaces qui nourrissent les regrets ; car les seconds, finalement, affaiblissent, quand les premiers justifient l'existence. Spéciale dédicace à Hadrien Arcangeli !
Nietzsche : Stoïcien et épicurien
Vidéaudiolivre. Nietzsche, Gai Savoir, IV, § 306 : stoïcien et épicurien. Description et comparaison de l'éthique stoïcienne et de l'éthique épicurienne par Nietzsche, et circonstances opposées en lesquelles l'une et l'autre de ces deux sensibilités sont plus utiles à la vie. Que l'épicurisme convient mieux à l'homme de connaissance.
Critique de Sénèque par Malebranche
Vidéaudiolivre. Critique rationaliste (et chrétienne, par endroits) de la figure du sage stoïcien, telle que la décrit Sénèque, et telle qu'elle trouve son illustration chez Caton d'Utique, par l'insistance sur la nécessité de la connexion de l'âme avec le corps et par la comparaison de l'orgueil de Caton avec l'humilité de Jésus. Ceci est un coup d'essai, plein d'imperfections : soyez cléments...