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Le foyer Aftam- Brindeau au Havre est le centre de la vie sociale et culturelle de la communauté sénégalaise de la ville. Or la ville, le gestionnaire, la région ne veulent plus d'un foyer près du centre ville. Ils ont concocté un plan de dispersion et de démolition-reconstruction qui supprime presque tous les espaces collectifs du foyer et impose l'uniformisation du logement par "studio autonome". Les résidents résistent et refusent de partir à la date échéance du 31 mai. La communauté sénégalaise entière, mamans, enfants, jeunes, accompagnés de nombreux soutiens et le Copaf ont manifesté à travers la ville le samedi 24 mars 2012 pour dire "Non à la destruction" "Oui à une rénovation organisée en concertation avec les habitants" "Non au coup de force".
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Deux jeunes cinéastes africains, Oumar Ba et Harouna Drabo, ont pris le bus avec les délégués et militants du réseau No-Vox pour couvrir les 2000km de route séparant la capitale du Burkina Faso de la côte pour participer au Forum Social Mondial de Dakar 2011.Le voyage fut chaotique, parfois difficile à vivre pour chacun/e/ de ses participant/e/s.Ce film raconte le trajet, tire quelques éléments de bilan, et montre surtout l'état de la réflexion politique de quelques jeunes militants africains. Ceux-ci sont en effet révoltés par la corruption et la cupidité de leurs élites mais restent sceptiques quant à l'efficacité des méthodes et du type de discours de leurs aînés. Leur regard ironique fait tout le prix de ce film, très mal aimé d'ailleurs tant par l'establishment documentaire que par une partie de ses propres commanditaires. Au spectateur de découvrir et de nous envoyer ses réactions.
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Janvier et février 2011, près de cinq cents militant/e/s et activistes du réseau No Vox ensemble avec d'autres militant/e/s du CADTM Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde et ATTAC, traversent les 2000 km séparant Ouagadougou de la côte atlantique pour assister au Forum Social Mondial de Dakar. Les interventions clefs des participants du réseau "No-Vox" ont lieu pendant l"Assemblée Mondial des Habitants et pendant le forum sur les "Banlieues et Déguerpissements". Ce film tiré des images d'Oumar BA et de Harouna DRABO avec une contribution de Luc NOVALES pour le forum banlieue rendent compte du trajet, de quelques unes de ses difficultés et frustrations, mais aussi de l'immense fierté des participant/e/s d'avoir pu y être et faire entendre leurs voix.
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Le jeudi 1er septembre 2011 a eu lieu une conférence de presse appelé par un ensemble d'organisations, d'associations regroupé dans le collectif "Urgence, un toit!" avant la manifestation nationale qui a eu lieu le samedi 3 septembre entre Sèvres Babylone et Opéra. Ce collectif regroupe les Assistants Sociaux de plusieurs départements, le DAL, Jeudi Noir, la LDH, des représentants des médecins, psychiatres etc. Deux mille participants le samedi 3, et surtout un engagement à continuer la mobilisation contre les coupes dans les budgets d'hébergement d'urgence effectuées par le gouvernement qui refuse d'appliquer les lois garantissant "l'accueil inconditionnel" des personnes en détresse et le relogement, dans les six mois, des familles reconnues prioritaires par les commissions de la loi DALO.Un mobilisation importante, destinée à s'étendre avec la campagne électorale qui s'ouvre...
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Manifestation le samedi 9 juillet 2011, de l'hôtel de ville de Paris au Ministère du Logement avec les salarié/e/s du 115 à Paris soutenus, entre autres, par le DAL, le Part de Gauche, et d'autres formations. Albert Jacquard prend la parole sur le Pont Neuf et Jean-Baptiste Eyraud apporte son soutien devant le Ministère de M. Benoît Apparu.Suite aux coupes dans les budgets d'hébergement de l'Etat, le 115 à Paris se trouve dans l'impossibilité réelle de continuer son travail. Cette manifestation annonce une série d'interventions pour faire respecter la loi (dont l'inconditionnalité de l'hébergement aux sans abris) par l'Etat lui-même.
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Jeudi 18 novembre 2010. L'Adef inaugure leur nouvelle "résidence sociale" pour 122 résidents au 82 rue du Moutier, 93240 Stains. Un mois plus tard, mardi 7 décembre, elle effectue un "contrôle de suroccupation" musclée, avec huissiers, policiers, vigiles et agents de l'Adef qui réveillent tous les résidents brutalement à 6h du matin, demandent les pièces de séjour (illégalement), expulsent les sur-occupants et hébergés (illégalement) et arrêtent les sans-papiers (illégalement). Elle met aussi un filtrage par les vigiles pendant 48 heures (illégal, lui aussi) qui bloque toute visite aux résidents. Ce petit reportage est un "montage" entre deux discours pertinents : celui de Jean Paul Vaillant, directeur général de l'Adef, qui s'épanche largement dans l'auto-félicitation institutionnelle, et ceux des résidents expulsés, appuyés par leurs soutiens de la mairie de Stains, qui protestent contre la violence du traitement qui leur est fait par leur association gestionnaire.
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Version basse qualité (BQ) reportage sur manifestations organisées à Paris par la communauté mauritanienne le 23 et le 24 avril 2011 pour commémorer le début des déportations massives de mauritaniens noirs et les massacres ethniques qui ont démarré le 24 avril 1989. L'ensemble des organisations des mauritaniens exilés réclament un "retour digne de l'ensemble des déportés", y compris ceux qui sont au Mali et ailleurs, une commission "vérité et justice" pour désigner les responsables aux atteintes des droits de l'homme pendant la période 1986-1993, et la réparation aux victimes de ces événements infâmes. Plus jamais ça!
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Le 12 mars 2011 s'est tenue une manifestation unitaire regroupant le DAL, le CNL, l'ACDL, Sud Solidaire, l'UL CGT d'Ile de France, Jeudi Noir, le CLCV, le CAL, la LDH ainsi que le PCF, le Front de Gauche, les Verts et le NPA. La manifestation est partie de la Place de la République pour arriver au Pont Neuf. Elle dénonçait la hausse continue des loyers et des profits spéculatifs dans le logement parisien, réclamait plus de logements sociaux, l'application des lois DALO et de la Réquisition des logements vides. Les militants ont exigé la fin de la politique du logement cher et l'arrêt des expulsions locatives sans relogement digne. A la fin de ce reportage, quelques associations participantes prennent la parole.
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Le 7 février 2011, le conseil municipal de Paris a discuté une modification des règles concernant la prise en charge des familles avec petits enfants très mal logées que la ville est obligée d'héberger à l'hôtel. Des modifications souhaitées par l'équipe du maire visent à économiser de l'argent - sur le dos de familles très pauvres - et sans garantir de processus de relogement pour les victimes. Droit au Logement a organisé un rassemblement devant l'hôtel de ville pour faire sentir son point de vue sur ses mesures mesquines et rétrogrades. Dans le contexte d'une restriction de l'argent disponibles pour s'occuper des mal logés au niveau de tous les conseils généraux, une mobilisation des familles en hôtel doit s'élargir dans les mois qui viennent.
NoeldesDalos
Le 25 décembre 2010 en face de l'entrée du Ministère du Logement, place Solferino, le collectif des familles non relogées DALO a tenu un rassemblement autour d'un arbre de noël et d'une hotte de cadeaux pour les enfants. Depuis le 1er janvier 2008, la loi oblige l'Etat à reloger des personnes ou des familles dont l'état de mal logement est reconnu par une commission départementale. En Ile-de-France, 15 000 familles ont été déclarées aptes à recevoir une offre de relogement des préfectures mais n'ton rien vu venir. Pour protester contre ce scandale d'un Etat républicain qui vote une loi à laquelle il refuse d'obéir, le DAL, l'association Droit au Logement, avec le collectif des familles DALO non relogées, ont organisé une "fête de noël protestataire" en face des bureaux du ministre du logement, Benoist Apparu. Celui-ci a consenti de recevoir une délégation. Le reportage rend compte de l'ambiance et des interventions de l'après-midi.
BasYarda
La troupe de théâtre Bas Yarda a fait deux représentations les matins du 24 et 25 septembre 2010. L'occasion était le Forum Social des Déguerpis (dans tous leurs états) à Ouagadougou, Burkina Faso. Cette manière de démarrer des journées de débats et d'échanges parlés a rencontré un vif succès auprès du public.
ATTbougou
Le quartier d'ATTbougou se situe sur la route de Sikasso, juste à la sortie de la ville à quelques pas d'un gros panneau publicitaire : "Merci, ATT, pour les logements sociaux".500 ha de petits pavillons identiques alignées à perte de vue sont prévues à cet emplacement stratégique à côté du stade du 26 mars. Seul problème. Le terrain est déjà occupé, par des paysans, des cultivateurs, des résidents, des propriétaires qui ont acheté des parcelles des chefs coutumiers comme la loi leur permettent. Donc expropriations par la force, des bulldozers protégés par la police raclent le terrain, détruisent les vergers et les récoltes. Un projet "à utilité publique", les victimes eux parlent plutôt "d'utilité politique" au cas où le président bien aimé serait tenté par un troisième mandat. L'association des habitants et des expropriés se bat pour les droits de ses adhérents dans le cadre de l'Union des Associations et Coordinations d'associations pour le Développement et la Défense des Droits des Démunis (UACDDDD) et le réseau No-Vox. Ce tournage du 20 septembre 2010 transmet des témoignages sur la brutalité des effets, la nullité du logement produit, et la résistance des habitants.
Djicoroni
Depuis les années 80, les 500 adhérents de l'Association des jardiniers malades et handicapés de la lèpre de Djicoroni-Para gagnent leur vie en cultivant 6ha de terre pas loin des quartiers administratifs de Bamako au Mali. Cette terre a été donnée par Moussa Traoré et protégé par Alpha Konaré. Mais lorsque l'actuel président est arrivé au pouvoir, les règles du jeu ont changé. Une Agence de Cessions Immobilières a commencé à restructurer le quartier et des terres du jardin ont déjà été grignoté. Un champ de 24ha a été promis comme remplacement dans le quartier de Kalabanbougou. Aujourd'hui, grâce à la cupidité, l'avarice et la malhonnêté de certains individus, parfois bien placés, les 500 jardiniers de l'association se trouvent sans rien, sans les 50 parcelles qui leur a été promis à Djicoroni, et sans usage des 24ha à Kalabanbougou. Leur lutte pour la justice et le respect des engagements continue au sein de l'Union (UACDDD) et No-vox
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Le 8 novembre 2010 à côté de l'Assemblée nationale, un rassemblement a eu lieu pour protester contre l'article 32 ter 1 de la Loi d'Orientation et de Programmation pour le Perfectionnement de la Sécurité Intérieure (LOPPSI2) présentée par Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, le 23 au 26 novembre.Cet article permettra aux préfets d'expulser et de saisir les biens de toute personne occupant un terrain vide même avec l'autorisation de son propriétaire sur seule décision du préfet. Un débat contradictoire devant la justice ne sera plus obligatoire.Pris dans une volonté durable de limiter les pouvoirs de la justice, de renforcer les pouvoirs de la police et de l'administration, tout en accompagnant une baisse continue des investissements de l'Etat dans le logement social, cet article préfigure une guerre contre les pauvres et les précaires. Une quarantaine d'associations et de mouvements politiques ont participé au rassemblement autour d'une yourte construire place Edouard Herriot à côté de l'Assemblée.
Savalibougou
Le quartier de Savalibougou se situe entre le centre-ville de Bamako et l'aéroport, à côté du Parc des Expositions. Un plan de réaménagement de ce "quartier spontané" situé dans une zone stratégique de la ville est annoncé depuis 1987. En 1994 la Cour Suprême a interdit toute action sans concertation et relogement convenable des habitants. Mais en 2002, le maire de la commune protégé par le gouverneur et la police a fait procéder à la destruction au bulldozer de tout un pan du quartier. Aujourd'hui les habitants sont regroupés dans l'Association des Habitants de Savalibougou Est, au sein de l'Union (Union des Associations et Coordinations d'associations pour le Développement et la Défense des Droits des Démunis) pour réclamer justice et pour exiger la répartition à leur bénéfice du terrain. Le groupe images No-Vox a profité du Forum des Déguerpis en septembre 2010 pour rendre visite au terrain et tourner ce compte rendu.
CAB
Le 28 septembre 2010, une délégation du réseau international No-Vox a été accueillie par la CAB, Coordination des Associations de Boulmiougou. Ces associations luttent contre la destruction de leurs villages, de leurs terres agricoles et contre leur expulsion des terrains qu'ils occupent depuis de nombreuses années. En principe, chaque foyer de l'ancien village devait recevoir une parcelle du nouveau quartier pour y construire une maison. Mais face à la montée du prix du terrain à côté des quartiers riches de la ville de Ouagadougou, les spéculateurs, accapareurs, promoteurs et politiciens complices refusent de prendre en compte les gens vivant sur le terrain. Pour l'argent, la seule arme c'est le bulldozer, même au mépris des droits fondamentaux des habitants ou de la constitution du pays. La CAB permet aux gens de s'organiser, de s'informer et de lutter.Par ailleurs, les femmes de Boulmiougou se sont organisées en coopérative et fabriquent des produits, lait, crème, savon, à partir du karité. Ce petit reportage rend compte de cette activité et encourage l'achat.
Namangd Zanga
A Ouagadougou de nombreux quartiers traditionnels, où les gens vivent depuis longtemps sur des terrains cédés par les chefs communautaires, sont soumis aux pressions des spéculateurs, promoteurs, et politiciens corrompus. A Nagrin, l'association Namangd Zanga lutte pour la reconnaissance de 2149 familles qui n'arrivent pas à obtenir une parcelle de terre pour remplacer leurs maisons destinée à la destruction dans les opérations immobilières à venir. Des délégués du Québec, du Japon, du Brésil, de Mali, Togo et de la France ont assisté à une présentation de la situation par les militants de l'association et à une fête introductive mettant en avant l'énergie et la vitalité des enfants. Une rencontre de joie, de lutte et d'espérance.
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Le 30 sept 2010 une délégation de représentants du réseau no-vox international (Québec, France, Mali, Togo, Brésil, Japon) a été reçue par l'association ABHAB, Association pour le Bien-être des Habitants de Balkuy. Balkuy est un village dans le périmètre de la capitale, Ouagadougou et est situé non loin du nouveau quartier Ouaga 2000. Le terrain a été l'objet d'une répartition en parcelles et les 849 foyers habitant les lieux attendent toujours l'attribution des leurs. Entretemps, des parcelles sont vendues, cédées, achetées, échangées avec de fortes complicités entre des promoteurs peu scrupuleux et des politiciens vendus. La lutte de l'ABHAB est représentative de la lutte dans de nombreuses villes africaines contre les effets de la spéculation et pour un droit au logement digne pour tous.
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Le 9 septembre 2010 s'est tenu un rassemblement devant le Sénat. Les sénateurs discutaient la loi d'orientation pour la programmation et le perfectionnement de la sécurité intérieure, et notamment quelques amendements permettant aux préfets d'expulser et de pénaliser, sans décision de justice, l'occupation de terrains ou de locaux. Sont ainsi criminalisés toute tentative de squat ou de construction d'un habitat précaire. Sont aussi criminalisés les étrangers, les Roms, les jeunes, et les sans logis et mal logés. Ont pris la parole, JB Eyraud (Droit au Logement), Alima Boumédiene-Thiery (Verts) un représentant de Jeudi Noir, de la Voix des Roms et Nicole Rein, avocate. La mobilisation continuera et il faudra l'amplifier.
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Le 11 août 2010, la CSP 75 (Coordination des Sans Papiers) a organisé une première manifestation pour la régularisation suite à leur évacuation du local 14 rue Baudelique qu'ils avaient occupé depuis juillet dernier. C'était une première occasion pour montrer, en plein milieu des vacances de l'été, que la mobilisation des sans papiers continue, que la demande auprès de la Ville de Paris pour un local d'accueil est toujours pressante, et que les quelques 300 dossiers promis à l'examen par la Préfecture ne mettent pas fin à la lutte.