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Hommage à Roger Gicquel (avec Félix Leclerc)
Un extrait de l'émission "Vagabondages", tournée à l'île d'Orléans (Québec) en 1985. L'auteur en était Roger Gicquel, qui vient de nous quitter, et le sujet principal Félix Leclerc (1914-1988). Cette émission fut la dernière de la série, interrompue sans préavis : la chaîne française qui la diffusait s'apprêtait à entrer dans l'ère des pétomanes. Pour ceux qui savent se souvenir...Plusieurs autres extraits de cette émission ici notamment :http://www.dailymotion.com/video/x1kjv0_f%C3%A9lix-leclerc-et-ses-amis-l-h%C3%A9ritag_music
Louis de Funès : le Gendarme en noir et blanc
« LE GENDARME DE SAINT-TROPEZ » Film de Jean Girault (1964). Adaptation et dialogues : Jacques Vilfrid. Musique : Raymond Lefebvre et Paul Mauriat. Le maréchal des logis Cruchot (Louis de Funès), qui traque les voleurs de poules dans un village des Hautes-Alpes et vit seul avec sa fille (Geneviève Grad), est nommé maréchal des logis-chef. Muté à Saint-Tropez, il va mener ses subordonnés à la baguette, tout en se soumettant avec servilité à son chef de brigade. Plus personne n’ignore rien des aventures qui s’ensuivront… Le succès du film (près de huit millions d’entrées) suscita d’autres épisodes, de qualité inégale, tous signés de Jean Girault : « Le Gendarme à New York » (1965), « Le Gendarme se marie » (1968), « Le Gendarme en balade » (1970), « Le Gendarme et les extra-terrestres » (1979) et « Le Gendarme et les gendarmettes » (1982). Cette séquence du tout début a été tournée en noir et blanc. Le générique et la couleur n’arrivent qu’ensuite, à Saint-Tropez (la partie tropézienne et les épisodes suivants ont fait l’objet de nombreuses mises en ligne sur Dailymotion).
"La Chasse à l'homme" - Audiard/Blier/Serrault
Film franco-italien d’Edouard Molinaro (1964). Scénario : Michel Audiard et France Roche. Dialogues : Michel Audiard. Musique : Michel Magne. Un film à sketches – formule en vogue dans les années 60 – sur le thème de la chasse aux célibataires, riches et séduisants de préférence, à laquelle peuvent se livrer certaines femmes. Les deux gibiers de cette histoire sont Antoine (Jean-Claude Brialy) et son ami Lucien (Claude Rich). De sketch en sketch, ils essaieront de parer les coups de fusil de Françoise Dorléac, Marie Laforêt, Mireille Darc, Hélène Duc. La rencontre avec une victime prise au piège (Jean-Paul Belmondo) les confortera dans leur vocation de célibataires, mais ils finiront par succomber. Dans cette séquence, festival de répliques audiardiennes, où se retrouvent plusieurs acteurs fétiches du dialoguiste, Lucien est piégé à son tour par sa jeune secrétaire (Catherine Deneuve), qui évince la maîtresse en titre (Micheline Presle). Deux furieux interviennent dans la battue : Bernard Blier, père de l’une, et Michel Serrault, mari de l’autre. Avec également Marie Dubois, Bernadette Lafont, Tanya Lopert, Francis Blanche, Jacques Dynam, Noël Roquevert. Ce sketch, véritable scène de vaudeville, ne pouvait être présenté qu’entier, malgré quelques périodes de baisse de rythme.
"Les âmes grises" - Villeret/Marielle
Film d’Yves Angelo (2004), d’après le roman de Philippe Claudel, prix Renaudot 2003. Dans un village proche du front, en 1917. Une fillette est assassinée au bord d’un canal. Le meurtrier est le procureur Destinat (Jean-Pierre Marielle), châtelain du lieu, et beaucoup le devinent. Mais le juge Mierck (Jacques Villeret), qui souffre du mépris du magistrat, oriente son instruction vers deux déserteurs, avec une mauvaise foi opiniâtre… L’intérêt de ce film réside dans l’ambiguïté des personnages, ni anges – il s’en faut – ni démons. Des âmes grises. De sorte qu’on finira par conclure qu’il y a plusieurs coupables pour une victime et plusieurs victimes pour un coupable. Mais ce parti-pris de nuance et de dilution des caractères nous fait passer à côté d’une véritable confrontation entre les deux mastodontes de la distribution, hormis dans quelques courtes scènes, dont celle-ci. Marielle et Villeret sont entourés notamment de Denis Podalydès, Marina Hands et Agnès Sourdillon. L’avant-dernier rôle de Jacques Villeret. Son dernier film est « Les Parrains » (Frédéric Forestier), tourné immédiatement après celui-là. Les deux sont sortis en salle à l’automne 2005, après la disparition de l’acteur, décédé le 28 janvier.
Lucky Blondo - "Homme tranquille"
« HOMME TRANQUILLE » (1979).Chanté par Lucky Blondo (né en 1944). Paroles et musique de Pierre Bachelet.(Bande originale de la série télévisée d’Antenne 2 « Pour tout l’or du Transvaal »).
Marcel Amont - "Le Rapide blanc"
« LE RAPIDE BLANC » (1960).Chanté par Marcel Amont (né en 1929).Paroles d’Eddy Marnay, musique d’Emil Stern.
Jean Ferrat - "Les belles étrangères"
« LES BELLES ÉTRANGÈRES » (1965).Chanté par Jean Ferrat (1930-2010).Paroles de Michel Senlis, musique de l’interprète.
Jean-Michel Caradec - "La ballade de Mc Donald"
« LA BALLADE DE Mc DONALD » (1975). Chanté par Jean-Michel Caradec (1946-1981). Paroles et musique de l’interprète.
Giani Esposito - "Le Clown"
« LE CLOWN » (1957). Chanté par Giani Esposito (1930-1974). Paroles et musique de l’interprète.
Georges Chelon - "Merci que ce soit nous"
« MERCI QUE CE SOIT NOUS » (1970).Chanté par Georges Chelon (né en 1943).Paroles et musique de l’interprète.
Colette Magny - "Melocoton"
« MELOCOTON » (1964). Chanté par Colette Magny (1926-1997). Paroles et musique de l’interprète.
Jacques Debronckart - "Adelaïde"
« ADÉLAÏDE » (1965). Chanté par Jacques Debronckart (1934-1983). Paroles et musique de l’interprète.
"Les Cavaliers" - John Wayne / John Ford
Film américain de John Ford (1959) VF. Titre original : « The Horse Soldiers ». Musique : David Buttolph. Pendant la guerre de Sécession, en 1863. Un régiment de cavalerie des armées de l’Union, commandé par le colonel John Marlowe (John Wayne), s’enfonce en territoire sudiste pour détruire un important nœud de communications qui assure le ravitaillement des Confédérés. Un chirurgien, le major Henry Kendall (William Holden) accompagne la troupe ; son caractère et celui du colonel s’opposent souvent. Dès le début du raid, au cours d’un bivouac dans une plantation, le plan de marche est surpris par la jeune et jolie propriétaire, Hannah Hunter (Constance Towers), qu’on est contraint d’emmener. Les relations entre la prisonnière et Marlowe seront orageuses mais finiront par une déclaration d’amour, à l’issue d’un ultime combat… Montage de plusieurs séquences caractéristiques de ce grand film. Le parti pris nordiste de John Ford est compensé par l’illustration du courage sudiste. John Wayne est doublé par Claude Bertrand (et non par Raymond Loyer, son doubleur habituel), un comédien au talent multiforme, qui lui a également prêté sa voix dans « Alamo » et « Le Jour le plus long ». William Holden est doublé par Jean Martinelli et Constance Towers par Martine Sarcey. On ne rend pas assez hommage aux doubleurs, indispensables au succès international des films mais pourtant grands oubliés des génériques.
Babette s'en va-t-en guerre
Film de Christian-Jaque (1959). Scénario : Gérard Oury. Dialogues : Michel Audiard. Musique : Gilbert Bécaud. Babette (Brigitte Bardot), une jeune fille un peu naïve, s’embarque pour l’Angleterre lors de la débâcle de juin 1940. Elle est recrutée par les services de la France libre et s’éprend d’un séduisant officier, le lieutenant Gérard de Crécy-Lozère (Jacques Charrier). Tous deux sont chargés d’une mission en France : enlever le général von Arenberg (Hans Messemer), concepteur du projet d’invasion de l’Angleterre, de manière qu’on croie qu’il a déserté. Ainsi l’état-major allemand devra-t-il changer tous ses plans. Babette tombe par hasard dans les filets du chef de la Gestapo, l'obersturmfürher Schulz (Francis Blanche), qui soupçonne Arenberg de trahir. Schulz confie à son tour une mission à Babette : séduire et confondre le général. Il arrange pour cela une rencontre fortuite, et tout se passe comme prévu, à l’avantage, en réalité, des agents de Londres. La production n’avait pas imaginé que Francis Blanche partagerait à ce point la vedette avec Brigitte Bardot, dans ce rôle burlesque et inquiétant de « Papa Schulz » qui crève l’écran. Inconvénient subséquent : pendant plusieurs années, on ne proposa plus au comédien et fantaisiste que des personnages de gestapiste borné, et il succomba une ou deux fois, dans des farces dont il ne reste rien. Pour l’anecdote, la famille ducale d’Arenberg prit très mal la coïncidence de noms, et on frôla le procès. Avec, dans cette séquence : Pierre Bertin (le duc de Crécy-Lozère), Viviane Gosset (la duchesse), Jean Carmet, Charles Bouillaud et Philippe Clair (les trois résistants), Gunter Meisner (l’un des deux hommes de main de Schulz, qui interpréta Hitler et… sa sœur dans le film de Gérard Oury « L’as des as », en 1982, avec Jean-Paul Belmondo).
"Pain et chocolat" - Nino Manfredi
Film italien de Franco Brusati (1974) VF. Titre original : « Pane e cioccolata ». Scénario de Franco Brusati et Nino Manfredi. Une tragi-comédie de la grande époque du cinéma comique italien. Nino Garofoli (Nino Manfredi) vit de boulots misérables dans une ville suisse, parmi d’autres immigrés italiens tout aussi démunis matériellement et moralement. Par un dimanche de printemps, il s’accorde une détente dans un parc, mais une mauvaise surprise l’attend, et ce ne sera pas la dernière… La séquence, qui se passe de description (et qui aurait assurément gagné à rester en version originale), donne le ton du film : le drame y côtoie sans cesse le rire. Ces comédies italiennes des années 70, dans lesquelles s’illustraient Vittorio Gassman, Nino Manfredi, Ugo Tognazzi, Alberto Sordi, étaient drôles et cruelles et manifestaient un sens aigu de l’autodérision.
Johnny Hallyday - "Tu peux la prendre"
Paroles d’André Salvet et Lucien Morisse, musique de Bill Cook (1961). Titre original : « You can have her ». Egalement chanté par Richard Anthony.
Johnny Hallyday - "Les guitares jouent"
Paroles de Georges Aber, musique de Lee Hazlewood (1964). Titre original : « Surfin hootenanny ».
La Bataille d'Angleterre
Film anglais de Guy Hamilton (1969) VF. Titre original : « Battle of Britain ». Musique : Ron Goodwin et William Walton. Le 30 juillet 1940, la France étant hors de combat depuis un mois et demi, le chef de l’aviation allemande, Hermann Göring, lance une grande offensive aérienne contre l’Angleterre. Pour que l’invasion que projette Hitler ait une chance de réussir, il faut que les Allemands obtiennent la maîtrise du ciel. Les pilotes de chasse de la RAF vont se battre à un contre quatre, traquant sans relâche les bombardiers qui pilonnent Londres et les aérodromes. Le sort des armes reste indécis jusqu’à la fin septembre. Puis l’enthousiasme des aviateurs allemands fait place au deuil et au découragement. Début octobre, la bataille d’Angleterre est perdue pour la Luftwaffe. Le 12, Hitler renonce à ses plans d’invasion. Churchill déclare : « Jamais, dans le champ des conflits humains, autant d’hommes n’ont eu une telle dette à l'égard de si peu. » La reconstitution historique est d’envergure et les scènes de combat sont très réalistes, malgré l’emploi de maquettes. Les modèles d’avions utilisés en grand nombre sont assez proches des appareils d'époque ; en 1969, c’était déjà une performance. Acteurs de cette séquence, la dernière du film : sir Laurence Olivier (maréchal de l’air Dowding), Trevor Howard (vice-maréchal Park), Michael Redgrave (vice-maréchal Evill), Edward Fox (un des pilotes anglais), Hein Riess (Göring). La distribution comprend aussi Michael Caine, Christopher Plummer, Curd Jürgens et Kenneth More.
"Opération Lady Marlène" - Lamoureux/Serrault
Film de Robert Lamoureux (1974). En 1941 à Paris. Paulo (Michel Serrault) cambriole les appartements pendant les alertes ; Clovis (Bernard Menez) assomme facilement les gens, surtout s’ils ont des sympathies pour la collaboration. Un réseau de Résistance les charge de voler les plans d’un projet de débarquement allemand en Angleterre, dénommé « Opération Lady Marlène ». Ils y parviennent, non sans de nombreux dégâts collatéraux. Une comédie très enlevée, dans la veine de la série des « 7ème Compagnie ». Exemple de réplique, lorsque le général commandant le réseau (Robert Lamoureux) confie la mission à son adjoint (Pierre Tornade), celui-ci répond, sceptique : « Si les Allemands avaient voulu envahir l’Angleterre, ils l’auraient fait plus tôt, par exemple à Dunkerque. Vu le bordel qu’il y avait, ils auraient pu embarquer avec les Anglais, personne ne s’en serait aperçu. » La distribution compte aussi Paul Mercey, Jacques Balutin, Jackie Sardou, Robert Rollis, Jacques Marin, Grosso et Modo, Mary Marquet. Dans cette scène du début, au cours de laquelle Paulo rencontre Clovis dans le métro, figurent Maurice Risch (le soldat coincé), André Dumas (le curé), Gino de Rouch (un policier allemand), Bernard Musson (le chef de rame), André Thorent, Max Desrau, Jacques Dhéry et Marcel Gassouk (les passagers).
"Le ciel est à vous" - Vanel/Renaud/Grémillon
Film de Jean Grémillon (1943). Scénario : Albert Valentin. Adaptation et dialogues : Charles Spaak. Le garagiste Pierre Gauthier (Charles Vanel), ancien mécanicien de Guynemer, consacre tous ses loisirs à l’aviation, une passion que sa femme, Thérèse (Madeleine Renaud), ne partage pas du tout. Pierre se laisse convaincre de ne plus se consacrer qu’à son métier et à sa famille. Mais un baptême de l’air imprévu vient balayer les préventions de Thérèse, qui apprend à son tour à piloter et se lance dans la préparation d’un grand raid… Avec Léonce Corne (le Dr Maulette, pilote du biplan Caudron « Luciole »), Albert Rémy (Marcel) et Pierre Leproux (Camille, mécanicien de l’aéroclub). Les scènes aériennes ont été tournées au Bourget, à Lyon-Bron et à Moret-sur-Loing. On a voulu voir dans ce film un hommage à l’Aviation populaire, idée du Front du même nom qui, à partir de 1936, a permis une démocratisation large et durable du pilotage. Mais, en 1943, la promotion du Front populaire n’était plus de saison. Il s’agissait surtout de célébrer la gloire des ailes françaises malgré la censure allemande. On a aussi cherché des modèles du côté des aviatrices françaises les plus fameuses, Maryse Bastié, Adrienne Bolland, Maryse Hilsz, Hélène Boucher. En fait, Grémillon s’est inspiré de l’histoire d’Andrée Dupeyron, femme d’un garagiste de Mont-de-Marsan, qui battit, en 1938, le record féminin mondial de vol en ligne droite entre Oran et Tel El Aham, en Irak (4 360 km). [A moins d'une canicule, Madeleine Renaud n'aurait pas voltigé à bord d'un avion découvert vêtue d'une simple robe de coton. Ou elle serait revenue au sol frigorifiée.]Un peu de publicité pour cette autre mise en ligne :http://www.dailymotion.com/video/x550q0_extrait-le-ciel-est-a-vous-de-gremi_shortfilms