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Vidéomaton "La Culture à l'Hôpital" - Congrès 2011 de la FEHAP à Lyon
Lors du Congrès 2011 de la FEHAP à Lyon, les professionnels de la santé, du social et du médico-social ont accepté de donner leur vision de la Culture à l'Hôpital dans la cabine du vidéomaton (sur le principe du photomaton, mais en vidéo). La Culture à l’hôpital est-elle un supplément d’âme, une distraction, une thérapie ? La culture à l’hôpital est-elle du travail en plus ? De l’énergie en plus ? De la culture en trop ? Dans ces vidéomatons, chacun prend le risque d’une parole en images, et livre sa sensibilité, son expérience, ses ressentis. Ces témoignages sont artistiquement entremêlés, se répondent, et interpellent par la diversité des questions posées.
Monique Pigenet, Présidente d'un Conseil de Vie Sociale
"La loi 2002-2 a permis une amélioration des possibilités d’expression des usagers et de leurs familles"En 10 ans d’expérience sur le terrain suite à l’entrée en institution de son époux, Monique Pigenet constate une très nette amélioration dans la prise en charge et les possibilités d’expression des familles et des usagers. En théorie, le choix de l’usager est libre et respecté, mais il est libre dans un cadre qui est très rigide. C’est le cadre d’une collectivité qui est obligatoirement liée à des règles et ces règles sont quand même très difficiles. Donc la liberté ne peut s’exprimer que très modérément.
Yves-Jean Dupuis : Directeur général de la FEHAP
"La loi 2002-2 acte la reconnaissance officielle de l’usager dans l’organisation"De nombreuses structures, parce qu’elles sont nées de la vie de la cité avaient intégré les usagers dans leur organisation. Grâce à la loi de 2002, il n’est plus possible d’ignorer que l’Institution travaille au bénéfice de l’usager. La loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires » (HPST) a introduit les notions de transversalité de la prise en charge de la population et de parcours de soins. Il est important que cette loi de 2002 évolue pour que la prochaine législation intègre bien cette notion de parcours de soins. L’usager doit bénéficier d’une prise en charge correcte tout au long de son parcours (hébergement, soin et accompagnement). Ce droit devra être respecté à chaque échelon de la chaîne.
Dominique Gillot, Secrétaire d’État en 2002
La loi 2002-2 : " Un vote unanime !" La loi du 2 janvier 2002 est l’expression de la volonté politique qui s’exprimait au gouvernement à cette époque : lutter contre toutes les exclusions, toutes les discriminations et garantir les droits fondamentaux à chacun quelle que soit sa singularité ou sa différence, à la suite de plusieurs autres textes essentiels. Avant d’avoir un nouveau geste législatif, je souhaiterais aussi qu’on ait une analyse précise de l’application de la loi et de ses effets dans la situation actuelle, sachant que la situation économique n’est plus la même que celle de 2002 et que les effets de la pauvreté et de l’exclusion sociale sont beaucoup plus importants aujourd’hui qu’en 2002.
Patrick Gohet : Directeur général de l’UNAPEI en 2002
"La loi du 2 janvier 2002 résulte de l’unité et de la réflexion commune du mouvement associatif "La personne handicapée doit être actrice de son propre destin, en tant que sujet de droit. L’établissement doit permettre l’éclosion de cette autonomie au moyen d’une réelle participation. La société française est en crise. C’est donc une période difficile mais cela peut être aussi une formidable occasion de rebondir et de progresser. Faisons des lois non pas de circonstance, mais de société !
Jean-François Bauduret, Rédacteur de la loi en 2002
"La loi du 2 janvier 2002 a permis l’unification des dispositifs" La loi du 2 janvier a introduit, en amont de la définition des établissements et services sociaux et médico-sociaux, un dispositif plus générique sur les missions générales de l’action sociale et médico-sociale, que cette action se formalise en établissements et services ou d’une autre manière. Le texte s’est efforcé de prévoir toutes les dimensions, composantes ou paramètres, qui pouvaient qualifier, de manière générique, l’action sociale ou médico-sociale… S’il fallait refonder le droit des usagers en le décloisonnant des secteurs sanitaire et médico-social, on ne pourrait éviter la constitution d’un tronc commun au sanitaire, au social et médico-social.
Sylviane Léger : Directrice Générale de l’action sociale en 2002
"Cette loi a permis de faire s’exprimer la parole de l’usager"La préoccupation de la place de l’usager en tant que pivot de l’organisation des institutions a été au cœur des conversations et des travaux sur la loi 2002-2. S’il fallait creuser le sillon de la loi 2002-2, ce serait peut-être dans le souci de la fluidité des parcours des personnes. Le dialogue entre les professionnels, entre ceux qui sont responsables d’une prise en charge institutionnelle, d’une prise en charge à domicile ou d’un suivi en ville, tous ceux-ci devraient pouvoir faire l’objet d’un travail très approfondi de dialogue et de lien.
Paulette Guinchard : Secrétaire d’État en 2002
"La loi du 2 janvier 2002 a ouvert le premier débat sur l’action des institutions médico-sociales"Si la loi était votée aujourd’hui, elle ne le serait peut-être plus de la même façon. Je pense qu’un film comme Intouchable, nous oblige à regarder la réalité. Les enjeux, pour modifier le regard, relèvent de la formation de l’ensemble du personnel qui intervient auprès de ces personnes. L’enjeu est également de savoir comment aider ces personnes à appréhender les capacités qu’elles ont en elles, malgré les difficultés. Je pense que le vrai changement est dans le regard, voir que la personne est capable. Si la loi était à refaire, aujourd’hui, une chose mériterait d’être adaptée, développée ou regardée et mise en place différemment : le conseil de la vie sociale.
Antoine Dubout, Président de la FEHAP
"La loi du 2 janvier 2002, une réponse aux attentes fortes de la société"Pour les adhérents de la FEHAP, la place de l’usager est quasi consubstantielle à nos établissements. Il faut que les structures, leur gouvernance, leur conseil d’administration s’interrogent régulièrement sur la manière dont ils sont à l’écoute des usagers et de leurs familles. La loi de 2002 définit un objectif permanent, un objectif à long terme dans le projet stratégique des établissements. Toute nouvelle loi qui ferait porter le droit des usagers, des patients, de la famille ou des accompagnants sur l’ensemble du champ de la protection sociale remporterait l’adhésion totale de la fédération.