Résistance
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Les cinq martyrs du lycée Buffon
LES TEXTES DE LEURS LETTRES DITS PAR DES LYCEENSIl n’y a pas que Guy Môquet qui ait écrit à ses proches une lettre d’adieu belle et émouvante avant d'être fusillé. Des dizaines de jeunes martyrs de la Résistance l'ont fait. Cinq élèves du lycée Buffon, à Paris, fusillés le 8 février 1943, sont allés au bout de leur engagement de résistants, en nous léguant un message de courage et d’espoir qu’il est difficile d’évoquer sans émotion.La polémique à laquelle a donné lieu la recommandation présidentielle de lire dans les salles de classe la dernière lettre de Guy Môquet est malheureuse. En tout cas, elle révèle le chemin parcouru, en France, depuis que les "Hussards noirs" de la République exaltaient devant leurs élèves l'héroïsme résistant et les valeurs patriotiques. Les enseignants devraient bien se rappeler aussi les noms des professeurs résistants de Buffon, déportés ou fusillés : Raymond Burgard, Jacques Cahen, Guy Iliovici, Alfred Peron, Henri Vachel, André Vattier, Paul Vieille, Henri Zivy.Faut-il laisser oublier des adolescents qui ont donné leur vie sans hésiter, dans le combat pour la France et contre les nazis, et qui sont partis au peloton en chantant ? Certainement pas. Leurs visages, leurs mots, leur exemple doivent demeurer vivants. Si les classes ne sont plus ces lieux d'élévation civique d'autrefois, c'est à chaque citoyen, se considérant comme tel, d'entretenir le souvenir.[A Daniela-Lucie et Yvon62100, qui ont déjà bien œuvré ici pour ce travail de mémoire.]http://www.dailymotion.com/yvon62100/video/x20akq_lettre-de-guy-moquethttp://www.dailymotion.com/daniela-lucie/video/x20ldk_lechantdespartisans-1943
La ligne de démarcation - Chabrol (2)
Film de Claude Chabrol (1966). Scénario du colonel Rémy, d’après son livre. Cameraman : Claude Zidi. Musique : Pierre Jansen (et Concerto pour clarinette, opus 73, de Carl-Maria von Weber).Un village du Jura, traversé par la ligne de démarcation entre zone libre et zone occupée. Un résistant, détenteur de lourds secrets (Jacques Perrin), a été grièvement blessé par des balles allemandes. Le chirurgien qui l’a opéré à l’hôpital (Daniel Gélin) tente d’abord de le soustraire à un interrogatoire, puis il prête la main à une audacieuse évasion organisée par un agent anglais (Claude Léveillée). Le soir, deux hommes de la Gestapo (Jean-Louis Maury et Paul Gégauff) se présentent chez le chirurgien, qui bavarde avec sa femme (Stéphane Audran)...Le film romance largement le livre que le colonel Rémy a consacré à l’activité héroïque des passeurs de la ligne de démarcation. Paul Gégauff, qui interprète le policier muet, était aussi réalisateur et scénariste (notamment le scénario et les dialogues de "Plein Soleil", René Clément, 1960). Jusqu’à sa mort en 1983 (assassiné par sa femme), il fut l’un des plus proches complices de Chabrol, ainsi que Jean-Louis Maury, qui joue l'autre policier, glaçant de réalisme. Claude Léveillée est un chanteur québécois, dont on peut apprécier le talent ici :http://www.dailymotion.com/relevance/search/l%C3%A9veill%C3%A9e/video/x1kjuk_felix-leclerc-chante-par-leveillee_musicLa distribution compte aussi Maurice Ronet, Jean Seberg, Jean Yanne, Noël Roquevert, Mario David, Roger Dumas, René Havard, Claude Berri, Reinhardt Koldehoff.Deux excellentes séquences de ce film ont été mises en ligne par Richardanthony. Ici :http://www.dailymotion.com/relevance/search/la+ligne+de+d%C3%A9marcation/video/xmnfo_la-ligne-de-demarcation-noel-roquev_fun
La Ligne de démarcation - Chabrol (1)
Film de Claude Chabrol (1966). Scénario du colonel Rémy, d’après son livre. Cameraman : Claude Zidi. Musique : Pierre Jansen. Un village du Jura, traversé par la ligne de démarcation entre zone libre et zone occupée. Le capitaine Pierre de Damville (Maurice Ronet), qui rentre chez lui, infirme et désabusé, après avoir été blessé pendant la campagne de France, traite à sa manière un feldwebel arrogant et borné (Rudy Lenoir)… Le film romance largement le livre que le colonel Rémy a consacré à l’activité héroïque des passeurs de la ligne de démarcation. La distribution compte aussi Daniel Gélin, Stéphane Audran (femme de Claude Chabrol), Jean Seberg, Jean Yanne, Noël Roquevert, Mario David, Roger Dumas, René Havard, Claude Berri, Jacques Perrin, Claude Léveillée, Reinhardt Koldehoff et naturellement Dominique Zardi et Henri Attal (qui ont raté très peu des films de Chabrol). Deux excellentes séquences de ce film ont été mises en ligne par Richardanthony. Ici : http://www.dailymotion.com/relevance/search/la+ligne+de+d%C3%A9marcation/video/xmnfo_la-ligne-de-demarcation-noel-roquev_fun
Lettre de Guy Môquet
Nicolas Sarkozy demandera au futur ministre de l'éducation national de faire lire dans les lycées et collèges de France à chaque nouvelle rentrée scolaire cette ultime lettre de Guy Môquet. Après avoir entendu cette jeune lycéenne lire cette lettre ce 16 mai au Bois de Boulogne,j'ai voulu à ma façon perpétuer la mémoire de ce jeune résistant et à tous ceux qui sont tombés pour la liberté ,pour ne pas oublier que toutes ces personnes sont mortes pour qu'aujourd'hui nous puissions vivre ce qu'est la liberté,qu'eux n'ont pas eu le temps de connaître. Si vous désirez un complément de cette époque,il suffit de cliquez sur ce lien qui vous ménera au très beau chant des partisans (Chez Daniela-Lucie) : http://www.dailymotion.com/daniela-lucie/video/x20ldk_lechantdespartisans-1943 Chez Jean alias RioBravo,vous trouverez le témoignage et dernières lettres de cinq martyrs du lycée Buffon : http://www.dailymotion.com/yvon62100/video/x22bdl_les-cinq-martyrs-du-lycee-buffon
La verte moisson
Film de François Villiers (1959). Scénario : Remo Forlani. Adaptation : François Villiers, Alain Poiré, d’après un roman d’Henri Brunel. Dialogues : Jean-Pierre Aumont, Remo Forlani. Musique : Jacques Bondon. A Pontoise, pendant l’Occupation, les élèves d’une classe de première forment un groupe de Résistance. Ayant conçu le projet d’attaquer la kommandantur, il tuent un soldat allemand pour s’emparer de ses armes. Une maladresse provoque leur arrestation. Torturés, ils ne parlent pas. Chez l’un d’eux, le plus insouciant du groupe, Robert Borelli (Claude Brasseur), une arme volée est retrouvée lors d’une perquisition. L’inspirateur de l’action, Olivier Guerbois (Francis Lemonnier) se dénonce pour ne pas le laisser seul assumer l’engagement de tous. Les deux jeunes gens sont fusillés. Avec notamment Dany Saval (la petite amie de Robert), Jacques Perrin, Jacques Higelin, Claude Vernier (l'officier allemand du début), Hans Verner (l’officier allemand de la prison). L’histoire est directement inspirée de celle de cinq élèves du lycée Buffon, à Paris, engagés dans la Résistance dès 1941 et fusillés en 1943 : Jean-Marie Arthus (18 ans), Jacques Baudry (21 ans), Pierre Benoît (18 ans), Pierre Grelot (20 ans) et Lucien Legros (19 ans). A titre posthume, tous les cinq ont été faits chevaliers de la Légion d'honneur et ont reçu la Croix de guerre et la Médaille de la Résistance.http://www.dailymotion.com/playlist/xtkp_RioBravo_resistance/video/x22bdl_les-cinq-martyrs-du-lycee-buffon
"La bataille du rail" - L'exécution
Chef-d’œuvre de René Clément (1945). Musique : Yves Baudrier. Grand prix de la Mise en scène et prix du Jury du Festival de Cannes 1946. Un monument du cinéma français de l’immédiat après-guerre. Ce qu’on appellerait aujourd’hui un « docu-fiction », montrant et expliquant l’action des cheminots résistants pendant l’Occupation. En 1944, d’ailleurs, « cheminot résistant » devient un pléonasme : personnel roulant, aiguilleurs, chefs de gare, ouvriers, cadres, ingénieurs, presque dans leur intégralité, multiplient les actions de sabotage, de destruction et de retardement des trains allemands, au péril de leur vie, ce qui sera d’une aide précieuse aux Alliés aux cours des combats de la Libération. La distribution comprend une star, invisible, Charles Boyer (le récitant), mais peu d’acteurs professionnels. Les autres sont des cheminots jouant leur propre rôle et des prisonniers allemands. La SNCF a engagé des moyens énormes, prêtant, voire sacrifiant un important matériel au profit de la production. La scène majeure : l’exécution de six otages pris au hasard dans la gare après une série de sabotages. Comme le dit le récitant, « ici s’efface le pouvoir des mots ».
"La bataille du rail" - Le déraillement
Chef-d’œuvre de René Clément (1945). Musique : Yves Baudrier. Grand prix de la Mise en scène et prix du Jury du Festival de Cannes 1946. Un monument du cinéma français de l’immédiat après-guerre. Ce qu’on appellerait aujourd’hui un « docu-fiction », montrant et expliquant l’action des cheminots résistants pendant l’Occupation. En 1944, d’ailleurs, « cheminot résistant » devient un pléonasme : personnel roulant, aiguilleurs, chefs de gare, ouvriers, cadres, ingénieurs, presque dans leur intégralité, multiplient les actions de sabotage, de destruction et de retardement des trains allemands, au péril de leur vie, ce qui sera d’une aide précieuse aux Alliés aux cours des combats de la Libération. La distribution comprend une star, invisible, Charles Boyer (le récitant), mais peu d’acteurs professionnels. Les autres sont des cheminots jouant leur propre rôle et des prisonniers allemands. La SNCF a engagé des moyens énormes, prêtant, voire sacrifiant un important matériel au profit de la production. Le morceau de bravoure du film, tourné à l’aide de plusieurs caméras : après l’avoir longtemps retardé par des sabotages, les résistants font dérailler un train allemand transportant vers la Normandie une dizaine de chars, leurs troupes et leur logistique. Avec Tony Laurent (le chef de réseau) et Jean Clarieux (le mécanicien), dont la voix est familière aux amateurs de westerns en VF des années 50.
De Gaulle - Le soleil de notre grandeur
Le 14 juin 1944, à Courseulles, De Gaulle reprend pied sur le sol de la France métropolitaine pour la première fois depuis le 17 juin 1940.On entend les derniers mots du discours prononcé à la BBC, en fait, le soir du 6 juin, et qui commence par "La bataille suprême est engagée". L'aide de camp de Churchill racontait qu'il avait vu le premier ministre britannique écouter ce discours silencieusement : "A la fin, une larme coula sur sa grosse joue rose." Churchill aussi était un grand homme, sans qui rien n'eût été possible.
Les Casse-pieds (Noël-Noël)
Film de Jean Dréville (1948). Scénario et dialogues de Noël-Noël. Lucien Noël, dit Noël-Noël, chansonnier, comédien, réalisateur, humoriste fin et original, a composé, peu après la guerre, une série de portraits d’emmerdeurs. Autant de petites scènes, plus ou moins pertinentes, généralement authentiques, tirées de son expérience personnelle. Dans celle-ci, l’un de ses amis, résistant (Henri Crémieux), doit faire face à l’esprit blagueur d’un boute entrain de ses relations (Paul Frankeur), dans une rame de métro bondée d’Allemands, en pleine occupation. Le commentaire "off" est dit par l'auteur.
Le père tranquille - Juste punition
Film de René Clément (1946). Scénario et dialogues : Noël-Noël. Musique : René Cloërec. En 1944 dans une petite ville de la Charente. Edouard Martin (Noël-Noël), agent d’assurances, ancien officier de 14-18 mais père de famille rangé, bien vu des autorités allemandes, ne semble s’intéresser qu'à sa serre d’orchidées et ses parties de belote au bistrot. En réalité, ce « père tranquille » est le chef de la Résistance pour toute la région. Sa femme et son fils l’ignorent ; seule sa fille finira par le découvrir et se joindra à lui. Dans cette scène, un agent français de la Gestapo, qui se fait passer pour le capitaine Jourdan, évadé d’Allemagne et arrivant de Londres (Marcel Dieudonné), recrute de jeunes candidats à la Résistance et les fait arrêter en gare d'Angoulême. Malheureusement pour lui, sa route croise celle d’Edouard Martin et de ses lieutenants (Paul Frankeur et Jean Lara). Selon le colonel Rémy, grande figure de la France libre, Lucien Noël, dit Noël-Noël (1897-1989), chansonnier, comédien, réalisateur, humoriste fin et original, fut lui-même un «père tranquille», pendant l’Occupation, cachant à sa demande des aviateurs alliés. René Clément est le réalisateur de deux grands films sur cette époque : « La Bataille du Rail » (1945) et « Paris brûle-t-il ? » (1967).
Le père tranquille - Parachutages
Film de René Clément (1946). Scénario et dialogues : Noël-Noël. Musique : René Cloërec. En 1944 dans une petite ville de la Charente. Edouard Martin (Noël-Noël), agent d’assurances, ancien officier de 14-18 mais père de famille rangé, bien vu des autorités allemandes, ne semble s’intéresser qu’à sa serre d’orchidées et ses parties de belote au bistrot. En réalité, ce « père tranquille » est le chef de la Résistance pour toute la région. Sa femme et son fils l’ignorent ; seule sa fille finira par le découvrir et se joindra à lui. Dans cette scène, Edouard Martin fait le compte, avec ses lieutenants (Paul Frankeur et Jean Lara), des explosifs déjà envoyés au réseau par Londres. Une nouvelle livraison est prévue par parachutage. Puis le « père tranquille » va se coucher, rejoignant sa femme (Claire Olivier), lorsque les avions attendus survolent la ville… Selon le colonel Rémy, grande figure de la France libre, Lucien Noël, dit Noël-Noël (1897-1989), chansonnier, comédien, réalisateur, humoriste fin et original, fut lui-même un «père tranquille», pendant l’Occupation, cachant à sa demande des aviateurs alliés. René Clément est le réalisateur de deux grands films sur cette époque : « La Bataille du Rail » (1945) et « Paris brûle-t-il ? » (1967).
L'armée des ombres (2)
Film franco-italien de Jean-Pierre Melville (1969). Scénario et dialogues du metteur en scène, d’après ses souvenirs de résistant, et librement inspirés du roman de Joseph Kessel. Musique : Eric Demarsan. En 1942 et 1943, l’histoire d’un réseau de Résistance commandé par Luc Jardie (Paul Meurisse) et, en second, par Philippe Gerbier (Lino Ventura). Aucun des personnages ne survivra. Un incontournable parmi les films sur la Résistance. La distribution est éclatante. Melville est un réalisateur majeur du cinéma français, un maître de l’ambiance, Kessel une figure de la littérature et de la France libre. Mais les personnages sont dans le style de tous ceux de Melville : des gens improbables, aux tripes froides, des stéréotypes, éventuellement surhumains, sans peur, sans amants ni maîtresses. Chez Melville, l’émotion est incongrue, l’humour impensable. Seul sentiment autorisé: l’amitié, certes loyale. La direction d’acteurs s’en ressent, et Lino Ventura a vécu le tournage comme un calvaire. Le réalisateur et lui ne communiquaient que par l’intermédiaire d’un assistant! Cette séquence : Jardie et Gerbier sont à Londres et rencontrent André Dewavrin, chef du BCRA, le service de renseignement de la France libre. Puis Jardie reçoit, des mains d’un De Gaulle réussi mais muet, la croix de Compagnon de la Libération. Melville a pris le risque de l’émotion, et Meurisse la fait passer avec un talent consommé. Détail remarquable : Dewavrin, le "colonel Passy", joue son propre rôle, à vingt-cinq ans de distance.
L'armée des ombres (3)
Film franco-italien de Jean-Pierre Melville (1969). Scénario et dialogues du metteur en scène, d’après ses souvenirs de résistant, et librement inspirés du roman de Joseph Kessel. Musique : Eric Demarsan. En 1942 et 1943, l’histoire d’un réseau de Résistance commandé par Luc Jardie (Paul Meurisse) et, en second, par Philippe Gerbier (Lino Ventura). Aucun des personnages ne survivra. Un incontournable parmi les films sur la Résistance. La distribution est éclatante. Melville est un réalisateur majeur du cinéma français, un maître de l’ambiance, Kessel une figure de la littérature et de la France libre. Mais les personnages sont dans le style de tous ceux de Melville : des gens improbables, aux tripes froides, des stéréotypes, éventuellement surhumains, sans peur, sans amants ni maîtresses. Chez Melville, l’émotion est incongrue, l’humour impensable. Seul sentiment autorisé: l’amitié, certes loyale. La direction d’acteurs s’en ressent, et Lino Ventura a vécu le tournage comme un calvaire. Le réalisateur et lui ne communiquaient que par l’intermédiaire d’un assistant! Cette séquence : Gerbier, condamné à être fusillé en compagnie de quelques pauvres diables, se voit proposer de courir pour tenter d’échapper aux balles et, s’il y réussit, de rééditer l’expérience plus tard. Ses camarades en profitent pour le faire évader.