Métiers du cinéma
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Décorateurs, métier du cinéma
Alain-Pascal Housiaux et Patrick Dechesne travaillent en complicité depuis près de trente ans. À deux, ils inventent les formes, les espaces et les couleurs qui donneront vie aux histoires que d'autres ont imaginées et que d'autres encore, regarderont, émerveillés sur les écrans de cinéma. Dans leur C.V., se trouvent des noms aussi prestigieux que Visages de Tsai Ming Liang et Illégal d'Olivier Masset-Depasse. http://www.cinergie.be/article.php?action=display&id=783
Philippe Blasband, scénariste
Monteur de formation, sorti des bancs de l'INSAS, réalisateur, écrivain et dramaturge, Philippe Blasband s'est lancé dans l'écriture de scénario et en a fait sa profession principale. Avec lui, nous sommes partis à la découverte de ce métier sous terrain pour comprendre les qualités du bon scénariste et les pièges à éviter. http://www.cinergie.be/article.php?action=display&id=808
Brigitta Portier, attachée de presse
Un métier du cinéma assez méconnu du grand publique : attachée de presse!
Susana Rossberg, monteuse de "home"
Native du Brésil, forte d’une carrière de plus de trente ans, émaillée par la fidélité de plusieurs grands noms du cinéma belge (Marion Hänsel, Jaco Van Dormael, Benoît Lamy), et réalisatrice à ses heures (voir notre numéro précédent), Susana Rossberg a mis toute sa verve au profit de ce nouveau chapitre de notre dossier sur les métiers du cinéma, consacré au travail des monteurs… et des monteuses! Cinergie : Pourriez-vous nous donner deux définitions de votre travail ? L’une factuelle, l’autre plus personnelle? Susana Rossberg : À partir de la matière qui a été tournée en différentes angulations et grosseurs de plan, et dans le désordre, le travail du monteur consiste à parvenir à raconter l’histoire du film. Il faut trouver la meilleure façon d’agencer ce matériel, en choisissant les meilleures prises pour reconstituer l’histoire. Ça, c’est la définition générale. Mais il faut s’y connaître en scénario, car il ne suffit pas de raccorder des plans pour que le film fonctionne. En général, on livre un premier montage strictement basé sur le scénario, et même quand le scénario est très bon, on constate toujours que ça ne fonctionne jamais. Alors que faire ? Que faut-il enlever, bouger? Quelle information manque? Le défi est qu’en Belgique, on a rarement le budget pour faire des retakes (tournage de nouvelles scènes pour compléter le film, après une première étape de montage - NDR), il faut donc se débrouiller avec ce qu’on a ! http://www.cinergie.be/article.php?action=display&id=606
Ingénieur son, Philippe Vandendriessche
Le métier d'ingénieur son par Philippe vandendriessche.
Chef op d'Eldorado, Jean-Paul de Zaeytijd
Directeur photo de films de fiction, mais aussi réalisateur de documentaires (Si Bondié Vlé, Enfants de vaudou), Jean-Paul De Zaeytijd a un parcours intéressant, au moment où le jeune cinéma belge se développe, dans le monde entier, avec Eldorado (Bouli Lanners) ou Voleurs de chevaux (Micha Wald) dont il fut le chef op’, mais aussi au moment où le cinéma documentaire, grâce au numérique, revit ou vit une autre vie. Entretien. 1. Usage de la pellicule Cinergie : La recherche d’une lumière juste par rapport au choix du réalisateur, que ce soit en studio ou à l’extérieur, est-ce cela le principal travail du chef opérateur ? Jean-Paul De Zaeytijd: Le travail du directeur photo est de s’occuper de l’image. Au départ, il y a une connaissance technique au niveau de la lumière. Il faut savoir évaluer la quantité de lumière suffisante pour impressionner la sensibilité d’une pellicule particulière ou d’après une caméra pellicule, voire une caméra numérique. Le travail du directeur photo est de comprendre ces phénomènes-là. C. : Que préfères-tu, la lumière du studio que tu crées ou t’adapter à une lumière extérieure qui impose davantage ses règles. JPDZ : J’ai tendance à dire que la lumière naturelle est souvent ce qu’il y a de plus beau. Mais la grosse difficulté dans le cinéma, ce qui est délicat, c’est que, lorsqu’on doit travailler sur une seule scène pendant deux jours, la lumière naturelle va inévitablement varier. En cours de route, d’un plan à l’autre, il va y avoir de grosses différences. Il peut pleuvoir le matin et le même ciel peut nous offrir du soleil l’après-midi. C’est donc compliqué. Par contre, en intérieur, en studio, à l’abri des éléments variables de la lumière du jour, nous disposons de lumières électriques ; ce qui permet de travailler dans la direction qu’a choisie le réalisateur et de maintenir la même lumière tout au long de la scène. http://www.cinergie.be/article.php?action=display&id=714
Philippe Baudhuin, Mixeur son
Voilà bien uneprofession méconnue du grand public. Son rôle est pourtant capital pour la compréhension et le confort du public. S’étant illustré dans plus d’une centaine defilms, dont Les Convoyeurs attendent de Benoît Mariage, Trouble de Harry Cleven, A la petite Semaine de Sam Karmann ou le documentaire qui fit sensation Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés, notre compatriote Philippe Baudhuin, pilier du Studio l’Equipe de Bruxelles (une référence), était l’hôte idéalpour nous en apprendre plus. Cinergie : Pourriez-vous nous donner une définition simple de votre travail, et desdifférentes sources à votre disposition? Philippe Baudhuin: Le travail de mixage consiste à mélanger les sons du film. Les sources sont: les sons directs (enregistrés sur le plateau même), les bruitages (créés en post-production par lebruiteur, qui vient renforcer le réel ou la présence des comédiens), les ambiances préparées par lemonteur (des sons correspondants à un type de lieu et qu’on peut utiliser pour connoter un décors, par exemple un chant d’oiseau ou un bus passant au loin) et les sons seuls, sur lesquelsnous reviendront. Moi j’arrive à la fin du processus et je dois organiser tous ces sons, déterminer le niveau de chacun ou les effets à appliquer par ordinateur. Le tout doit donner lacouleur que le réalisateur désire pour sa scène. http://www.cinergie.be/article.php?action=display&id=620
Frédéric Vercheval, compositeur
Quel est le processus de création d’un morceau ? Et combien de temps cela prend-il ? Frédéric Vercheval: Disons que, sur base de thèmes déjà composés, associés à un personnage ou à un type de situation, la composition d’une séquence musicale prend entre quatre et cinq jours. En général je travaille les thèmes au piano puis je compose directement sur ordinateur. J’enregistre ensuite des musiciens en studio, en complément des instruments virtuels qui sont devenus très performants. La technique a beaucoup évolué ces dernières années. On a définitivement tourné la page d’une époque pas si lointaine où le compositeur jouait sa musique au réalisateur sur un piano pour le convaincre - en vérité le réalisateur ne découvrait alors la musique que lors de l’enregistrement en studio. C. : Dans quelles conditions travaillez-vous ? F. V. : J’aime travailler le matin, c’est le moment où on est le plus concentré. Mais le plus souvent, je travaille le matin, la journée et la nuit, du fait que les délais sont courts ! Ce métier offre le relatif avantage de pouvoir conjuguer son travail avec sa vie de famille, puisque l’on travaille surtout à domicile. Les commandes sont irrégulières. Des semaines de calme plat sont parfois suivies de périodes d’activité intenses où l’on cumule plusieurs projets. Cela n’est pas vraiment dérangeant car quitter un univers pour un autre permet d’avoir une oreille neuve lorsqu’on y revient. lire la suite sur www.cinergie.be http://www.cinergie.be/article.php?action=display&id=590
Maquilleuse sur "les Barons", Fabienne Adam
C. : Avant un film, tu discutes avec le directeur photo du maquillage ? Fabienne Adam : On fait toujours des tests avec les comédiens principaux avant de commencer le tournage. Il faut voir comment réagissent leurs peaux. On discute avec le chef opérateur aussi, pour savoir si on travaille dans des lumières chaudes ou des lumières du jour, plus froides et on décide des teints. Par exemple, sur le film de Nabil Ben Yabir, Les Barons, qui se passe en plein été, on s’attend à ce que la couleur des peaux change tout au long du tournage, on doit y faire attention. Et comme les comédiens principaux ont une belle peau mate, on mettra très peu de fond de teint, on doit juste surveiller les brillances. Nabil filme Les Barons en 35mm, c’est la pellicule la plus fine qui a le rendu le plus réaliste. Alors, si je n'ai pas besoin de maquillage, je dois savoir dire non, je ne maquille pas ! Il ne faut pas vouloir en rajouter, comme dirait mon prof.! Au cinéma, il faut faire perdre le moins de temps possible à l’équipe et aux comédiens qui ont des textes à retenir, des déplacements à apprendre au centimètre près, des émotions parfois très fortes. Je dois intervenir seulement quand c'est nécessaire. la suite sur http://www.cinergie.be/article.php?action=display&id=682
Costumière sur "Eldorado", Elisabeth Ancion
Originaire de Liège, Elisabeth Ancion est avant tout metteur en scène dramaturge et costumière au théâtre. Avec François-Michel Van Der Rest, elle a coécrit « Causerie sur le Lemming », un spectacle qu’elle met en scène au festival Emulation du Théâtre de la Place. C’est sa relation avec Bouli Lanners, son époux à la ville, qui l’entraîne sur les plateaux de tournage où elle découvre le métier de costumière pour le cinéma. Nous avions admiré son travail sur le plateau de Cages d’Olivier Masset-Depasse, où nous étions arrivés le jour où se tournait cette impressionnante scène de bal costumé en animaux sauvages, qu’on voit si peu dans le film, si magnifique et angoissante pourtant dans l’atmosphère sombre de cette salle de bois et de sciure. Nous l’avions ensuite croisée sur Eldorado. Et nous avions discuté de son métier en partageant une cigarette sur le second long métrage de Fien Troch, The Unspoken. Là, décors et costumes semblaient créer une inquiétante étrangeté où le film irait sans doute flotter. À Bruxelles, elle nous reçoit dans un bel appartement ordonné, spacieux et clair. Nous, ignares, rêveurs, avions projeté de découvrir un antre débordant de linges, d’étoffes et autres chatoiements, un fouillis de boutons, de cordons, de patrons, des mannequins inanimés et des machines à coudre ronronnantes et mordantes. Chaleureusement, elle se rit de cette vision un peu désuète et nous ouvre les portes pour se prêter à nos questions naïves, nous expliquant, avec beaucoup de patience, son métier. http://www.cinergie.be/article.php?action=display&id=680