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Un pique-nique chez Agnès b
Voilà, c'est fait. Il est né le divin bouquin. Du bonheur, les héros de "Petits Soupers Sous le Soleil" autour de moi, ma mère Angèle, la voix de Thierry Noir qui lit son histoire, de belles rencontres, des sourires, le livre qui vit et sert de lien. La soirée de lancement de mon livre chez Agnès b, une superbe boutique cours d'Estienne-d'Orves à Marseille, a été un beau moment. Si vous n'étiez pas là, le livre arrive en librairie et en vente en ligne.
La ronde des Petits Soupers
Faire un livre, le plus sérieusement du monde, avec bonheur. Et puis le promener partour, comme le nain d'Amélie Poulain. Pour qu'il trouve son élément naturel : le soleil, les réjouissances, le plaisir des retrouvailles au bord de l'eau, dans les collines, autour d'un nappe ou d'une table. Pour le plaisir donc, "Petits Soupers Sous le Soleil", dans son élément avant sa sortie officielle dans les libraires le 4 mai (déjà sur les sites en ligne)
Petits Soupers Sous le Soleil, l'adaptation
Donc s'amuser avec la sortie de ce livre, ne jamais oublier de mettre en abyme la réalité pour conjurer ses craintes. Se dire qu'il faut faire partager ces "Petits Soupers Sous le Soleil" - le livre édité par "La Belle Ecriture" est déjà en vente en ligne et dans les libraires le 4 mai- à tout son bestiaire singulier, de Rocky Bear au canard fou. Allez, on se tait, cela débute.
Voyage au fond du panier
Je me souviens d'"Histoires sans paroles", de ce générique que j'adorais, de la drôlerie naïve de Laurel et Hardy. Je voudrais parler ainsi du bonheur. Sans façon. Avec le plaisir du pique-nique d'enfance, de voyage, amoureux et nostalgique que je raconte dans "Petits Soupers Sous le Soleil", aux éditions "La Belle Ecriture" en vente dès le 4 mai en librairie et que l'on peut déjà acquérir sur les sites de librairie en ligne. The black and white happiness
Le panier à NIno
Je viens vous parler du bonheur. Je viens évoquer en images déconnardes le plaisir du pique-nique avec le regretté Nino Ferrer en fond sonore, des aliments très coopératifs qui ont hâte d'aller au fond du panier pour s'embarquer dans la voiture. Sans oublier le livre qui contient tout cela. C'est à dire "Petits Soupers Sous le Soleil", 40 histoires de pique-nique d'enfance, de voyage, d'amour, avec 80 recettes édité par "La Belle Ecriture". A découvrir dès le 4 mai en librairie et à acquérir dès maintenant en vente en ligne.
Mais où s'en vont les saucisses ?
Allez, que toutes histoires s'ordonnent et se répondent, que tous les ingrédients se pressent, que toutes les recettes se mettent en rang par deux pour rejoindre "Petits Soupers Sous le Soleil", boîte de pandore du bonheur des repas sans façon autour d'une nappe. Déjà disponible en vente en ligne. En librairie le 4 mai. Amusons-nous à lire.
Un portrait de Kallisté
Une nostalgie de ce quatorze septembre 2007, d'un départ à dix-neuf heures dans la lumière automnale superbe à Marseille pour embarquer avec mon scooter sur le "Kallisté". Une nuit de traversée pour arriver tôt le matin à Bastia. Au crépuscule, les premières images de voyage quand on longe les îles de la rade Sud de Marseille. Jouer les figures de proue Aimer ce moment en instance, le cocktail au bar, la jolie cabine et puis le parcours en scooter sur la "Balanina" pour aller voir ma mère à Ville-di-Paraso, près de Belgodère. La grimpette dans les cols, la halte sur l'incroyable plage de l'Ostricone, le bonheur de l'errance avec un but. Et puis la douceur, les odeurs, le temps ralenti. Une belle manière de se retrouver.
Retour sur le ring
Quelques secondes, un mini-round d'un entraînement de mars dernier avec Franck Cruel, un bon coach. Direct, direct, en bas et tu remontes. Souffler, se demander si le geste est bon, revoir ma bedaine et ne pas aimer, mieux aimer la frappe, même si elle est imparfaite. Se demander encore pourquoi il y a ce plaisir à aligner les coups dans un sac, à se rêver un moment Mike Tyson sur un coup. Ou Rocky Balboa s'acharnant dans un entrepôt frigorifique sur un boeuf écorché. Se dire que vraiment, on n'existe que dans le sport et l'amour. Qui parfois se ressemblent fort.
Les rayons magiques
Je ne pourrais jamais assez dire combien j'aime la lumière précaire et belle des heures sur le fil du matin et du soir. Alors voilà un petit miracle. Cette lumière qui passe à travers les volets à clair-voie de mon appartement de l'avenue des Chartreux et vient se donner en spectacle dans le couloir ne provient pas des derniers rayons du soleil. Ou plutôt pas directement. Ils frappent la façade d'un immeuble en verre à 500 mètres à vol d'oiseau en face de chez moi et ils viennent se prélasser dans mon logis vers 21 h en juillet. J'imagine chaque fois l'incroyable lumière qui doit être celle de cette immeuble au crépuscule.
Angèle, l'anniversaire à rebours
Voilà, la livraison est enfin faite. Ma mère Angèle a enfin eu son livre, celui qui raconte ses vingt ans en photo, celui de sa vie avant nous, quand elle était une jeune fille de 20 ans pour laquelle tout était possible, qui partait à la conquête du continent après avoir quitté son village de Ville-di-Paraso, en Corse. C'est cela que je voulais lui raconter, avec ce livre, la mandoline napolitaine pour lui rappeler celle de ses quinze ans qu'elle avait emporté avec elle et puis l'hatibola, ce bijou de femme enceinte en Indonésie pour marquer son lien avec nous. Revoir à rebours les images du repas du 6 juillet à la "Source du Grozeau", au pied du Ventoux, le jour de ses 80 ans, avec presque toute la famille, un serveur attentionné comme un filleul et des histoires. Comme celle de ses vingt ans fêtés au travail à la Poste avec ses collègues, comme tous ces bouts d'existence avec son amie Poupette -une sorte de clone féminin d'Alain Bashung- qu'elle soutient après avoir reçu son aide. De la douceur, du bonheur, quelques épreuves, l'envie de voir mon père Gilbert, aujourd'hui disparu, attablé avec nous. Allez, des baisers, maman. Tu es droite et belle.
Angèle, 20 ans, 80 ans
C'était un superbe anniversaire à la "Source du Grozeau", à Malaucène. Un délicieux restaurant à l'ancienne idéal pour les grandes tablées, au pied du Ventoux, avec sur la route qui fait une boucle un défilé de cyclistes, de bikers et de longboarders qui descendent la pente à 14%. Angèle, ma mère, y a fêté ses 80 ans le 6 juillet avec moi, mon frère Christian, sa femme et sa fille, mon oncle, ma tante, mon cousin et ma cousine et leurs conjoints. J'avais préparé avec angoisse cet anniversaire. Je ne voulais pas rater les cadeaux. Je voulais des présents qui lui parlent d'elle, qui lui parlent d'elle avant nous. Quand elle avait vingt ans et que toute la vie lui était ouverte, qu'elle étaiy une demoiselle de tous les possibles. Alors, je lui ai acheté une mandoline comme celle qu'elle avait à 15 ans, j'ai fait un livre avec ses photos de jeunesse où elle avait l'air d'une star et je lui ai acheté un hatibola, un bijou que portent sur le ventre les femmes indonésiennes quand elles sont enceintes. En fait, malgré mes craintes, tout lui a plu et surtout la présence de son ami d'enfance, Poupette, aux faux airs d'Alain Bashung avec ses lunettes noires. Dans le restaurant, il y avait comme une bulle de bonheur autour de nous, une autre dame fêtait ses 70 ans à côté de nous, le serveur était attentionné comme tout, l'endroit au pied du Ventoux était magique, il y a eu un bel orage sur notre joie et j'était content d'offrir cela à ma mère.
Chemins sous-marins
Et voilà, ma deuxième expérience de plongée avec bouteille, au large de l'île-hôtel Baros, aux Maldives. Plus sereine qu'au large de Tuléar, à Madagascar. Le moniteurs a eu la gentillesse de ne pas me lâcher et m'a bien rassuré, en me désignant les poissons que je ne distinguais pas tous. Un bonheur dans l'eau claire et tendre.
Rocky, l'histoire continue
Pattes d'ours, esquives, crochets rapides, uppercuts, esquives rotatives, bonheur de retrouver les sensations face à mon entraîneur Franck Cruel -ce n'est pas un pseudo-. Frapper fort, filmé par son amie. Sûrement en rajouter un peu pour la frime. Se sentir vivant et lourd. Penser à Myke Tyson qui s'entraînait comme une bête pour soulever en un seul coup au bout de trente secondes des mastodontes de 115 kg. Tourner, visser son poing, trouver le bon rythme, la rotation de la hanche, faire du fractionné, enchaîner les coups rapides, trouver un enchaînement "gifler le direct en le faisant baisser, enchaîner en direct du gaucher et uppercut en corps à corps". Se dire que peut-être mon corps justement mémorise cela, cette série. Que je serais un jour capable de tenir quelques rounds. A la mémoire de Stallone et de Rocky frappant dans les quartiers de boeuf.
Mon premier bain de l'année
Du sable dans mes chaussures en rentrant. La saison des bains de mer a débuté à Marseille. Ce premier dimanche d'avril, l'eau n'était pas glaciale dans le petite crique de "l'Abri Cotié", à la Madrague de Montredon. Le bonheur de quelques brasses dans la Méditerranée claire et agitée. Le corps qui redécouvre la nage en mer, les fonds plein de poisson. Tout à mon plaisir, je n'ai pas senti à temps ma bague d'archevêque glisser de mon majeur. J'avais acheté ce bijou paré d'une pierre de larimar en République Dominicaine. Je me dis qu'elle est tombée pas trop loin du rivage et que je la retrouverai en faisant de l'apnée lors d'une prochaine baignade. J'adore cette plage où les filles se dénudent en allant se "tanquer" sur des avancées de béton ou de rochers, un peu en retrait des regards. Les soutiens-gorges tombent, découvrant des seins encore un peu pâles et alanguis. Les percings de nombril retrouvent la lumière et l'on retrouver les jolis tatouages de reins. C'est les jeux de peau de l'Abri Cotié. Alors, le garçon doit rentrer le ventre quand il sort de l'eau.
Maudit crochet du gauche
Mais putain, pourquoi il ne passe pas ce crochet du gauche, pourquoi il ne part pas avec la puissance de ceux que balançaient mon pote le doux Tyson ? Parfois un geste vous échappe. Comme s'il fallait l'apprivoiser. Alors la puissance ne sert à rien. Il faut trouver la voie juste. Comme le sympathique et élégant tueur joué par Forest Whitaker dans "Ghost Dog, la voie du samouraï" qui vit selon les préceptes du bushido. Donc trouver l'équilibre, sentir la frappe, comme quand Foreman faisait mal au sac, comme quand Rocky essaye de revivre sa boxe. A la bande-son, les Fugees. Leur premier album mythique. Au coaching, un bel animal, Franck Cruel, qui m'entraîne depuis trois mois. C'est un vrai bon préparateur physique qui sait varier les exercices et pousser ses élèves dans leurs retranchements (si vous voulez le contacter franckcruel@yahoo.fr). En attendant, ce putain de crochet du gauche me résiste. Mais je trouverais la voie juste. Parfois je me dis que je suis une sorte de gladiateur qui lutte contre lui-même, comme Marcel Cerdan qui savait merveilleusement encaisser. Et puis maintenant je saute à la corde avec la légèreté d'un cabri.
rocky 13
Pourquoi cette soudaine envie de frapper, ce bonheur de taper sans retenue dans un sac, cette sensation énorme quand les poings frappent, ce plaisir de découvrir un sport où la force et la technique doivent s'allier? Rocky 13, Philippe of Marseille découvrant tout à la fois sa force et ses lacunes. Avec mon coach Franck, je découvre aussi le plaisir des progrès, cette sensation de la hanche qui tourne et emmène mon poing, un air de hip-hop qui résonne dans la salle de gymnase vide, le shadow-boxing face aux glaces, l'envie furieuse de tuer le sac, comme Mike Tyson. Et se sentir aussi tout à la fois vieux et jeune, comme le "Rocky Balboa" qui renaît face au jeune boxeur branché bling-bling et est tout à fait émouvant sur la tombe de sa femme. Blessé et indestructible. Dieu que j'aime la boxe. Et dieu aussi que ma bedaine m'emmerde pour taper encore plus fort, comme Foreman et Ali à Kinsasha
Flipper le dauphin
J'ai toujours aimé Flipper le Dauphin. J'aurais aimé maîtriser son langage et surtout sa nage. J'aimerais être aussi joyeux et rieur que cet animal. J'aimerais aussi pouvoir passer autant de temps que lui sous l'eau. Donc, vraisemblablement, je me réincarnerais en dauphin et je hanterais la Méditerranée, entre Corse et Provence. Pour l'instant, je m'entraîne au large de la plage du Liouquet et ce n'est pas toujours probant.
Flipper, le Robinson de Catalina
Nager en pleine mer, comme un naufragé qui voit pour la première fois la terre après des jours de dérive sur un radeau. Face à la plage de l'île Catalina, sur le catamaran vibrant au rythme de la salsa et de la bachata, entouré de quelques créatures drôles et sexy, je n'ai pas attendu la navette. Avec un masque et un tuba, j'ai plongé pour parcourir les quelques centaines de mètres à la nage jusqu'à la terre promise et au sable blanc. Même si je regardais le fond en attendant avec impatience qu'il se relève, annonçant la grève, j'ai aimé ce moment de belle solitude, à observer les coraux flotter dans la mer Caraïbe et les poissons lunes s'ébattre. De temps en temps, je redressais la tête pour regarder la plage et les bois flottés et je pensais à Tom Hanks et à son copain Wilson. J'ai adoré m'échouer sur Catalina.
Dans la baignoire de King-Kong
Après l'eau turquoise de l'île Catalina, les flots émeraude de la rivière Anamuya. Un bonheur de plonger dans un torrent de montagne au-dessus d'Higüey dont les piscines naturelles sont chaudes. Avec mon ami Victor, nous avons donc joué à King-Kong car c'est dans ce cours d'eau encaissé entouré d'un jungle exubérante qu'ont été tournées plusieurs scènes de la dernière version du film consacré au grand singe mythique réalisé par Peter Jackson avec la belle Naomi Watts.
Corbières, une promenade sous-marine
Comme une nouvelle parenthèse magique en octobre. Dans la calanque de Corbières, au nord de Marseille, après l'Estaque, le bonheur de plonger avec masque et tuba dans une eau transparente et de danser avec les poissons dans l'eau claire. Un samedi d'octobre sous-marin, avec le sable blanc au fond éclairé par les rayons du soleil. Une jolie manière de voir la vie à l'envers, dans une autre dimension, dans une eau à 22° pour ce superbe été indien. J'ai cru que c'était le plus beau des avant-goûts avant la demi-finale de la France...