chanteurs françaisPlaylist created by Baudouinb | 6 videosSee more playlists »
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MON AMI MON MAITRE-SERGE LAMA
J'ai essayé à cent reprises De vous parler de mon ami Mais comment parler d'une église Dont l'accès vous est interdit Mais ce soir je sens sous ma plume Un fourmillement famillier Quand le soleil du cœur s'allume L'éteindre serait un péché C'est mon ami et c'est mon maître C'est mon maître et c'est mon ami Dès que je l'ai vu apparaître J'ai tout d'suit' su que c'était lui Lui qui allait m'apprendre à être Ce que modestement je suis Comme une chèvre vendéenne De ses secrets il est jaloux Et même s'il a de la peine Il ne vous parle que de vous Il conserve de son bel âge Un sourire au fond de ses yeux Et je me dis que c'est dommage De vous le décrire sans cheveux C'est mon ami et c'est mon maître J'le vouvoie encore aujourd'hui Et quand j'ai mal dedans mon être Je passe une heure ou deux chez lui L'air qu'on respire à sa fenêtre C'est l'air le plus pur de Paris Il garde en lui dur comme une arme Un orgueil au-delà de tout Au point que même au bord des larmes Il vous fera croire qu'il s'en fout C'est lui qui a fortifié mon âme Et si je suis encore en vie Je n'le dois pas à cette femme Qui me rend heureux aujourd'hui Mais à mon ami à mon maître Et dans la chanson que voici Je sais qu'il va se reconnaître Mais puisque nous somm's entre amis Ce soir je peux bien me permettre De vous le présenter aussi
Jean Ferrat - Nuit et Brouillard
Nuit et brouillard Paroles et Musique: Jean Ferrat 1963 "Jean Ferrat - Vol.1 (1999)" Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre Ils ne devaient jamais plus revoir un été La fuite monotone et sans hâte du temps Survivre encore un jour, une heure, obstinément Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge Les veines de leurs bras soient devenues si bleues Les Allemands guettaient du haut des miradors La lune se taisait comme vous vous taisiez En regardant au loin, en regardant dehors Votre chair était tendre à leurs chiens policiers On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ? L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été Je twisterais les mots s'il fallait les twister Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent
L'Aigle Noir - Barbara
Barbara au Chatelet (1987)