La vie des pieds
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La ronde des Petits Soupers
Faire un livre, le plus sérieusement du monde, avec bonheur. Et puis le promener partour, comme le nain d'Amélie Poulain. Pour qu'il trouve son élément naturel : le soleil, les réjouissances, le plaisir des retrouvailles au bord de l'eau, dans les collines, autour d'un nappe ou d'une table. Pour le plaisir donc, "Petits Soupers Sous le Soleil", dans son élément avant sa sortie officielle dans les libraires le 4 mai (déjà sur les sites en ligne)
Petits Soupers Sous le Soleil, l'adaptation
Donc s'amuser avec la sortie de ce livre, ne jamais oublier de mettre en abyme la réalité pour conjurer ses craintes. Se dire qu'il faut faire partager ces "Petits Soupers Sous le Soleil" - le livre édité par "La Belle Ecriture" est déjà en vente en ligne et dans les libraires le 4 mai- à tout son bestiaire singulier, de Rocky Bear au canard fou. Allez, on se tait, cela débute.
Voyage au fond du panier
Je me souviens d'"Histoires sans paroles", de ce générique que j'adorais, de la drôlerie naïve de Laurel et Hardy. Je voudrais parler ainsi du bonheur. Sans façon. Avec le plaisir du pique-nique d'enfance, de voyage, amoureux et nostalgique que je raconte dans "Petits Soupers Sous le Soleil", aux éditions "La Belle Ecriture" en vente dès le 4 mai en librairie et que l'on peut déjà acquérir sur les sites de librairie en ligne. The black and white happiness
Le panier à NIno
Je viens vous parler du bonheur. Je viens évoquer en images déconnardes le plaisir du pique-nique avec le regretté Nino Ferrer en fond sonore, des aliments très coopératifs qui ont hâte d'aller au fond du panier pour s'embarquer dans la voiture. Sans oublier le livre qui contient tout cela. C'est à dire "Petits Soupers Sous le Soleil", 40 histoires de pique-nique d'enfance, de voyage, d'amour, avec 80 recettes édité par "La Belle Ecriture". A découvrir dès le 4 mai en librairie et à acquérir dès maintenant en vente en ligne.
Danse latine, danse chagrine
Comme un mélange de paillettes et de rage contenue. Il y a dans la compétition de danse sportive, le championnat d'Europe, qui s'est tenue ce samedi à Marseille, un incroyable mélange de beauté froide et parfaite et de tristesse immédiate.C'est le règne des enfants perdus de l'Est, à l'incroyable tradition de danse de salon, qui traînent avec leur survêt et leur sous-vêtements élimés avant de se cintrer dans un frac qui les moule plus que la culotte rose d'un torero. C'est le monde des filles maquillées comme des berlines d'officiels russes volées qui dansent pour des primes de 1500 euros, à peine de quoi s'acheter une nouvel robe quand celle qu'elles ont soigneusement lacérées pour tourner la tête des juges aura vu l'usure la rendre trop indécente pour les règles de la compétition.Les hommes, eux, prennent avec leurs cheveux gominés et tirés en arrière la posture de miliciens ou de héros soviétiques. Il paraît que les danses latines triomphent jusqu'en Sibérie.
Une nageuse est née
Parfois, la réalité a l'allure des rêves. Comme avec cette chorégraphie d'une amie, Myriam Berlande, baptisée "La Nageuse", présentée pour la quatrième fois samedi soir au centre d'animation "Les Halles-le Marais" et dansée par Carole Bordes, Sabine Bogaert et Lauren Burosse. Des images de piscine, des danseuses faussement ensommeillé...es qui s'écroulent joliment sur de gros oreillers, des mouvements dans le rêve qui ressemblent à une lente brasse et une belle interrogation sur ce qui nous agite et persiste en nous dans l'inconscient et le rêve. Bref, quelque chose de profond comme la mer et de tout à fait épatant. "La nageuse", amis qui êtes parfois comme moi entre deux eaux, c'est une chorégraphie avec une vraie esthétique, un univers et aussi ce qui manque beaucoup à la danse contemporaine : de l'humour. Les directeurs de salles de la région et d'ailleurs seraient bien avisés de programmer ce spectacle. Un blog vous dit tout :http://la-nageuse.blogspot.com/
OM, le doublé de missiles de Taïwo
Ah le bonheur de pouvoir dire "putain de frappe de mule !" ou "quelle patate !" à son voisin au Vélodrome -en l'occurence Jean-Noël Guérini- en assistant à un doublé historique de Taïwo contre Grenoble. Un pénalty, un coup-franc à une trentaine de mètres sur lequel le gardien se serait brûlé les mains s'il avait eu l'imprudence de les mettre sur la trajectoire. Résultat : un match emballant avec un OM qui déroule, Brandao qui marque après s'être battu comme un lion, Hilton lui aussi récompensé. Et un copain qui m'envoit un texto qui dit : "Taïwo, il a un Valbuena dans chaque demi-cuisse". L'évaluation se discute mais le frappeur de mule, ce dimanche après-midi au Vélodrome, a fait résonner les cloches de Pâques et éclater les oeufs. Il reste que ce bon Valbuena, en rebondissant avec élégance par terre sur l'action du pénaty, a permis de débloquer ce match qui partait mal. Et résonner le stade de longs "Ge-rets, Ge-rets" pour réclamer une nouvelle saison au moins à l'entraîneur belge.
Retour sur le ring
Quelques secondes, un mini-round d'un entraînement de mars dernier avec Franck Cruel, un bon coach. Direct, direct, en bas et tu remontes. Souffler, se demander si le geste est bon, revoir ma bedaine et ne pas aimer, mieux aimer la frappe, même si elle est imparfaite. Se demander encore pourquoi il y a ce plaisir à aligner les coups dans un sac, à se rêver un moment Mike Tyson sur un coup. Ou Rocky Balboa s'acharnant dans un entrepôt frigorifique sur un boeuf écorché. Se dire que vraiment, on n'existe que dans le sport et l'amour. Qui parfois se ressemblent fort.
Rocky, l'histoire continue
Pattes d'ours, esquives, crochets rapides, uppercuts, esquives rotatives, bonheur de retrouver les sensations face à mon entraîneur Franck Cruel -ce n'est pas un pseudo-. Frapper fort, filmé par son amie. Sûrement en rajouter un peu pour la frime. Se sentir vivant et lourd. Penser à Myke Tyson qui s'entraînait comme une bête pour soulever en un seul coup au bout de trente secondes des mastodontes de 115 kg. Tourner, visser son poing, trouver le bon rythme, la rotation de la hanche, faire du fractionné, enchaîner les coups rapides, trouver un enchaînement "gifler le direct en le faisant baisser, enchaîner en direct du gaucher et uppercut en corps à corps". Se dire que peut-être mon corps justement mémorise cela, cette série. Que je serais un jour capable de tenir quelques rounds. A la mémoire de Stallone et de Rocky frappant dans les quartiers de boeuf.
La fête folette, Toulon dernière
Cette fête, je la sentais bien. J'étais arrivé largement à l'avance dans la maison de la fée folette, j'avais reniflé le territoire, mis des bougies avec elle, nous avions constitué un décor fait de lumières diverses et variées, comme une redite de la fête du 8 décembre à Lyon. Heureusement, il n'y avait aucune BD accessible dans les trois pièces et la terrasse à voile où devaient se dérouler les agapes. Donc, je pourrais éventuellement observer mais pas faire le malotru en bouquinant dans mon coin. Et puis la sauce a pris. Il y avait un anar avec ses chiens tout fous, une jeune élue communiste blonde à dammner tous les apparatchiks -avec un petit tatouage faucille et marteau, si!- son copain musicien, une kiné aux pommettes hautes et un peu roses et des jolies boucles à l'oreille gauche, une Mathilde en effervescence qui était partout, une autre blonde qui dansait d'une manière joliment aguicheuse, sa fille plus sur la réserve mais jolie, un couple qui s'embrassait avec retenue, un autre qui se faisait une soupe de langues et concours de mains baladeuses, de la bonne musique sans interruption, des moments où tout le monde venait sur la piste à l'appel d'un morceau mythique, du poulet curry et noix de coco, du poulet KFC, des radis, de la tapenade, des rires, quelques joints, des papillons bleus, d'autres lumineux, un arbre étoilé, une manière assez simple d'être léger et joyeux. La fête folette, Toulon dernière.
Millième, un poème de mille pieds
Donc prendre mon pied pour la millième, fêter dignement cette aventure au long cours sur dailymotion avec cette idée inspirée par une amie, Claude, qui avait filmé les pieds de son père peu avant son décès. Filmer les pieds des gens en leur demandant de prononcer leur mot préféré, une expression qu'ils aiment. Et devant l'ampleur de la tâche, se sentir au pied d'une pyramide. Alors mettre mes mots, tous mes mots aimés, sur des pieds d'inconnus croisés dans la rue et dans les gares. Une poème de mille pieds, une valse de mille mots. Comptez-les : la vache, Che guevara, encorbellement, politesse, réveillon, anticonstitutionnellement, silence, coléoptère, margoulin, Nabuchodonosor, botulisme, dantesque, dahlia, Doliprane, Malefougasse, bacchanale, béquée, biscotto, Ecce Homo, dithyrambe, esquiver, syllogisme, ibiscus, héliotrope, dévotion, dédadence, ornithorynque, décalcomanie, merde, passeport, dodécaphonique, Pontault-Combault, ambigu, déliquescence, acclimatation, sycomore, vocalise... Merci à tous ces inconnus, mille mercis à tous les autres qui me regardent qui sont peut-être pour certains les mêmes.
Une partition de sable
Il n'y a rien de plus agréable que de marcher pieds nus sur du sable bien râtissé, comme dans un jardin zen. Rien de plus doux que de siffler "le tourbillon" en pensant à Jeanne Moreau et Vanessa Paradis le chantant ensemble, leur voix s'acccordant comme miraculeusement. Alors sur cette plage entre Escale Borély et Vieille-Chapelle à Marseille, il soufflait un air de légèreté et des notes qui s'envolaient comme bulles de savon. Nous étions comme des enfants qui jouent à être appliqués et nous interprétions notre partition de sable. Avec un merci à la grande Laurence.
Mille mots pour mille pieds
La suite de mon oeuvre pharaonesque sur ces mots envoyés avec les pieds mais avec amour et drôlerie par des amis, des collègues qui se sont pris au jeu et que je remercie à deux genoux, à leurs pieds. Donc, envoyez les vocables, les noms propres, les substantifs, les expressions. Avec en invité surprise, une chanson captée dans le métro et montée par erreur. Pas si grave. Les voilà donc les : basta, marche, joli mois de décembre, déontologie, yes, volupté, écran noir, nuits blanches, un mot magique et inconnu, clôture, déontologie, écureuil, côtes-du-rhône, manger, crapahuter, maman...
La Méditerranée de Tino
Tino Rossi, c'est tout à fait de saison. On le célèbre pour Noël avec son universel et inimitable "Petit papa..." et se souvenir que "la neige a mis son manteau blanc" en souhaitant qu'on oublier pas "son petit soulier". Tino, c'est aussi un biais facile pour se moquer des Corses avec "Oh Catharinetta bella tchix, tchix.." ("Comment, tu l'aimes pas ma soeur?", dans Astérix). Mais rendons lui justice. Il ne faut pas oublier sa superbe chanson sur la Méditerranée. Donc pour réparer cette campagne de dénigrement et les idées reçus sur cette immense chanteur roucoulant et gominé, j'ai agi. J'ai décidé avec mon goût du sifflet populaire et mes petits moyens, de remettre au goût de jour dans l'eau claire de la plage de l'Estagnol. Eh bien, cela sonne comme un Noël au balcon. Comme un petit Jésus en culotte de velours près des "rivages sans nuages, aux îles enchantées..." Allez, bonnes fêtes et terminez bien l'année en sifflant du Tino.
Les contes des mille et un mots
Allez, on continue pour remercier tous ceux qui m'ont offert sans pudeur ni retenue leurs pieds et leurs chaussures, leurs mots enfouis, leurs mots souvenirs, leurs mots précieux, leurs mots livrés au-dessus de leurs pieds serrés dans un geste d'adulte sérieux et d'enfant joueur. Embarquez avec : mycélanée, moteur, joyeux, bottes, rhume, soleil, scrotum, n'importe quoi, ciao, fesse, nicolas, fauve, non, Steve Mac Queen, crépusculaire, bonjour, c'est plutôt naze comme idée, Ricard, lambada, enclume, page, saxophone...
Un temps de jazzmen estival
Bon d'accord, il manque la trompette de Miles Davis ou une voix rauque de jazzmen noctambule, de diva drôle comme Dee Dee Bridgewater mais siffler "Summertime" sur les drôles de sols lyonnais, du côté de Garibaldi, c'est une belle envolée poétique dans le quotidien, une quête impossible de la note bleue. En plus, s'il y a un petit invité qui fait le troisième pied s'imposant à l'image, c'est encore mieux. Moment suspendu pour un week-end toucouleur.
La mélancolie de Jaurès
S'il est un bonheur simple, c'est celui de marcher sur les plaques métalliques à boules qui marquent le bord du quai du métro. Station Jaurès, une envie de siffler du Dassin, auteur qui se prête bien à la chose en se faisant masser les pieds par ces rondeurs étonnantes. Un jour, je sifflerai "L'Eté Indien". Mais il me faudra du temps et une vraie crise de romantisme tendance seventies.
La complainte de Distel et du canal
Le long du canal Saint-Martin, il y a donc toujours des tentes de Don Quichotte attardés et toujours pas logés malgré les proimesses. Mais surtout de beaux espaces pavés et un soleil coulis qui joue sur l'eau. Donc, c'est un grand bonheur de siffler "Tu es le soleil de ma vie" de Sacha Distel, comme un magnifique air de printemps qui souffle. J'en ai entendu une version jazz très douce au "Cannibale", rue Jean-Pierre Timbaud. Et puis, franchement, j'adore mes chaussures branchées à 30 euros.
Les dalles de Clo-Clo
Immense est ma culpabilité : je n'avais jamais sifflé une chanson de Claude François dans cette série. Voilà cette lacune réparée avec une de mes chanson préférée : "Viens à la maison". Gloire à ma soeur Monique qui avait l'électrophone quand nous étions petits et donc le choix des disques. C'est grâce à elle que je connais tout le répertoire de Clo-Clo et même le mythique "Le téléphone pleure". J'adore le sol de ce petit film à Lyon.
Les pieds dans l'eau
Comme un autre week-end à Giens en novembre, le bonheur d'avoir les pieds dans l'eau en janvier plage de gigaro, dans le Var