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Le Paradis au Cabanon (documentaire - 30.05.2012)
Un documentaire de Gilles Rof et Hervé SchwerdelIls sont les derniers représentants d’un certain art de vivre, d’un Marseille d’un autre temps. A un quart d’heure seulement du Vieux-Port, ces quelques dizaines de familles ont hérité d’un bout de paradis populaire : quatre murs et un toit dans l’un des plus beaux coins du littoral méditerranéen, les calanques de Morgiou et de Sormiou.Ici, on les appelle les « cabanonniers ». Les touristes les envient. La plupart des autres Marseillais les jalousent. Les médias, friands de leur truculence, les présentent généralement comme des privilégiés, des pirates de l’espace public, voire des prédateurs d’une nature fragile. Eux, vivent, s’amusent et profitent de leur chance.Qui sont ces Marseillais ? A travers le parcours de quelques-uns de ces personnages, se dessine leur réalité. Un quotidien drôle et tendre, hédoniste et solidaire.Ce film retrace à la fois l’histoire, le présent mais aussi les angoisses de cette étonnante communauté, face à un avenir qui n’est pas forcément radieux. Il montre aussi toute la puissance de l’attachement à ce patrimoine culturel, qui, devant la montée du tourisme – un million de visiteurs par an - et l’avènement du prochain Parc national des Calanques, annoncé pour fin 2011, apparaît en sursis. Ce processus réglementaire viendra compléter celui que la loi Littoral a déjà préconisé un peu partout en France depuis 1986.Un documentaire qui vient justement interroger la relation du citoyen à l’Administration soucieuse de protéger l’environnement et de permettre un accès de tous les citoyens au rivage. Sur un air de mandoline, entre mer et collines, «Le Paradis au Cabanon» échappe au folklore qui s’attache habituellement à ces quelques baraques et à leurs habitants, pour tracer la chronique d’un Eden joyeux, dont les jours sont déjà comptés…
Tous au Mistral ! (documentaire - 23.05.2012)
Un documentaire de Octavia de LarrocheParmi les six millions de téléspectateurs du feuilleton Plus Belle la Vie, on peut rencontrer à la sortie des studios de tournage marseillais, une poignée de fans. Ils viennent là pour leurs vacances, ils passent leurs après-midi au bord de la route, en plein soleil, ils attendent des heures pour croiser un comédien, pour un autographe, une photo. Qui sont -ils ? A travers le portrait de cinq d’entre eux, Tous au Mistral ! est une véritable plongée dans l’univers des fans de Plus Belle la Vie. Le film décrit le rituel du voyage vers Marseille, la projection dans le feuilleton, la confusion entre réalité et fiction, et montre aussi l’impact que peut avoir une œuvre de fiction sur la vie réelle du spectateur. Ce documentaire nous emmènera jusqu’au bout du rêve des fans du feuilleton : pénétrer dans le quartier du Mistral.
Le passé d'un palace en héritage (documentaire - 16.05.2012)
Un documentaire de Marc Maouad et Roland SicsicStar du Festival de Cannes, l’Hôtel Martinez s’impose comme l’un des plus grands palaces européens. Pourtant le tableau est loin d’être idyllique car ses murs sont les témoins des soubresauts de l’histoire.En 1927, Emmanuel Martinez, le fondateur de l’Hôtel, en confie la construction à Frédéric d’Annela qui en devient actionnaire. Mais en 1945, Martinez, est accusé de collaboration et son hôtel est confisqué par l’Etat. Il est innocenté par la justice en 1949 mais l’Etat garde le palace sous séquestre.75 ans plus tard leurs héritiers, désargentés, se battent toujours pour retrouver la fortune et l’honneur de leurs parents. Les deux familles expriment des motivations différentes : réhabilitation morale et honneur restauré pour la fille d’Emmanuel Martinez, indemnisation financière et revanche sociale pour les enfants de Frédéric d’Anella.A travers ce fait divers, ce film explore toutes les dimensions de l’héritage familial et de sa transmission
Le gang des lyonnais (documentaire - 9.05.2012)
Un documentaire de Stéphane GranzottoJuin 1971, la poste de Strasbourg est dévalisée.Le commentaire laconique du commentateur de l’époque est éloquent : la poste a perdu 1 milliard. Le célèbre « casse de Strasbourg » restera dans les mémoires... Les années 70 ont été marquées par une actualité brûlante dans le milieu du grand banditisme. Sans le savoir, la police va découvrir au fur et à mesure des hold-up à la facture professionnelle et aux butins faramineux, une organisation de malfaiteurs chevronnés. C’est le début de l’histoire du gang des Lyonnais. L’un d’entre eux, Edmond Vidal, dit Momon a inspiré le film d’Olivier Marchal pour le cinéma. Le documentaire nous fait vivre par des témoignages uniques, des archives inédites mais aussi par des séquences de reconstitution précises, l’épopée de cette bande de copains de la banlieue lyonnaise qui a écumé le territoire français avant d’être stoppée par la police et par un procès retentissant. Révélations, témoignages, recherches … ce film est conduit comme une véritable enquête policière.
L’opérette en folie (documentaire - 02.05.2012)
Un documentaire de Bertrand Schmit (diffusion : mercredi 2 mai 2012 à 0h) Disparue des scènes parisiennes, l’opérette survit en province sur quelques scènes de théâtres municipaux et dans certaines villes d’eau. Les derniers « dinosaures » du genre viennent s’installer l’été à Lamalou les Bains pour divertir un public de curistes et de passionnés de tous horizons. Pendant 2 mois, la troupe de Frédéric Lhuillier père et fils, une véritable dynastie qui œuvre dans le genre depuis 1860, s’associe à la vie Lamalousienne le temps d’un incroyable festival. Chaque été, la petite station thermale (2500 habitants) est investie par une troupe unique de 120 artistes et techniciens débarqués pour maintenir une saison lyrique vieille de 100 ans. Chanteurs, fantaisistes, choristes, danseurs, musiciens, jeunes, anciens, débutants ou artistes confirmés, ils sont saisonniers d’Octobre à Mai dans différents théâtres de province et viennent animer ici un véritable marathon d’opérette, ou sont montés et joués 10 spectacles différents parmi les plus connus du répertoire, soit pratiquement la totalité de la production annuelle du pays : Orphée aux enfers, Les Mousquetaires au couvent, Le Prince de Madrid, La vie parisienne … Deux jours de répétitions par ouvrage avec une représentation chaque soir. Un rythme très soutenu que les artistes assurent avec les moyens du bord. La discipline est très dure, très complète : Il faut savoir chanter, danser, jouer la comédie. Lamalou, c’est le village gaulois d’Astérix » qui résiste grâce au soutien de la mairie ; l’opérette est traitée ici, comme un vrai patrimoine qu’il faut maintenir en vie, entretenir et faire perdurer...