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Les clichés selon Vikash Dhorasoo
« Le cliché du footballeur trop payé et stupide est une représentation populiste des footballeurs. C’est dégueulasse de les représenter comme çà, parce qu’un footballeur est payé par rapport à son talent, et par rapport au système dans lequel il est. »Vikash DhorasooVikash Dhorasso fut un trublion du football moderne sur comme en dehors du terrain. Né en 1973, et formé au Havre son club de cœur, il est en 1998 repéré par Lyon. Petit, presque frêle, Dhorasoo n’a absolu pas le profil du joueur moderne musclé et hyper physique. Malgré tout, il se fait une place et devient rapidement une des sensations du championnat français. Il s’ouvre les portes de l’équipe de France à partir de 2004 et jusqu’ à la coupe du monde de 2006. Le grand Zidane marque pour l’occasion son retour en sélection, Vikash Dhorasoo est relégué sur le banc pendant quasiment toute la durée de la compétition. Il exprimera cette frustration dans un film documentaire polémique réalisé par Fred Poulet, The Substitute.A contre-courant, ce père de famille devient en 2005 parrain du Paris Football Gay.Depuis la fin de sa carrière, ce passionné de poker est devenu chroniqueur de Laurent Ruquier dans l’émission On va s’gêner, mais aussi pour l’émission 100% Foot sur M6. Vikash Dhorasoo signe également des articles pour le magazine So Foot.Plus récemment, il a crée avec quelques amis le collectif Tatane « pour un football durable et joyeux ». L’idée est de défendre une autre vision du « foot business » qui aujourd’hui est devenu la règle.
Les clichés selon Monique Pinçon-Charlot
« On parle de bouclier fiscal, d'exil fiscal, de paradis fiscaux... Tout cela, ce sont des clichés qui ont l'air de faire rigolo, de faire bande-dessinée ou conte pour enfants alors que c'est la réalité la plus vraie et la plus crue de notre société. »Monique Pinçon-CharlotParler de Monique Pinçon-Charlot sans évoquer son mari, Michel Pinçon, est quasiment impossible. Tout deux sont docteurs en sociologie, et ont été directrice et directeur de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) jusqu’en 2007, année de leur départ à la retraite.Ce couple atypique réalise depuis 25 ans une étude scrupuleuse et approfondie de l’organisation et des mœurs de la bourgeoisie française. C’est en 1986 qu’ils décident de disséquer cet univers à part : « Michel et moi avons achevé nos travaux respectifs, nous avons décidé de partir ensemble pour les beaux quartiers. Et nous n’en sommes jamais sortis ! » ironise Monique. Ce couple dénonce une classe qui refuse de se mélanger au reste de la société, dans une logique de protection de ses acquis.Leurs ouvrages, également quasiment tous co-écrits, traitent la plupart du temps de la fermeture des classes supérieures, dénonçant ainsi une véritable « oligarchie » au pouvoir en France."Le Président des riches", leur seizième livre écrit en commun, sorti en 2010, vient d’être réédité. Revu et augmenté, ce succès de la littérature sociologique s’attaque de front à la politique de Nicolas Sarkozy et ses « relations incestueuses » avec le monde de l’argent. Disponible aux éditions La Découverte depuis le 15 septembre 2011.
Les clichés selon Patrick Chamoiseau
« Lorsque mes premiers textes ont été publiés, on a beaucoup utilisé à propos de mon style le terme d'écriture au Rhum parce que j'étais originaire d'une terre exotique. Pour moi, c'est un cliché. » Patrick ChamoiseauPatrick Chamoiseau est l’une des plus grandes plumes de la littérature antillaise contemporaine. Né en Martinique en 1953, il suit des études de droit et d’économie sociale dans l’hexagonale avant de revenir sur son île natale. Inspiré par les travaux du poète et essayiste Edouard Glissant, le fondateur des concepts d’antillanité et de créolisation, il redécouvre le dynamisme de sa première langue, le créole.Il publie son premier roman, Chronique des sept misères, en 1986 puis obtient la consécration en 1992 en gagnant le prix Goncourt pour son roman Texaco, une œuvre vaste présentant la vie de Martiniquais sur trois générations.Patrick Chamoiseau se confronte à tous les genres - romans, pièces de théâtre, essais, etc. - et mêle subtilement le vieux français à l'argot des anciens esclaves. Chamoiseau mène ainsi un combat politique et littéraire en faveur de la créolité, explorant les fondements de sa culture et faisant l'éloge des différents métissages de la population de l'île.En parrallèle à ses activités de romanciers, Patrick Chamoiseau est également scénariste pour les films du réalisateur Guy Deslauriers.Ce film est une production de l’agence Let’s Pix pour le compte de l’Atelier Recherches et Développement de France Télévisions
Les clichés selon Françoise Héritier
« Ce sont des clichés de dire que les femmes sont bavardes, qu’elles n’ont pas le sens de l’orientation, ou qu’elles sont de mauvaises conductrices. Derrière, ce sont des stéréotypes qui guident ces clichés. Ce sont ceux-là contre lesquels je voudrais lutter par mon travail d’anthropologue. »Françoise HéritierFrançoise Héritier est une anthropologue française mondialement reconnue. A 18 ans, elle assiste alors qu’elle étudie l’histoire, à une conférence de Claude Lévi-Strauss. Cette rencontre est pour elle une illumination. Elle repense alors son orientation universitaire.Son premier voyage en Haute-Volta en 1957 la conforte dans son idée de devenir anthropologue. Elle réalise ensuite en cinq ans pas moins de neuf missions en Afrique, faisant d’elle une réelle spécialiste de l’anthropologie africaniste.En 1982, Françoise Héritier entre au Collège De France, aux côtés de Claude Lévi-Strauss. Elle y enseigne pendant seize ans l’étude comparée des sociétés africaines, et cumule avec ce poste de professeure, celui de directrice de Laboratoire d’Anthropologie sociale.Au début de sa carrière, Françoise Héritier s’intéresse aux systèmes de parentés. Plus tard, elle s’attache à mettre en évidence la domination masculine dans les sociétés au regard d’une valorisation historique du masculin sur le féminin.Son dernier ouvrage, La plus belle histoire des femmes est paru aux Editions Broché en mai 2011. Co-écrit avec d’autres femmes issues de disciplines diverses et variées, ce livre pose la question de la place que tiennent les femmes dans notre société.
Les clichés selon Natacha Polony
"Un cliché qui m'horripile, c'est l'idée que les jeunes n'ont rien à apprendre des adultes au prétexte qu'ils maîtrisent les nouvelles technologies"Natacha PolonyEssayiste et journaliste française, Natacha Polony est spécialisée dans le domaine de l’éducation. Après avoir obtenue son diplôme de Sciences Po Paris, elle enseigne pendant un an dans un lycée à Epinay-sur-Seine.En 2002, Natacha Polony est candidate aux élections législatives pour le Pôle républicain de Jean-Pierre Chevènement, dans le 9e arrondissement de Paris. La même année elle devient journaliste pour l’hebdomadaire Marianne, poste qu’elle occupe jusqu’en 2009. Depuis 2009, Natacha Polony est journaliste au Figaro, toujours dans la rubrique Education et pour le site internet du quotidien.Natacha Polony est depuis 2010 chroniqueuse pour « L’Hebdo » sur France O, et fait partie depuis la rentrée de l’équipe de Laurent Ruquier dans l’émission « On n’est pas couché » sur France 2.Le 1er septembre 2011, elle publie Ecole : le pire est de plus en plus sûr, roman qui anticipe sur les problématiques d’avenir de l’école.
Les clichés selon Pénélope Bagieu
« Le cliché qui m'agace, c'est que l'humour serait seulement le champ d'action des hommes. »Pénélope BagieuCette jeune parisienne de 29 ans, sortie diplômée de l’école nationale supérieure des arts décoratifs de Paris en 2006, dans une section animation et multimédia, est très vite revenue à ses premiers amours, l’illustration.C’est avec son blog, Ma vie est tout à fait fascinante qu’elle se fait connaître et appréciée. Elle y expose régulièrement des tranches de sa vie en BD, tout en humour et détachement.Mais son grand succès, c’est la BD Joséphine. L’histoire débute lorsque Fémina, magazine féminin suisse, lui propose une collaboration. Elle livre pendant quelques mois des planches qui racontent les mésaventures de Joséphine, jeune fille mal dans sa peau, maladroite et mal-chanceuse… Prise d’affection par ce personnage, Pénélope Bagieu décide d’en faire quelque chose de mieux. En septembre 2008, elle publie le premier volume de Joséphine.Elle crée la même année pour la sortie du magazine Oops, le personnage de Charlotte, jeune fille aux antipodes de Joséphine, à la pointe des tendances, au quotidien cette fois-ci haut en couleur !Dernièrement, Pénélope Bagieu s’est illustrée dans un épisode de Bref, le nouveau programme court de Canal +. Pour les plus curieux, épisode 16 : Je me suis bourré la gueule…Ce film est une production de l'agence Let's Pix pour le compte de l'Atelier Recherche et Développement de France Télévisions.
Les clichés selon Yann Moix
« Le cliché qui m'intéresse le plus concerne l'hygiène en France. On dit que les Français sont sales, ne se lavent pas alors que c'est faux. Au contraire, ce que je reproche à la France, c'est sa trop grande propreté.»Yann MoixYann Moix est un écrivain et cinéaste français, ainsi qu’un brillant polémiste.L’année dernière par exemple, il créé la polémique quand il publie son texte « J’aime Polanski et je hais la Suisse » traitant ce pays de « Gestapoland », de « pays inutile ». Ou encore quand il s’attaque au réseau social Facebook, ou au critique Eric Zemmour qu’il qualifie de « salaud, au sens sartrien du terme ».Yann Moix se fait remarquer très jeune. Ce diplômé de Sciences-Po brille dès sa première publication Jubilations vers le ciel, qui obtient le prix Goncourt du premier roman, ainsi que le prix Mauriac, et le prix Air Inter. De nombreuses personnalités comme Sollers ou BHL salue son travail. Ce livre est le premier d’une trilogie sur la passion amoureuse. Brillant, Yann Moix l’est aussi lorsqu’il se consacre à une seconde trilogie qui aborde le monde moderne. Parmi cette série, Podium est son plus grand succès. Il adapte lui-même au cinéma.Benoît Poelvoorde y interprète avec talent le rôle principal. Le film est nommé 5 fois aux Césars, et obtient en 2004 le trophée de la meilleure œuvre française.Yann Moix collabore régulièrement à la revue Transfuge ou à La Règle du jeu.Ce film est une production de l'agence Let's Pix pour le compte de l'Atelier Recherche et Développement de France Télévisions.
Les clichés selon François-Xavier Demaison
« Tous les clichés m'agacent mais c'est aussi ma nourriture. »François-Xavier DemaisonIl est à l’affiche de trois films cette année. François-Xavier Demaison, acteur et humoriste reconnu en France ne l’aurait lui-même pas imaginé il y a quelques années.Né de parents avocats, il était prédestiné à suivre une carrière similaire. C’est d’ailleurs dans cette voix qu’il s’engage en obtenant en 1995 une maitrise de droit et de sciences politiques. Quelques années plus tard, il sort diplômé de l’IEP de Paris (Sciences politiques). Il est alors embauché dans un cabinet d’avocats qui l’envoit rapidement en mission à New York en 2001.De son bureau de Manhattan, François-Xavier Demaison assiste aux attentats du World Trade Center. Le jeune collaborateur en fiscalité internationale est victime d’une prise de conscience soudaine. Il décide de tout plaquer et de revenir à sa passion enfouie, le théâtre !« Ma vocation première était le théâtre. Mais par peur, par lâcheté, pour rassurer mes parents qui me conseillaient d’être raisonnable, j’y avais renoncé ».Il rattrape de bien belle manière son retard en 2002. Son idée est de monter avec ses économies un premier spectacle Pièce pour un acteur et 20 personnages qu’il présente au théâtre du Gymnase devant 800 invités. Samuel Le Bihan, présent ce soir là décide de produire son spectacle. Au final, sa pièce tiendra l’affiche dans de nombreux théâtres parisiens jusqu’en 2006.Depuis, François-Xavier Demaison est considéré comme une valeur sûre de l’humour de composition en France. Il confirme cette tendance en 2008 en interprétant Coluche dans le film d’Antoine de Caunes Coluche, l’histoire d’un mec.Outre son actualité cinématographique bien remplie, François-Xavier Demaison est en ce moment au théâtre de la Gaité Montparnasse pour son dernier One Man Show, Demaison s’envole.Ce film est une production de l'agence Let's Pix pour le compte de l'Atelier Recherche et Développement de France Télévisions.
Les clichés selon Alain Passard
« La cuisine légumière est fantastique parce qu'elle est totalement incrustée de banalités et de clichés. Et moi, j'en fais aujourd'hui un livre d'or. »Alain PassardAlain Passard est sûrement le plus surprenant et le plus imprévisible des chefs de la cuisine française.A 24 ans, il devient pour la première fois chef au restaurant « Le Duc d’Enghien », nous sommes en 1980. C’est au bout de deux ans dans les cuisines du casino d’Enghien qu’il impressionne réellement en devenant à 26 ans le plus jeune chef récompensé de deux étoiles.Quelques années plus tard, il réitère aux Carlton de Bruxelles ou il arrive en 1984 et repart en 1986, obtenant pour chaque année une étoile.Cette même année, il rachète le restaurant d’un de ses anciens mentors, Alain Senderens, au 84 rue de Varenne à Paris dans le 7ème arrondissement. Le jeune cuisinier le rebaptise « L’Arpège » et obtient à nouveau deux étoiles en deux ans. Puis, il décroche sa première troisième étoile en 1996, reconnaissance qu’il n’a depuis jamais perdu.En 2001, Alain Passard fait à nouveau beaucoup parler en retirant de sa carte la viande rouge ! « Je veux faire du légume un grand cru : que l’on parle de la carotte ou de la betterave comme d’un Chardonnay ou d’un Cabernet-Franc », s’explique-t-il.Alain Passard possède un peu partout en France ses potagers. Il y fait pousser avec ses jardiniers des légumes de terroirs, produits rares cultivés à l’ancienne, sans engrais ni machines.Christophe Blain, dessinateur de BD a suivi le chef étoilé dans ses cuisines pendant deux ans. Cela donne un magnifique bouquin qui parle avec délicatesse et humour de la passion qui habite ce être étonnant. En cuisine avec Alain Passard est disponible depuis mai dernier, aux éditions Gallimard.Ce film est une production de l'agence Let's Pix pour le compte de l'Atelier Recherche et Développement de France Télévisions.
Les clichés selon Jean-Michel Othoniel
« Le fait de faire appel dans une œuvre à la beauté serait un manque de radicalité. C’est une idée vraiment injuste, comme tous les clichés »Jean-Michel Othoniel, artistePrivilégiant, par goût des métamorphoses les matériaux aux propriétés réversibles, Jean‐Michel Othoniel (né en 1964 à Saint‐Étienne) se fait remarquer en 1992 à la Documenta de Cassel par ses sculptures en soufre. L’année suivante, il introduit le verre dans son travail, qui deviendra son matériau de prédilection. Sa création est multiple, composée d’œuvres épurées chargées de poésie et d’érotisme. En 2000, l’artiste transforme la station de métro parisienne, Palais Royal - Musée du Louvre en Kiosque des Noctambules. A l’occasion de l’exposition "Crystal Palace" à la Fondation Cartier à Paris en 2003 et au MOCA de Miami, il fait réaliser de grandes sculptures en verre soufflé, destinées à ré-enchanter le monde.Othoniel, inventeur d’un univers de liberté ultime, a réalisé sa première rétrospective au Centre Pompidou de Paris en 2011, actuellement présentée au Plateau / Samsung Museum of Art de Séoul, puis au Hara Museum of Contemporary Art à Tokyo et au Brooklyn Museum de New-York en 2012.Ce film est une production de l’agence Let’s Pix pour le compte de l’Atelier Recherche et Développement de France Télévisions.
Les clichés selon Alain Badiou
«Il y a un cliché tenace qui m'insupporte , c'est que l'amour est quelque chose de magnifique à ses débuts, puis qu'une lassitude s'installe pour terminer enfin par une aigre séparation. »Alain BadiouPhilosophe majeur de la scène intellectuelle française contemporaine, Alain Badiou a publié bon nombre d'essais, aussi bien consacrés à des questions ontologiques que politiques comme « La Théorie du sujet » ou encore « L' Etre et l'événement ».La pensée politique de cet ancien militant maoïste s'inscrit dans un engagement à gauche, comme en témoignent plusieurs ouvrages pamphlétaires comme « De quoi Sarkozy est il le nom ? » et différentes réflexions autour de la réhabilitation du communisme dans des titres comme « L' Hypothèse communiste », paru en 2009. Ces prises de position radicales suscitent régulièrement la polémique et lui valent de recevoir de nombreuses critiques.Intellectuel controversé, Alain Badiou n'en demeure pas moins un philosophe reconnu, écouté avec attention sur la scène internationale. Son dernier ouvrage « Le Réveil de l’Histoire ? » analyse les derniers mouvements de révolte dans le monde, d’Egypte en Syrie, d’Espagne en Angleterre dans lequel il salue « ce retour de la pensée et de l’action des politiques émancipatrices directement articulées à l’action et à l’organisation des masses populaires ».Ce film est une production de l'agence Let's Pix pour le compte de l'Atelier Recherche et Développement de France Télévisions
Les clichés selon Caroline Fourest
"Les clichés que je vois le plus souvent revenir sont consacrés aux élites, aux intellectuels et aux journalistes. Sur ces univers, il y a l'idée de grands complots, de grandes ententes et qu'il n'y aurait pas de diversité d'opinion ".Caroline FourestCette journaliste, essayiste, et éditorialiste française, alimente les grands débat qui agite la société. Ce qu’elle pense, elle le clame haut et fort, en allant souvent combattre de front ses détracteurs.Féministe engagée contre le racisme notamment, elle défend l’égalité et la laïcité en France.En 1997, Caroline Fourest fonde avec sa compagne Fiammetta Venner, ProChoix, revue d’investigation et de réflexion « au service de la défense des libertés individuelles ».En 2004, la sortie de son livre "Frère Tariq", fait parler. Elle s'attaque à l'ambivalence de Tariq Ramadan, intellectuel qui souhaite alors incarner le modernisme musulman. Son livre, très fouillé et documenté met en lumière son double discours. Pour ce livre entre autres, Caroline Fourest et Fiammetta Venner reçoivent en 2005 le prix national de la laïcité.Début 2011, les deux journalistes renouent avec l’investigation, pour leur dernier ouvrage sobrement intitulé "Marine Le Pen", sorti chez Grasset. Le but de la manœuvre est d’enrayer « l’opération séduction » que la nouvelle leader du Front national mène sur le thème de la laïcité notamment.Caroline Fourest prépare un prochain livre, mais aussi une bande dessinée et un documentaire, qui dans l’optique d’une campagne électorale imminente devrait faire grand bruit !Ce film est une production de l'agence Let's Pix pour le compte de l'Atelier Recherche et Développement de France Télévisions
Les clichés selon Alexis Mabille
« Les gens vous mettent une étiquette facilement sur le dos parce que vous avez une certaine excentricité ».Alexis MabilleAujourd’hui âgé de 34 ans, Alexis Mabille s’est lancé en 2005 avec enthousiasme, dans ses propres collections : des pantalons et tops unisexes avec Impasse 13 et des noeuds papillons revisités avec Treizeor.Auparavant, Alexis Mabille a passé neuf années chez Dior auprès de John Galliano pour créer les lignes de bijoux fantaisie de prêt-à-porter et Haute Couture Dior. Il a aussi créé les bijoux masculins dès l’arrivée d’Hedi Slimane dans la Maison.Très jeune, à Lyon, Alexis découvre la mode. Il arpente les greniers familiaux et les musées, recoupant et cousant jupons, dentelles et autres colifichets anciens. Adolescent, sa passion pour la mode s’affirme et Alexis fait ses premiers pas de créateurs concevant costumes de fête et de théâtre et puis des vêtements pour ceux qui l’entourent.Il poursuit ses études de mode à Paris et reçoit le diplôme de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne en 1997. S’en suit son apprentissage chez Emmanuel Ungaro et Nina Ricci avant d’intégrer la même année le studio Christian Dior.À présent servi par une solide expérience de grande maison internationale et tout en continuant des collaborations avec d’autres institutions comme Yves Saint Laurent ou Lancôme, Alexis Mabille nous plonge dans un univers dynamique, ludique et osé, ou la sophistication et la fantaisie s’emparent avec panache de la mode unisexe.
Les clichés selon François Begaudeau
« La télévision rend bête est un cliché de gauche. » François Begaudeau A tout juste 40 ans, sa carrière haute en couleur force le respect. Au début des années 90, François Begaudeau sort de l’université de Nantes avec le CAPES et l’Agrégation. C’est durant ces années d’études qu’il forme avec des amis de faculté Zabriskie Point, groupe de punk rock français dont il est le chanteur. A la fin de son cursus, il devient naturellement enseignant. Dans un lycée « sensible » à Dreux d’abord, il est ensuite muté dans un collège du 19ème arrondissement de Paris. Ce deuxième poste lui laisse plus de temps, qu’il choisit de mettre à profit pour s’essayer à l’écriture. Il réalise également quelques piges. D’abord dans Les Cahiers du Cinéma. Il collabore à la revue Inculte, travaille pour Transfuge et So foot, et se fait remarquer à la télévision en étant chroniqueur pour Culture Club sur France 4. En 2008, deux ans après le succès de ce troisième roman, que le réalisateur Laurent Cantet le porte à l’écran. François Begaudeau joue dans le film le rôle d’un professeur de français dans un collège difficile. Le film obtient la palme d’or au festival de Cannes, 21 ans après le dernier film français récompensé, celui de Maurice Pialat, Sous le soleil de Satan (1987). Son dernier livre Tu seras écrivain mon fils parut en juillet dernier, est un complément de l’anti-manuel, un de ses livres publié en 2008 aux éditions Bréal. La maison d’édition donne l’idée de ce nouveau livre qui « creuserait le sillon comique » du premier. Résultat, un essai court, incisif, et forcément drôle.
Les clichés selon Michel Onfray
« Il y a des clichés en peinture, littérature, musique ou philosophie... Et ce sont dix personnes qui fabriquent ces clichés. »Michel OnfrayMichel Onfray fait partie des philosophes contemporains les plus connus dans l’hexagone. Il combat l’idée que la philosophie serait une discipline exclusive, peu accessible. Ainsi, Michel Onfray, couplé à une prise de conscience politique au lendemain des élections présidentielles, a décidé de fonder en 2002 l’université populaire de Caen. L’idée est de proposer un accès facile au savoir, gratuit et différent du modèle éducatif en vigueur. Il considère que l’apprentissage de la philosophie est aujourd’hui dispensé d’un point de vue historique, qui détourne l’étude des pensées philosophiques en temps que tel.Il crée dans cette même logique l’université populaire du goût dans sa ville natale, Argentan, en 2006. Le principe: redonner aux gens de toute condition le « goût des choses » pour que la grande cuisine ne soit plus réservée aux plus riches. L’idée est ainsi de décliner les légumes cultivables en recettes gastronomiques, proposées par des grands chefs invités.Auteur qui ne fuit pas les polémiques, en mai 2010 Michel Onfray désintègre Freud et la psychanalyse avec son ouvrage Crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne, remettant ainsi en doute une discipline à la reconnaissance trop suspecte à son goût. Athée confirmé, Michel Onfray trouve en effet douteux que la psychanalyse au même titre que la religion, est pu, en si peu de temps se démocratiser à l’échelle mondiale sans n’avoir jamais été réellement remise en question, ni rationnellement expliquée.Michel Onfray combat donc avec ferveur tout ce qui relève des « idées fantasmes » auxquelles on se rattache, et qui pendant ce temps nous empêchent de prendre notre existence en main.
Les clichés selon Marcel Rufo
« Les clichés ? Cela serait une organisation de soins standardisée, comme un ordinateur. Alors qu’en médecine, se prescrire est plus important que prescrire... Avoir de l’empathie sensible, souffrir avec celui qui souffre. »Marcel RufoIl est considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de l’enfant et de l’adolescent. Marcel Rufo, pédopsychiatre français est connu et reconnu pour son travail auprès des jeunes, alliant une expérience précieuse, et un savoir-faire bien à lui.En consultation, Marcel Rufo part de zéro. Et c’est là toute la difficulté de son métier : « il faut du savoir-faire, de l’intuition et de la patience » explique le pédopsychiatre, à l’accent provençal bien trempé. Son approche du métier se détache des méthodes traditionnelles. Il privilégie le contact avec l’enfant, par quelque moyen que ce soit, au risque parfois de dépasser le cadre thérapeutique, et de se faire montrer du doigt.Le professeur Rufo est également un personnage médiatique. Il présente pendant un an sur France 3, une émission dédiée à la famille en compagnie de Charline Roux Le mieux, c’est d’en parler. Il anime aussi une émission sur Europe 1 jusqu’en juin 2008. Son actualité médiatique est désormais sur France 5 avec Allô Rufo, ou il répond pendant six minutes aux questions de parents curieux, en compagnie de la présentatrice Eglantine Eméyé.Ce supporter inconditionnel du Rugby club toulonnais, l’équipe de sa ville natale, est aussi directeur médical de l’espace méditerranéen de l’adolescence à l’hôpital Salvator de Marseille.Son dernier ouvrage Tiens bon ! , à paraître aux éditions Anne Carrière le 27 octobre prochain, retrace sept cas cliniques que le pédopsychiatre a sélectionnés parmi les innombrables patients qu’il a rencontré au cours de sa carrière. Sept histoires qui ont marquées et transformées le professeur Marcel Rufo.Ce film est une production de l’agence Let’s Pix pour le compte de l’Atelier Recherche et Développement de France Télévisions.
Les clichés selon Alexandre Romanès
"Des clichés concernant les Tziganes et les Gitans, il y en a beaucoup. Voleurs d'enfants ? Des enfants, on en a déjà trop. Qu'est-ce qu'on va voler les vôtres ?"Alexandre RomanèsAlexandre Romanes est sans conteste le digne représentant de la cause tzigane en France. Ce proche du célèbre écrivain Jean Genet, qui le découvre lors d’un spectacle d’échelle libre qui fit fureur à Saint Germain des Près en 1976, est un membre de la célèbre famille Bouglione. Equilibriste mais aussi dresseur de fauves, Alexandre Romanes participe aux numéros « des grands » dès l’âge de treize ans.Un beau jour il décide de quitter sa famille, déçu par le virage que prend Firmin Bouglione et ses proches. La culture gitane est selon lui délaissée au profit d’une richesse ostentatoire qui le gêne. C’est à cette époque qu’il se retrouve à Paris, et vit de ses talents d’acrobate.En 1990, il fait la rencontre de Delia, une chanteuse issue d’une tribu tzigane de Roumanie. Il l’épouse et fonde avec elle le premier cirque tzigane d’Europe : le Romanès, Cirque Tzigane.Depuis Alexandre et Délia se battent sans relâche pour la cause tzigane en France, pour leur reconnaissance, et leurs droits à travers leur cirque.Alexandre Romanès est aussi écrivain et poète. Lorsqu’il quitte le cirque Bouglione, il ne sait ni lire, ni écrire. C’est au contact de Jean Genet que cette passion s’offre à lui. Un an avant sa mort, Alexandre Romanès se rappelle entendre Jean Genet lui dire; « Toi, un jour tu écriras ! ». Depuis il a écrit plusieurs romans et receuils dont les derniers publiés, Paroles perdues en 2004, et Sur l’épaule de l’ange, en 2010 tout deux parus aux éditions Gallimard.Le nouveau spectacle présenté par la famille Romanès « La Reine des Gitans et des Chats » aura lieu du 5 novembre 2011 au 2 janvier 2012 sous le chapiteau du cirque Romanès Tzigane.
Les clichés selon Jean-Michel Ribes
" Un cliché à combattre : les choses drôles, comiques, de fantaisie, sont moins créatives que les choses sérieuses. "Jean-Michel Ribes A bientôt 66 ans, cet homme de théâtre aux multiples casquettes ne s’est jamais vraiment arrêté. Début de l’histoire en 1966, date de la sortie de sa première pièce « Les fraises musclées », Jean-Michel Ribes a alors tout juste 18 ans.De nature plutôt angoissée, il le confesse lui-même, Jean-Michel Ribes n’imagine pas ne rien faire : «Travailler, c’est ma façon de survivre ».Son combat pour le rire, Jean-Michel Ribes le livre depuis toujours, avec la même idée en tête. Démocratiser un « rire libertaire », un rire qui empêche de se morfondre, qui est un acte de résistance face aux hypocrisies qui nous entourent.Cette bataille, il la poursuit de bien belle manière depuis 2002, date à laquelle il reprend le théâtre du Rond-point qui était un « très grand bateau échoué » avoue-t-il. Son idée est d’en faire un lieu de création dédié au théâtre et à l’écriture moderne, au service de jeunes auteurs méconnus qui se détachent de modèles théâtraux classiques et un peu périmés. Il installe une librairie, remodèle complètement le restaurant, et ouvre la nouvelle salle Roland Topor, réservé aux spectacles « tentatives ».Le dernier spectacle de Jean-Michel Ribes, René l’énervé, parodie de la scène politique française du moment, se joue actuellement au théâtre du Rond-Point jusqu’au 29 octobre.Ce film est une production de l'agence Let's Pix pour le compte de l'Atelier Recherche et Développement de France Télévisions.Jusqu’au 31 octobre 2011, participez au premier grand festival de Web fictions Click Clap ! lancé par France Télévisions. Un concours ouvert à tous, où il suffit de réaliser un film de trois minutes sur le thème : « Les clichés ont la peau dure ; faites la peau aux clichés ! ».Envoyez votre vidéo sur la page concours Click Clap ! à l'adresse suivante :http://www.dailymotion.com/contest/click-clap
Les clichés selon Fabrice Eboué
« Peut-on rire de tout ? Si on accepte de rire d'un cliché, il faut rire de tous. »Fabrice EbouéIl s’est déjà construit depuis une petite dizaine d’année une réputation d’humoriste sans concession. Issu de cette nouvelle génération de francs tireurs (il fait partie du Jamel Comedy Club), Fabrice Eboué n’a pas froid aux yeux. Il aborde dans ses sketches les problématiques françaises parmi les plus sensibles, et s’attire les foudres de bon nombre de personnalités ou associations à fleur de peau. Eboué l’assume et le revendique. Provocateur pour certain, un brin cynique pour les autres, ce membre de la Bande à Ruquier aborde en fait dans ses propos, de grands sujets de discrimination dont la société française n’arrive pas à se détacher.Ce passionné de musique, membre du groupe de rap Splifton à la fin des années 80’s, avant de se lancer dans l’humour via la mouvance du stand-up (modèle de show américain tout en interaction avec le public) est facilement reconnaissable. Son rire d’abord, bien à lui … ses cheveux défiant les lois de la pesanteur, et sa bouille de nouveau-né, donnent au personnage une touche singulière, et familière ! L’actualité chaude de Fabrice Eboué, c’est la diffusion de United colors of Jean-Luc sur la chaîne Comédie !, série qu’il a co-écrit avec Jérôme L’hotsky, et la sortie de son spectacle « Faites entrer Fabrice Eboué » en DVD, disponible depuis le 21 septembre 2011.Ce film est une production de l'agence Let's Pix pour le compte de l'Atelier Recherche et Développement de France Télévisions.Jusqu’au 31 octobre 2011, participez au premier grand festival de Web fictions Click Clap ! lancé par France Télévisions. Un concours ouvert à tous, où il suffit de réaliser un film de trois minutes sur le thème : « Les clichés ont la peau dure ; faites la peau aux clichés ! ».Envoyez votre vidéo sur la page concours Click Clap ! à l'adresse suivante :http://www.dailymotion.com/contest/click-clap
Les clichés selon Mathias Malzieu
« L'arme de destruction massive du cliché, c'est le rapport à la surprise »Mathias Malzieu (leader du groupe Dionysos)Mathias Malzieu inaugure la série quotidienne de films consacrés aux clichés, lancée dans le cadre du Festival de web-fictions Click Clap !Mathias Malzieu est né en 1974 à Montpellier. Après une carrière avortée de tennisman et des études de cinéma délaissées au profit de la musique, il devient une figure phare du rock français avec le groupe Dionysos, pour lequel il écrit, compose et interprète les chansons. Amateur de sensations fortes (longboard, surf ou saut à l’élastique), ce sont en grande partie ses impressionnantes prestations live qui l’ont propulsé sur le devant de la scène. Peu enclin à choisir entre sa vocation de chanteur déjanté et celle d’auteur décalé, c’est tout naturellement qu’il décide de mêler les deux, en rédigeant un recueil de nouvelles, 38 mini westerns (avec des fantômes), un émouvant roman autobiographique (Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi) puis La Mécanique du cœur (énorme succès critique et populaire en cours de publication dans 20 pays), ainsi que sa bande originale éponyme, qui deviendra en 2012 un film d’animation produit par Luc Besson.Ce film est une production de l'agence Let's Pix pour le compte de l'Atelier Recherche et Développement de France Télévisions.A partir du 11 juillet et jusqu’au 31 octobre 2011, France Télévisions lance sur le Web son premier grand festival de Web fictions Click Clap !Il concerne tous les citoyens en leur proposant de réaliser un film de trois minutes à partir de leurs caméras, appareils photo, Smartphones, sur le thème : « Les clichés ont la peau dure ; faites la peau aux clichés ! ».Une thématique qui s’adresse également à toutes les formes de diversité.Pour participer, c'est simple, envoyez votre vidéo sur la page concours Click Clap ! à l'adresse suivante :http://www.dailymotion.com/contest/click-clap