Annie Lacroix-RizPlaylist created by Bonzou | 5 videosSee more playlists »
List options
Export
Player mode on | off
Grid
List
Conférence d’Annie Lacroix-Riz (27/09/2011)
Conférence d’Annie Lacroix-Riz : "La stratégie du choc en France, de la crise des années 1930 à celle d’aujourd'hui" Annie Lacroix-Riz (née en 1947) est une historienne française, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris VII - Denis Diderot, ancienne élève de l'école normale supérieure (Sèvres), agrégée d'histoire, docteur-ès-Lettres, spécialiste des relations internationales dans la première moitié du XXe siècle et de la collaboration. Ses travaux portent sur l'histoire politique, économique et sociale de la Troisième République et de Vichy, les relations entre le Vatican et le Reich ainsi que la stratégie des élites politiques et économiques françaises avant et post Seconde Guerre mondiale.
"1940 : le choix de la défaite"
Conférence d'Annie Lacroix-Riz au café-restaurant "LE LIEU-DIT", Paris 20ème, organisée par les auditeurs de "Là-bas, si j'y suis !". Une conférence quelque peu détonante dans le concert historiographique consensuel de la Sarkosye… LES FILMS DE L'AN II
Le choix de la défaite - Annie Lacroix-Riz
Conférence tenue par Annie Lacroix-Riz à l'invitation de Solidarité et Progrès, le 28 septembre 2006.
Europe : mythe et réalités
L’UNION EUROPÉENNE : MYTHE ET RÉALITÉS, CONFÉRENCE DU 13 JUIN 2008. Le veto enregistré dans presque tous les (rares) pays où un référendum sur le cadre politique de l’Union européenne a été organisé atteste la prise de conscience populaire de ses réalités. Le jugement objectif a tardé, tant les promesses d’Eldorado ont accompagné, après la Deuxième Guerre mondiale en Europe occidentale, après la chute de l’URSS en Europe orientale, les grandes étapes de ce vaste plan d’unification des salaires au niveau le plus bas possible. Depuis que le paradis européen est apparu pour ce qu’il était – une impitoyable course au « dumping social » –, un nouveau thème (électoral) a surgi : la liberté illimitée du capital, baptisée « concurrence non faussée », serait la « dérive » malheureuse, récente et inattendue d’une Europe initialement « sociale ». L’exposé historique qui suit révèle une « Union européenne » fidèle, tout au long de sa vieille histoire, à son objectif primitif d’écrasement des salaires et de maximisation des profits. Définis peu après la Première Guerre mondiale, ses plans commencèrent à être mis en œuvre pendant la première phase de la collaboration économique franco-allemande, entre 1924 et la crise des années trente. Leur application prit tout son développement, d'abord sous tutelle strictement allemande, pendant l'Occupation, puis dans la sphère d'influence américaine, celle de l’après-1945 progressivement élargie, depuis la liquidation de l’URSS, à presque tout le continent – le champ de notre « Union européenne » d’aujourd'hui.
De Munich à Vichy
La Collaboration, avons-nous tous appris, est la conséquence de la terrible défaite de 1940. Mais si la défaite avait été elle-même le résultat d'une «collaboration» déjà fort bien anticipée entre une fraction de l'appareil d'État et des milieux d'influences français, et un déjà quasi-occupant nazi ? La question est taboue. De plus, comment imaginer que, tel le joueur de flûte d'Hamelin, les ennemis acharnés de la démocratie fusionnés avec les stipendiés de Berlin et de Rome aient pu si efficacement, et dans les normes du secret, faire d'une part suffisante du haut personnel de la Troisième République les complices de sa destruction ? Comment? Il fallait d'abord rouvrir le dossier, bien scellé par ce qui nous restait d'illusions, et revenir aux archives. Le constat est accablant. Annie Lacroix-Riz a réuni les mille pièces à charge d'une incontestable entreprise de subversion de l'État républicain. Il fallait ensuite reconstituer ces cheminements de corruption et de connivence qui ont fini par placer le centre de gravité de la trahison au cœur même de l'État. S'il est un mythe intenable, c'est celui d'un complot aux franges, de l'autre côté d'une ligne Maginot de sécurité républicaine qui aurait tenu jusqu'à l'invasion: en réalité, toute une chaîne de complicités, de l'extrême-droite aux rassurants radicaux, en passant par l'Etat-major, a voulu la mort du régime. À n'importe quel prix. Certaines n'ont peut-être pas complètement disparu: ce vieux malaise d'une part de nos élites avec le double fait national et démocratique... Annie Lacroix-Riz, ancienne élève de l'École normale supérieure, agrégée d'histoire, est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 7. www.historiographie.info