Spectacle vivantPlaylist created by r-productions | 45 videosSee more playlists »
List options
Export
Player mode on | off
Grid
List
Mozart "Così fan Tutte" (Opéra de Dijon)
Le 20 mars 2012Auditorium de DijonParieriez-vous sur la fidélité de vos femmes (ou de vos maris!)? Le jeu paraît dangereux, et il faut être bien téméraire pour préférer dans ce domaine la certitude, qui peut être cruelle, au doute bienfaisant et plus confortable…C’est pourtant à cette extrémité qu’un vieux philosophe, las de leurs rodomontades, pousse ses deux amis Ferrando et Guglielmo: pendant une journée entière, ils seront à sa merci, lui obéissant en tout, afin que chacun séduise, masqué, la fiancée de l’autre. Les deux jouvencelles, d’abord drapées dans leur dignité et éplorées par le faux départ à la guerre de leur amoureux, finissent par trouver le temps long, et la cour de ces deux inconnus qui se jettent à leurs pieds, bien distrayante…Troisième chef-d’œuvre de la collaboration entre Mozart et Da Ponte après Les Noces et Don Giovanni, Così eut longtemps à souffrir de ce sujet jugé scabreux et invraisemblable, indigne de la musique sublime de Mozart. Et pourtant, comme dans toute une tradition de la littérature du XVIIIe siècle (on pense à Marivaux), l’invraisemblance de la situation n’est là que pour mettre en valeur la véracité des intermittences du cœur qu’elle révèle ainsi. « Si Così est un jeu, c’est un jeu dont les divers aspects touchent chaque fois au centre de la personne humaine: le déguisement en appelle au problème de l’identité; le pari en appelle à la cruauté d’un jeu qui prend le cœur pour objet ; enfin, le contenu de l’épreuve, c’est l’amour (…) » (Dominique Jameux). C’est aussi pour Mozart le moyen de mêler plus que jamais les genres: comédie, farce, gravité, la musique s’amuse à brouiller sans arrêt les pistes dans l’ambiguïté la plus totale, triste mais narquoise, joyeuse mais désenchantée. Un masque derrière un masque derrière un masque… Après la recherche du bonheur des Noces, l’impossibilité d’aimer de Don Giovanni, la résignation aux vicissitudes du couple?
Turandot (tournage création vidéo)
L'Opéra de Dijon termine son cycle consacré à l’écrivain italien Carlo Gozzi, avec Turandot, dont il a signé l'histoire et les dialogues délirants. Après l’opéra "L’Amour des trois oranges" joué en mai 2010 et la pièce de théâtre "L’Oiseau vert" en octobre, cet opéra-bouffe se déroule autour d’une intrigue aujourd’hui bien connue : dans une Chine médiévale imaginaire, la Princesse Turandot, après s’être méthodiquement employée à décapiter ses prétendants, finira-t-elle par succomber à l’amour ?Refusant la psychologie et le naturalisme, Busoni, compositeur inclassable à cheval entre l’Italie et l’Allemagne, crée en 1917 ce qu’il appelle un « opéra du surnaturel » où la scène offre un miroir brouillé de la réalité dans une atmosphère irrévérencieuse, distanciée et grinçante qui fait apparaître l’ironie à chaque réplique. Vive et concise, la musique évoque tout autant le soleil méditerranéen que les brumes du nord et oscille entre classicisme et esthétique atonale du XXe siècle.Dirigé par Daniel Kawka que l'on a pu entendre en juin 2009 avec "Tristan et Isolde", l’opéra est mis en scène par l’Espagnol Cisco Aznar : chorégraphe et metteur en scène dont la "Coppélia" au Grand Théâtre de Genève ou la "Didon et Énée" à l’Opéra de Lausanne ont fait date, Cisco Aznar signe des spectacles drôles et hauts en couleurs que l’on compare parfois aux films d’Almódovar.Orchestre et choeurs Dijon Bourgogne ; Daniel Kawka (chef d'orchestre) ; Sabine Hogrefe (La Princesse Turandot) ; Mischa Schelomianski (L'Empereur de Chine Altoum, son père) ; Diana Axentii (Adelma, confidente de Turandot) ; Thomas Piffka (Le Prince Inconnu / Kalaf)) ; Bernard Deletré (Barak, serviteur de Kalaf) ; Stéphanie Loris (la Reine-mère de Samarcande) ; Loïc Felix (Truffaldino) ; Pantalone (Josef Wagner) ; Igor Gnidii (Tartaglia) ; • Réalisateur : Frédéric Delesques • Décors : Cisco Aznar (scénographe) • Ecriture / Compositeurs : Ferrucio Busoni.
Histoire du Soldat
Captation du spectacle "Histoire du soldat" au théâtre de la Renaissance à Oullins avec Thomas FersenMise en scène de Roland Auzet
Dance is a dirty job but somebody's got to do it
"Dance is a dirty job but somebody’s got to do it" est un hommage du théâtre contemporain à la danse contemporaine. Manifeste intime peuplé de figures mythiques ou anonymes, "Dance is a dirty job but so- mebody’s got to do it" met en scène un étrange stand-up-perfomer, narrateur-harangueur, érudit, poète di- dactique, éclectique et partial : SCOT. Ce dernier est entouré de partenaires non-moins atypiques : BETH, chanteuse, traductrice, commentatrice débridée, aux accents américain et italien parfaits, ainsi que CLEEF, virtuose imperturbable de la basse électrique et des machines à rythmes. Le trio forme la figure de ce qui pourrait passer pour un groupe de rock mais un groupe qui serait composé d’un professeur de philosophie de l’esthétique enragé, d’une poétesse irlandaise folle et d’un informaticien finlandais surdoué. Leur look en revanche est d’une élégance sans faille, tous trois très assortis, dans de beaux costumes-cravates gris, chemises et pochettes blanches.
Ici
Spectacle en trois mouvements, pour deux artistes et une musique mécanique aux fins de transformer la contrainte en poésie. Un projet de Jérôme Thomas, Markus Schmid et Pierre Bastien, enregistré au Parvis Saint-Jean (Théâtre Dijon Bourgogne - CDN) le 23 octobre 2010 par R PRODUCTIONS.
Duo
Performance musicale et jonglée avec Jean François Baëz (accordéon) et Jérôme Thomas (jongleur), et la complicité de Bernard Revel aux lumières."Depuis déjà plusieurs saisons, Jérôme Thomas invite Jean-François Baëz, complice virtuose, à partager les scènes de France et d’ailleurs. Armés pour l’un d’un accordéon, pour l’autre de ses outils à jongler et rien d’autre, ils développent pendant une heure un hymne à la liberté de jouer, de créer, de dialoguer avec le public. Praticiens de l’improvisation, et donc d’une redoutable précision, ils font de chaque « concert jonglé », un spectacle unique. Pour Jérôme Thomas, ce duo prend place à côté de pièces plus écrites, ouvrant la possibilité d’exprimer en quelque sorte son jonglage de toujours, mais nourri de nouvelles expérimentations, du mime, de la danse, du clown...Spectacle enregistré le 6 juillet 2010 par R PRODUCTIONS à La MALS de Sochaux, dans le cadre du festival "Bancs Publics" de la région Franche-Comté.
Deux hommes jonglaient dans leur tête
Spectacle enregistré à l'Espace des Arts de Chalon-sur-Saône par R Productions."Tout d’abord il y a la présence insolite des objets sonores. Globes ? Sphères ? Statues ? Totems ?D’abord silencieux, ils vont peu à peu s’animer, sous les doigts du jongleur et du musicien, devenir des objets générateurs de sons, habités d’une vibration propre. Sont-ils les objets du jongleur, sont-ils les instruments du musicien ?Dans l’espace peu à peu démultiplié par les miroirs, le jongleur et le musicien se confondent. Ils mettent en œuvre une communauté de gestes, se rapprochent, s’imitent et se répondent. La poésie naît de l’étrange manipulation qui joue sur l’échange, la magie, l’illusion.Illusion des balles et de leur reflet, illusion des baguettes qui viennent se glisser dans le mystérieux ballet."
Libellule et Papillons !!
Fantaisie visuelle où se conjuguent délicatesse du geste et entrain des artistes, le spectacle avant de s’épanouir dans une atmosphère de conte s’ouvre par un solo de Jérôme Thomas chorégraphié par Pedro Pauwels.
Panama Al Brown
Tout commence à la fin du siècle dernier, dans une baraque de tôle et de lattes de bois du Panama : ici est né Alfonso Teofilo Brown, que l’histoire de la boxe immortalisa sous le nom de Panama al Brown. En 1951, celui qui fut le Roi du Ring, celui qui sut défier Willie La Morte ou Marcel Cerdan, s’éteint dans un taudis de New-York.Spectacle crée et mis en scène par Roland Auzet (Compagnie Act Opus), enregistré à l'Auditorium de Dijon le 26 mars 2010.
Mille Orphelins
Cette histoire ne tient qu’à un fil. Le nôtre. Notre façon de s’engager dans un projet où les enfants de la Maîtrise de Radio France ne feront plus qu’un groupe, à l’image des peuples du monde entier. Les enfants, vous croirez les avoir regardés, mais ce sont eux qui vous auront vus. Il faudra bien s’y faire. Leur anonymat fait d’eux et d’elles des êtres impersonnels donc authentiquement singuliers. Ces enfants ne sont ni le futur, ni le présent, ni le passé, ils proposent un nouveau visage à l’éternité de chaque instant.Voilà pourquoi ces enfants semblent là pour attendre de nous tous quelque chose qui sans doute ne viendra pas sans que nous n’ayons commencé à résoudre ce qui en nous-même porte le nom d’identité. Leur mémoire est absolument neuve et pourtant, nous serons obligés de nous dire qu’ils savent tout de nous.Les enfants ne sont pas muets mais leur langage est secret. Il est le secret de tous les secrets. Il contient tous les mondes. Il est l’étincelle initiale de toute parole vraiment vivante. Vous ne les connaîtrez pas, mais eux vous auront connus. Ils ne sont donc pas pluriels, la singularité de chacun grandira de la proximité de tous, et c’est par leur regard posé comme au réveil sur notre univers qu’ils seront en situation d’ouvrir quelques instants une brèche en nous mêmes.S’ils vivent quelque part dans ce monde ... si un sourire fend leurs lèvres...si leur regard marque un étonnement ...c’est celui de constater que nous sommes encore là. Vous croirez les avoir entendus, regardés ... mais ce sont eux qui vous auront vus. C’est de notre histoire dont il s’agit !
La Nuit les brutes
Une maison, occupée par deux femmes, Ethel et Maria. Ni sœurs ni amies, deux femmes liées par l’empreinte d’un homme qui, des années plus tôt, leur a administré sa violence, comme on donne à un enfant son médicament pour dor- mir. De ce moment où elles étaient dans la cage, enfermée par lui, nourries par lui, brutalisées par lui, on sait peu de choses, au fond. Mais depuis lors, elles vivent empoisonnées, envenimées, cherchant la brute dans chaque homme rencontré, au cours de ces nuits où elles partent à leur rencontre, dans les bars où ils se perdent. Dépendantes à une violence qu’elles ont choisi d’alimenter, à laquelle elles ont décidé de s’offrir, pour mieux la dominer, passant avec des inconnus des contrats masochistes. Quand elles rentrent chez elles, elles le retrouvent, lui, seule la brute, le destructeur, le voleur de petites jeunes filles, l’homme qu’à leur tour elles ont enfermé, l’homme qu’elles nourrissent, auquel elles administrent leur violence. Parce qu’il doit payer, parce qu’elles doivent payer avec lui, ce lit qu’on fait chez soi pour la violence, cette violence espérée jusqu’au plaisir, voulue jusqu’à apercevoir la mort, glorifiée autant que maudite.
Les Travailleurs de la Mer, l'exil, la rage, le rêve
CREATION 2007. Spectacle enregistré le 1er avril 2010 au Parvis Saint-Jean à Dijon."Dire, jouer, chanter cette bataille épique de Gilliat, marin de Guernesey. Une bataille avec les éléments, l’océan, la tempête, une pieuvre, une bataille avec lui- même. La bataille d’un homme de « rien », persuadé qu’en sauvant un navire échoué, il gagnera l’amour d’une femme et l’estime d’une population braquée dans les juge- ments sans appel. Une lutte perdue d’avance avec la destinée, une lutte, à mort mais lutte furieusement vivante d’un « misérable » qui ne baisse pas les bras. Gilliat le maudit est bien le double romanesque de Hugo le banni, qui, exilé par Napoléon III, écrit debout sur son rocher de Guernesey « les travailleurs de la mer ». Cette fresque hugolienne est une lettre d’amour adressée à l’humanité, jetée comme une bouteille à la mer. C’est cette lettre que nous voulons déplier, dire à haute voix, et faire résonner dans l’ambiance d’une auberge maritime et musicale", Paul Fructus.
L'Amour des Trois Oranges
"L'Amour des Trois Oranges" s'est vu décerner le 22 juin 2010 le prix Claude-Rostand, pour le meilleur spectacle lyrique créé en province."Au royaume du Roi de Trèfle, le prince est malade -du moins, c’est ce qu’il dit. Les médecins préconisent de le faire rire pour le guérir, sauf qu’un complot destiné à prendre le pouvoir va littéralement chercher à le faire mourir d’ennui..." (Camerata de Bourgogne - Orchestre de Dijon - Chœurs de l'Opéra de Dijon et de l'Opéra Théâtre de Limoges / direction musicale : Pascal Verrot / mise en scène : Sandrine Anglade).Opéra enregistré à l'Auditorium de Dijon le 11 mai 2010.
Madama Butterfly (Giacomo Puccini)
Madame Butterfly, c’est le surnom donné à une jeune femme japonaise qui s’apprête à épouser un lieutenant de la marine américaine. C’est du moins ce qu’elle s’imagine, car en réalité le futur époux est déjà un ex : le goujat a prévu de se marier avec une autre et fait peu de cas des sentiments de Madame Butterfly, autant que de son obligation de renier famille et religion pour épouser un étranger.Différence de milieu social entre les personnages, grand écart culturel entre le Japon et les États-Unis, décalage des sentiments et opposition entre honneur et infamie font de "Madama Butterfly" un opéra à la fois émouvant, pénétrant et audacieux : Puccini y révèle toute sa modernité musicale après Verdi et Wagner et réinvente l’opéra italien alors malmené par les chambardements esthétiques du début du XXe siècle.Créateur de mises en scène épurées et inventives où l’émotion n’empêche jamais la réflexion, Jean-François Sivadier révèle la trajectoire pathétique d’une héroïne vacillant progressivement vers le précipice, magnifiquement incarnée dans la voix exceptionnelle et la présence bouleversante de la sublime Tatiana Monogarova.Captation vidéo réalisé par R PRODUCTIONS le 28 septembre 2010 à l'Auditorium de Dijon.
Tristan und Isolde (Richard Wagner)
"La princesse irlandaise et le chevalier de Cornouailles se donnent l’un à l’autre dans la plus intense des nuits d’amour, alors que se profilent les ombres suspectes du traître et du mari trompé. L’amour ne peut-il s’accomplir que dans la mort ? Wagner redonne vie au mythe par une musique bouleversante qui ne cesse plus de fasciner et de hanter ceux qui l’ont entendue, et donne la plus insoutenable évocation musicale du désir et de la mélancolie. Ce chef-d’oeuvre absolu de passion dévorante a changé pour toujours le cours de la musique et poussé l’opéra vers un point de non retour. La mise en scène d’Olivier Py a elle aussi fait date. Grand prix de la critique 2004-2005, elle allie prouesses techniques – l’immense navire qui avance pendant tout le premier acte – à une lecture moderne qui rend sensibles les moindres ressorts de l’action et plonge ses racines dans l’univers romantique qui est à l’origine de l’oeuvre. Une occasion unique de succomber au philtre d’amour."
"Neues Vom Tage" ("Les Nouvelles du jour") Hindemith
"Quelles sont les nouvelles ?Avec son opéra Neues vom Tage (Les Nouvelles du jour), Hindemith s’attaquait à l’Allemagne des années 1920 et choquait, en vrac :- une compagnie de gaz (un personnage vante les mérites de l’eau chauffée à l’électricité),- certains amateurs d’opéra (les scènes d’amour lyriques habituelles sont méchamment parodiées),- la morale (les protagonistes ne pensent qu’à divorcer en se croisant dans un hôtel du libre-échange où l’on prend son bain à plusieurs),- les médias (que l’on voit plus intéressés par les faits divers que par l’actualité politique)- les bonnes gens (la Vénus de Milo, en plus de ne pas avoir de bras, se retrouve sans tête)- les nazis (là, c’est un ensemble).Très rarement joué en France, Paul Hindemith a amené la modernité musicale dans l’Allemagne conservatrice de la République de Weimar : grand théoricien de la musique à la créativité débordante, attaqué personnellement par Hitler et poussé à l’exil après l’avènement du régime nazi, Hindemith impose un style original et très personnel où les timbres rares et la recherche harmonique apparaissent au premier plan.Partisan d’une musique objective où la sensibilité est toujours retenue, Hindemith n’en reste pas moins engagé dans son époque : après sa “comédie érotique pour des marionnettes birmanes” (Dans Nusch- Nuschi), l’enfant terrible de l’opéra allemand continuait à bousculer les gens comme il faut en parodiant la vie du début du XXe siècle.Quelles sont les nouvelles, demandions-nous ? Au début du XXIe siècle, rien de bien neuf, en somme…"
L'ombre amoureuse
Spectacle Jeune Public enregistré le 18 janvier 2011 au Théâtre Piccolo (Chalon-sur-Saône) par R Productions.Résumé : "Dans le château du roi son père, une jeune princesse s’ennuie. Elle rêve de partir à la découverte du royaume et de faire des rencontres inattendues. Mais le Grand Maître du protocole veille à ce qu’aucun incident ne vienne perturber le cours immuable des journées. Elle doit épouser bientôt le prince de Batavia, un puissant allié du royaume. Cette pers- pective la désole : non seulement le prince ne pense qu’à lui, mais il passe son temps à manger et à dormir ! Heureusement, chaque matin, la princesse parvient à s’échapper un moment pour aller rêver au bord de l’eau. C’est là qu’elle fait la connaissance d’un jeune homme mystérieux, dont elle ne voit jamais que l’ombre. Caché derrière un arbre, il refuse également de lui dire son nom. Dès que les gens du château se réveillent, il disparaît jusqu’au lendemain. La princesse décide de ne pas épouser le prince pour suivre le jeune homme sans nom et sans visage. Elle découvre alors qu’il s’agit de l’ombre du prince, qui par amour pour elle, s’est détachée de son maître."
On ne saurait penser à tout (Alfred de Musset)
Ce projet de monter conjointement "Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée" et "On ne saurait penser à tout", est né de mon intérêt ancien pour le théâtre de Musset et paradoxalement, pour Lorenzaccio. Avant de m’attaquer au monstre qu’est cette dernière pièce, j’ai eu le désir, plutôt que de passer par des pièces plus connues et d’un format plus classique comme "On ne badine pas avec l’amour" ou "Les caprices de Marianne", de m’intéresser à un pan délaissé et pourtant plein d’intérêt de son théâtre : les pièces en un acte.Ces pièces, qui firent la fortune scénique de Musset (ce sont les seules jouées avec succès de son vivant), sont presque oubliées aujourd’hui, alors que leur forme est d’une radicalité étonnante et que leur propos n’est pas très différent de celui des « grandes » pièces. Le défi de ce spectacle est de faire redécouvrir un pan délaissé d’une œuvre qui est avec raison considérée comme révolutionnaire, et dont la radicalité, dans notre monde inquiétant d’aujourd’hui où chacun peine à trouver des repères, résonne avec une actualité déconcertante. (Frédérique Plain)Texte : Alfred de Musset / Mise en scène : Frédérique Plain / Avec : Johan Daisme, Rodolphe Congé, Caroline Piette, Jean-Jacques Blanc, Jonathan Manzambi /Scénographie et costumes : Delphine Sainte-Marie / Lumière : Eric Rossi / Son : Benjamin Furbacco / Chanson : Pascal Sangla.Production : Espace des Arts, Scène nationale de Chalon-sur-Saône / Coproduction : L’alarme à l’œil – compagnie Frédérique Plain / Théâtre Nanterre Amandiers / Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.