De la Réforme protestante
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La virginité perpétuelle de la Mère de Jésus.
« Rien n’est impossible à Dieu. » (Lc 1.37), Marie pourra être à la fois Vierge et Mère !Marie est vierge aussi PENDANT l’enfantement, comme la lumière traverse le cristal, et Jésus ressuscité les portes closes (Jn 20.19,26 ; CEC 499).Marie est vierge APRES l’enfantement, aussi vrai que Marie est appelée « la Mère de Jésus » seul, et cela même lorsqu’elle est en présence des « frères de Jésus » (Ac 1.14)… Et lorsque St Mathieu écrit que Joseph « ne connut pas Marie jusqu’au jour où elle enfanta » (Mt 1.25), non seulement il ne dit rien de ce qui suivit l’enfantement, mais il dit que Joseph n’est pas le père naturel de Jésus.Pour assumer notre humanité afin de la sauver, Jésus n’avait pas besoin d’être conçu, mais seulement de recevoir la nature humaine. Et pour cela une mère suffisait, et une vierge, seule, convenait.
L'héritage de la Réforme 1.
Comme l’islam qui n’existe que pour remplacer le christianisme, le protestantisme n’existe qu’en s’opposant, en « protestant », en rejetant des éléments vitaux de la foi et de la vie catholique, que sont notamment la hiérarchie de l’Eglise, le culte rendu à la Vierge Marie, et l’adoration de Jésus-Eucharistie. Ces « trois blancheurs » ne font pourtant que manifester excellemment la vérité centrale du christianisme, à savoir l’Incarnation du Verbe de Dieu (Jn 1.1+) qui se continue par et dans son Eglise...
L'héritage de la Réforme, "Time is money".
L’esprit protestant a engendré l’économie contemporaine de cette façon : 1) le mépris de la contemplation et l’accomplissement de nos devoirs temporels comme seule façon de plaire à Dieu, a exalté le travail ; 2) la réussite temporelle considérée comme gage d’élection divine a fait de la recherche de la richesse la principale activité de l’homme ; 3) mais la richesse destinée non à satisfaire les besoins naturels de l’homme, ce qui est contraire à l’ascèse puritaine, mais la richesse destinée à être signe du salut, et donc valeur en soi, le but du travail devenant le profit, l’argent ; 4) l’argent devenu une valeur en soi, l’usure a été réhabilitée et est devenue le principe du capitalisme et de sa célèbre devise : « Le temps, c’est de l’argent ! ». Eh bien non ! Le temps, c’est beaucoup plus que de l’argent, c’est notre vie qui nous est donnée pour que nous puissions mériter de vivre avec Dieu pour toujours ! (Lc 16.13)…
L'héritage de la Réforme 3, morale et politique.
Pour avoir voulu s’affranchir de l’autorité du Pape, les protestants se sont confiés à celle des princes de ce monde, devenus chefs de leurs « Églises » !Le refus de l’autorité de l’Eglise a conduit au refus d’un ordre politique conforme à l’ordre naturel, aussi vrai que s’il n’y a pas d’ordre objectif dans le domaine supérieur de la religion il ne saurait y en avoir dans le domaine inférieur de la politique. Le refus de l’autorité de l’Église en matière de foi a conduit à l’individualisme, l’individualisme à l’indifférence en matière religieuse, l’indifférence à l’égalité de toutes les opinions, et l’égalité de tous à la majorité comme principe du bien et du mal. En sorte que ce qui est vrai aujourd’hui peut ne plus l’être demain, et vice versa. Ce n’est plus la Vérité, c'est-à-dire Jésus-Christ (Jn 14.6), qui gouverne les hommes, mais l’opinion, promenée par l’erreur et l’ignorance, le préjugé et l’idéologie, l’émotion et la manipulation …
L'héritage de la Réforme, ses 3 principes.
La Réforme se revendique de trois principes.1er principe, « Sola Scriptura » : la Bible est la seule source de la Révélation et la seule autorité en matière de foi. Mais cette affirmation oublie qu'avant d’avoir été écrite la Parole de Dieu a d’abord été dite. La Bible n’existe donc QUE dans et par l’Église.2ème principe, « Sola fide » : la foi seule sauve. Mais la vérité est que si l’homme n’est pas sauvé par ses seules bonnes œuvres, il ne l’est pas non plus par la foi seule, mais par les deux… aussi vrai que la rose ne vient pas seulement de Dieu, ou seulement du rosier, mais des deux, Dieu donnant au rosier de produire la rose !3ème principe : le libre examen, qui postule que la conscience doit interpréter directement la Parole de Dieu, sans l’aide d’aucun intermédiaire ni autorité, mais par la seule illumination de l’Esprit-Saint. Évidemment, le Démon ne demande pas mieux que chacun s’imagine être l’interprète infaillible de Dieu !
Jésus n'a fait qu'une Eglise.
Celui qui a reconnu l'existence de Dieu ne peut plus ne pas être religieux. Mais il y a tant de religions ! Laquelle choisir ? Ni Bouddha, ni Allah, ni Ali Baba n'ont donné leur vie pour nous. Jésus seul l'a fait. IL mérite donc d'être plus que quiconque d'être notre Maître. Or Jésus n'a fait qu'une Eglise afin de rassembler la multitude des enfants de Dieu dispéersés. Et cette Eglise, il est facile, parmi la multitude qui chaque jour se créée, de la reconnaître : elle est la seule à pouvoir apporter la preuve historique de sa fondation par Jésus Lui-même...
N'appelez personne votre "Père" sur terre !
« N’appelez personne votre Père sur la terre... » (Mt 23.9) ne contredit pas l'Évangile où le mot de « Père » n’est pas toujours appliqué à Dieu… (Mt 4.21; 1 Co 4.15; Lc 2.48; Mt 10.37; Mt 15.4; Jn 8.44; Mt 3.9 ; 15.6 ; 19.5,19,29 ; 21.31 ; 23.30,32 ; Mc 13.12 ; Lc 11.11… ).Jésus a voulu non seulement nous inviter à vivre avec Dieu comme un enfant vis-à-vis de son père, c'est-à-dire dans la gratitude, l’humilité, l’obéissance et la confiance, mais encore nous révéler la Première Personne de la Sainte Trinité comme étant LE Père, en un sens absolu, c'est-à-dire Père de Lui-même et en Lui-même, Principe sans principe, Lui « de qui toute paternité, au ciel et sur la terre, tire son nom » (Ep 3.15) , en sorte que le mot « Père » est Son nom propre.De même donc que l’homme devient père en communiquant la vie humaine et temporelle, de même l’Église appelle « père » les prêtres parce que eux aussi communiquent la vie, mais la vie divine et éternelle, celle du Christ.