Poèmes / PoésiesPlaylist created by yvon62100 | 41 videosSee more playlists »
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Embrun
Le vent glisse sur ton visage, négligemment Y dépose un souffle venu d’un ailleurs Tu exposes ton regard vers les galets de cette plage L’embrun aimerait se glisser en cet endroit dissimulé Se lover, étreindre tes pensées les plus insondables Réveiller les démons enfouis en ton être intérieur. Le vent n’a pas négligé tes malheurs, succinctement Il souffle comme la bise venant effleurer les frimas de ton cœur Éveille en toi le plaisir qu’illumine ton regard, insondable bonheur; Tu fais face à la mer, négligemment tu offres ton corps à la lumière T’abandonnant aux plaisirs de la chair, laisse choir des doigts disgracieux Vaguelettes léchant discrètement, comme la marée montante Le répit ne peut se faire, ton con se fait l’appel d’une histoire infinie Tu ouvres un chapitre sur ton ombre chancelant sur ce sable négligé Écarte un soupçon d’allégresse en toisant les cris de ce goéland blessé, Chancèle un glissement vers l’obscur plaisir, l'écrin d'or vibre à cette faveur Le roulis se meut deviens perceptible à cette fureur montante, décadente; L’encre n’a plus qu’une odeur inondant les parois... Une plume vient se fondre en toi.
Amour composé
Amour composé Cette nuit devient froide devant ce lit défroissé Des corps séparés, une lune éclipsée Des idées surannées au plafond cramoisi Un accord pétrifié, un refrain galvaudé… Cette nuit devient froide devant ce lit défroissé Des fils se sont arrachés, une lumière brûler Des flots de mots se sont assourdis au fil de ta bouche lâchée Un accord épousé, un refrain déguisé… Cette nuit devient froide devant ce lit défroissé Des sons inhabituels dans une ruelle désertée Un clapotis strident sur les carreaux encrassés Un accord étranglé, un refrain étouffé… Cette nuit devient froide entre mes mains lacérées Une idée de mort sur un masque émacié Souffle syncopé au tic tac d’un cœur assécher, aux sirènes hurlées Position chien-fusil d’un tir accablé…! Deux liens pour "visiter" les oeuvres de Christiane moreau : Son blog : http://christianemoreau.blogspot.com/ Et ici sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/Christianamoreau
Hiver
Cette vidéo avait était déposé en décembre 2007 mais comme le son était exécrable, je me permets de l'ajouter à nouveau avec un son amélioré ! ;-) Je la vois envelopper dans son linceul blanc Elle monte doucement sautant un à un les obstacles Toisant les dunes et les champs Couvrant lascivement de sa froideur Son souffle à faire glacer mon sang. Couleur uniforme sans équivoque dans sa forme Dressant les moindres recoins de mon corps Embuant ma vue, lâchant de ma bouche Ces volutes de fumée Au moindre tressaillement de mes membres. Tu parcoures mon échine, m'irradie de ton haleine froide Ne me laisse pas le moindre répit pour ne plus Sentir le corps du temps, la valse du vent Qui s'en vont perpétuellement ! Hors de mes yeux, ruisselle cette rivière en pleurs. Brume d'hiver, montante, déclinante A la couleur d'une pierre, d'une dalle Froide et pénétrant mon corps imbu de cette lumière Reste à trouver le chemin, une clairière Sortant enfin de ces ténèbres, me laisse respirer ce temps d'hiver.
Parenthèse
L'âme est encore présente en ses parois effritées Comme s'effilerais tes bas et tes effluves dispersés Écoute la chanson du vent sur cette platine disloquée Un sentiment illusoire de paroles données Le couplet se complait en boucle répété Le refrain se fraie un chemin aiguise un son strident Se lézarde nos paroles en un écho plaqué sur le bitume La parenthèse s'érige en anathème sur un ton décalé La chaleur à encore un goût d’un presque inachevé Comme sauterait le dernier bouton de ton chemisier Écoute la complainte de nos corps déposés en ces lieux Dénuement d'un monde obscur aux accents éclatés Plaisirs dénoncés en bribes syncopées Un sentiment illusoire de paroles données L'écriture en cet instant est une divinité La parenthèse se fixe comme une étoile ( mai 2008)
L'invitation
Me pendre a ton cou Prendre les coups Désirais les nuages, sous l’ombrage du tonnerre Errer mon ombre sous les soupirs hauts Au coin d’une rue, verte pâture Étreindre une mèche sous la couette de mes désirs Éteindre ton corps sous le bel astre du plaisir Me pendre à ton cou Perdre le tout Inventer les rivalités des espérances spoliées Sombrer dans la lumière coincée du plafond J’évacue le ruisseau de mes veines, à présent tailladées J’aperçois le souffle du cheval, comme hennissant J’atteins le froid dans l’obscurité, lévite à l’invitation Me pendre à ton cou Rendre les autres jaloux Glisser dans le pare brise de tes rêves Dénigrer le nœud coulant autour des affluents débordées Faire choir l’exclamation, comme la butte se refuse La lumière s’évacue sous l’ombre de tes pieds J’écris un dernier mot sur cette feuille froissée Grâce à mes yeux de ma nuque brisée Me pendre à ton cou…
Brûle-moi
Flamme, tu me brûle le corps Inondant dans ce désaccord pestilentiel Décharnant la chair de ma chair Suivant au pas la courbe du temps Qui flétrit l'habit de mon âme ! Flamme ,tu me brûle l'esprit Incendiant dans un roulement de tambour Captant dans un ultime sursaut , la cohorte des vents Arrêtant L'effluve de l'écume du temps Qui irradie l'enveloppe de ma chair ! Flamme, tu me brûle la main Inventant un décor satiné et sans fin Eclaboussant de ta lumière , vive, incandescente Saoulant mes gestes dans une arabesque folle Qui meurtri l'essence même de mon sang coagulé ! Flamme,tu me brûle les entrailles Essoufflant mes derniers cris , jailli du tréfonds M'enamourant de cette mort , dernier recours Raidissant mes membres,atrophiés,gelés Qui enchérit le dernier souffle sur mes dernières pensées !
Amours enfantés
Quand "Amours défuntes"écrit sous un autre "angle" devient : "Amours enfantés" ---------------- Ne vous retenez pas sur mes lèvres. Pareille à la caresse bénie d’un papillon La tendre chrysalide que le vent berça Ainsi que tes mots portés par l’écho Font naître et gémir mes frimas. Ne vous retenez pas à mes pieds Suivez mon regard éperdu Habillé de mon âme, berceau de mes pensées. Je vous rejoins dans l’aurore Pour faire jaillir la lumière et la vie. Ne vous retenez pas de fouler Vos pas dans mes pieds ensablés. Traces éphémères sur cette plage nue Retenant mon chemisier de vos mains lestes Dont la brise a traversé le voile Et piqué mes mamelons durcis. Ainsi même encore vêtue Vous ne retenez pas l’étreinte Ni l’offrande, ni l’écume, ni la vague. Venez-vous étendre sous le ciel chargé Et dans le sable tous deux allongés Dans une empreinte unique inconsistante Nous contemplerons les goélands Ta jeunesse et ma jeunesse unies Défieront le temps et le vent.
Si c'est une femme
Si c'est une femme... De ce ciel aujourd'hui, si azur, si pur Ouvrant cette arche, aux confins des étoiles J'aimerais tant vous faire scintiller au firmament Reposer votre tête, sur mon torse nu ! Vous fûtes cette âme... De cette neige collant à vos pieds Foulant les labyrinthes de la mort, aux confins des mémoires J'aimerais tant réchauffer ce sein froid, ne serait-ce qu'un instant Poser mes doigts effilés, sur vos lèvres décharnées ! Vous fûtes ce sourire... De ce peuplier vouté, poupées disloquées Peinant à garder votre droiture, aux confins des latrines J'aimerais tant vous dire "Je vous aime", pour toute une vie Baiser votre joue osseuse, sur votre corps défraîchi ! Vous fûtes cette femme... De cet endroit, sous ce manteau blanc implacable et froid Perpétuant votre souvenir, aux confins de ces larmes asséchées J'aimerais raviver cette flamme, pour l'éternité Relever votre essence, sur votre âme exclue ! Vous fûtes... et resterez, Graver en lettre indélébile : Je suis cette Femme !... Texte inspiré de l'introduction "Si c'est un homme" de Primo Lévi.
Amours défuntes
Je me retiens de déposer sur vos lèvres La caresse meurtrie d'un leste papillon Ephémère chrysalide, que le vent à fait choir Que les paroles portées par l'écho de la montagne Aient fait fuir les frimas du blizzard Je me retiens d'être à vos pieds, suivant votre regard Perdu sur cette grève, vos amours défuntes. Haillon de votre âme, linceul de vos pensées, Vous me fuyez, comme le crépuscule à l'aube morte Aient fait fuir, caveaux et corbillards Je me retiens de fouler un à un les pas de vos pieds En ce sable, modelant vos espoirs, sur cette plage nue Glissant ce chemisier, par cet habile geste Dressant vos seins, pointus, titillés, Par la hardiesse de cette bise, piquant vos épaules à présent dévêtues. Je me retiens, mais... le temps à laisser, l'offrande de votre jeunesse Le clapotis des vagues, entraine l'écume vers le large Nuages s'amoncelant, vent coupant tel un rasoir Marchons, dès lors, amants unis vers ce chemin, ce cap Deux goélands planent, épousant l'océan éternellement. --------------- "Cry Me A River" par Julie London Music de Arthur Hamilton A la guitare, le talentueux troubleclef que vous pouvez retrouver ici même : http://fr.youtube.com/profile?user=troubleclef
Le chemin
Je chemine vers le chemin,ombrageux,ténébreux Pénétrant de lumière dans mes yeux,rosisant pourtant mon teint blême. Je déambule vers le chemin,voulant dans un souffle repousser ces montagnes Collines verdoyantes ,chatoyant pourtant, mon coeur meurtri. Ainsi vint cette route,ce chemin... Je m'inocule vers le chemin,fluidifiant encore mon sang rougis de colère M'amène vers cette main qui me tend mienne,un simple toucher. Je m'enivre vers le chemin comme un amoureux,perlant de sueur,jusqu'au yeux Ne me prends pas dans tes bras en cet instant ,tu m'étoufferais de ta bouche rieuse. Ainsi vint cette route,ce chemin... Je balbutie vers le chemin,au bord du précipice le pied tanguant Equilibre aléatoire dans cette fuite en avant,douce allusion. Je m'envole vers le chemin,soleil qui me brûle de ses dards et me dit à présent Lève toi et marche. O mon Dieu laisse moi succomber à cette voix salutaire. Ainsi vint cette route,ce chemin... Je frôle vers le chemin où tu m'as pris la main,caressant mon visage luisant Restez encore parmi vous,mon heure et avec ceux que j'aime ici bas... Je chemine vers toi,ma prêtresse,ma déesse, Mon coeur reprend ce chemin,qui ne m'éloignera pas hors de ta vue. Ainsi... je quitte cette route ,ce chemin... Je viens à toi !
Hommage aux derniers poilus
Champ de coquelicots Toi, ma dulcinée,ma maîtresse Sur cette feuille à cigarette J'ai couché ces simples mots Pour que tu leur clame de vive voix : "Leurs trépas est avancer... !" Combien de frères d'armes Ai-je perdu, Aujourd'hui ? Soleil qui ne brille plus que sous ces volées D'un canon , peine perdue Ce temps est irrésolu... Ce goût acre dans ma bouche Qui ne baise plus tes lèvres charnues Seul avec mon fusil, ma seule compagne Est-elle la seule à me sortir ce cet enfer ? Je t'implore de leur dire : "Qu'ils nous tuent !" Toi ma dulcinée, ma tendresse Je vais crever sans tes caresses Creuser par cet obus, ce trou obtus M'enterrera dans cette tombe d'infortune A mille lieux de toi ou tu verras,demain Se lever comme un seul homme Cet océan rouge sang... ...Un champ de coquelicots. @Yvon --------------------------------- A ce jour (novembre 2007), la France compte trois survivants de la Première Guerre. - Louis de Cazenave (16-10-1897) : né à Saint Georgesd'Aurac, il est l'ultime rescapé français du Chemin des Dames. Il reçut la Légion d'honneur en nov. 1995. - Lazare Ponticelli (07-12-1897) : né à Bettola (Italie), il reçut la Légion d'honneur en fév. 1996 Autre vétéran français de la Première Guerre encore en vie : - Raymond Cambefort (11-02-1900) : né à Toulouse, il s'engage en août 1918 au 1er groupe d'aérostation de Pau. Bien qu'ayant participé à la campagne contre l'Allemagne d'août 1918 à novembre 1919, il ne possède pas, selon les critères actuels français, le statut d'ancien combattant de la guerre de 14-18.
Amour en quatre proses
J'ai regardé ton visage Et comme un bateau en plein naufrage Je n'ai su le retenir,tangue l'embrum Accorde les rimes,juste une mesure Une larme à couler et cache ton sourire J'ai regardé tes mains Et comme en plein cauchemar Je n'ai su les joindre,blesse la cicatrice Accorde les rimes ,juste une mesure L'encre s'est mise à tacher,jusqu'aux veines des souvenirs J'ai regardé tes seins Et comme une girouette en plein tourment Je n'ai su les prendre,comme un oiseau faisant son nid Accorde les rimes,juste une mesure Sécrète en moi une infinité de désirs J'ai oublier ton corps Et comme un triste sire Je n'ai pu gaver l'elixir,en ma semence extatique Accorde moi les pleurs,juste une rythmique Fécond en moi un plaisir sémantique... !
Le bouquet (Henri de Régnier)
Sur la rosace éclose au centre du parquet Pose ton pied léger , écoute et sois furtive; La solitude parle à celle qui arrive; N’as-tu pas entendu le marbre qui craquait ? La harpe tremble et vibre à ton pas indiscret, Le lustre se balance et son cristal s’avive; De ce qui semble mort crois-tu que rien ne vive ? La glace à son fantôme et tout à son secret. Le temps passe; tout fuit; les choses sont fidèles, L’invisible silence évente de ses ailes La poussière pensive et l’ombre transparente; Et, sur la table nue où le marbre veiné A quelque chair ancienne et pâle s’apparente, Effeuille le bouquet que l’amour t’a donné.
Crépuscule d'automne
Narration d'un poème d'Henri de Régnier...
Ode (Henri de Régnier)
Narration d'un poème d'Henri de Régnier
Chambre dans la nuitée
Sourde est la nuit l'ombre la brume Sourd est l'arbre sourd le caillou Sourd est le marteau sur l'enclume Sourde est la mer sourd le hibou Aveugles la nuit et la pierre Aveugles l'herbe et les épis Aveugle est la taupe sous terre Aveugle un noyau dans le fruit Muettes la nuit et la misère Muets sont les chants et la prairie Muette est la clarté de l'air Muet le bois le lac le cri Infirme est toute la nature Infirmes sont bêtes et rocs Infirme est la caricature Infirme l'idiot qui débloque Mais qui voit ? qui entend ? qui parle ? (Raymond Queneau)