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L'Evangile de la souffrance
« Je trouve ma joie dans les souffrances que j'endure pour vous » disait St Paul (Col 1, 24 ; Ep 3.13 ; Jc 1.12 ; 1 P 1.6). Surmonter le sentiment profondément enraciné de l'inutilité de la souffrance devient une source de joie. Non seulement la souffrance ronge intérieurement la personne, mais elle semble faire d'elle un poids pour autrui. Mais que soit découvert le sens salvifique de la souffrance de par l'union au Christ, et ce sentiment déprimant est transformé ! Celui qui volontairement « complète ce qui manque aux épreuves du Christ » (Col 1.24) découvre qu'il est utile, utile comme le Christ, au salut de ses frères et sœurs. Il accomplit un service irremplaçable ! Dans le Corps du Christ, qui grandit sans cesse depuis la Croix du Rédempteur, grain de blé jeté en terre (Jn 12.24), la souffrance, imprégnée de l'esprit de sacrifice du Christ, devient l'aimant qui attire les bienfaits indispensables au salut du monde ! Nous devenons co-rédempteurs.
Pourquoi et comment souffrir ?
Jésus n’est pas venu supprimer la souffrance ni nous apprendre à la fuir, mais la remplir de Sa présence. Parce que le Christ a souffert volontairement, librement (Is.53.10-12), la souffrance est entrée dans une nouvelle dimension, qui permet à tout homme de découvrir dans la souffrance rédemptrice du Christ ses propres souffrances, mais enrichies d'un contenu nouveau et d'une signification nouvelle. Si l’homme accepte de souffrir pour et comme le Christ, il découvre le chemin de la Résurrection ! C’est pourquoi : « Il s'agit désormais de connaître Jésus, avec la puissance de Sa Résurrection et la communion à Ses souffrances, Lui devenir conforme dans Sa mort, afin de parvenir si possible à ressusciter d'entre les morts. » (Ph 3.10-11) !
La souffrance vaincue par l'amour.
Tout le péché de l'homme dans son étendue et sa profondeur est devenu la véritable cause de la souffrance du Rédempteur… La souffrance humaine a atteint son sommet dans la passion du Christ en raison de la perfection du Christ, et a revêtu une dimension complètement nouvelle liée à l'amour, à l'amour qui crée le bien, en le tirant même du mal, en le tirant au moyen de la souffrance. Si Jésus a pu effacer les péchés, c’est parce qu’Il les a assumés avec un amour envers le Père qui surpasse le mal de tout péché.Certes « le langage de la Croix est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est puissance de Dieu. » (1 Cor 1.18 ; Mt 26.39,42). Benoît XVI : « Seul un Dieu qui nous aime au point de prendre sur Lui nos blessures et nos souffrances, surtout la souffrance de l’innocent, est digne de foi. » (Message urbi et orbi Pâques 2007)Cf. "Le sens chrétien de la souffrance humaine" de Jean-Paul II.
Le sens de la souffrance 1/7.
La vraie réponse au « pourquoi » de la souffrance ne peut se trouver que si nous contemplons le Christ crucifié en qui se révèle la sublimité de l'Amour divin. Alors, il devient possible de dire comme S. Paul : « Je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour Son corps qui est l'Église » (Col 1.24). Alors, nos souffrances peuvent devenir celles de l'enfantement d'un monde nouveau...Dans la souffrance de « l'Agneau de Dieu » (Jn. 1, 29 ; Is. 53.2-6), les péchés sont effacés parce que lui seul a pu les assumer dans un amour pour le Père qui surpasse le mal de tout péché. Dans l'espace spirituel des rapports entre Dieu et l'humanité, Jésus anéantit le mal, en le remplaçant par le bien qu'est le don de Lui-même...Cf. la magnifique lettre encyclique de Jean-Paul II "Le sens chrétien de la souffrance humaine".
Islam, morale et connaissance.
En islam, le péché n’est pas pensé comme rupture de la relation avec Dieu, mais comme infraction à un règlement, car il n’y a pas de relation personnelle possible avec Allah, et donc pas d’accès personnel à la Vérité.Un fondement au caractère absurde des prescriptions dites morales de l’islam vient du raisonnement qui pose que puisque Dieu est unique et seule source donc de ce qui est, alors le bien et le mal ont même origine, et donc n’ont pas de différence essentielle entre eux… Est bien ce que Allah dit être bien, et est mal ce qu’Allah dit être mal, mais ce pourrait être tout aussi bien l’inverse, le bien être mal et le mal être bien, si Allah le disait ainsi. Bien et mal, au fond, ne signifient rien. Il n’y a pas de bien ou de mal en soi. Ce ne sont que des mots. Le bien et le mal n’existent donc que dans la tête et par le leurre de celui qui, trompé, veut plaire à Allah…Il n’y a pas en islam de péché, de faute morale, mais seulement des fautes légales.
Connaître Dieu est la joie parfaite !
Dans l'islam Allah est inconnaissable. Dans le christianisme, Il Se donne à connaître... de sorte que partageant la connaissance que Dieu a de Lui-même, les élus partagent aussi la joie infinie de Dieu d'être Dieu...
Réincarnation, fausse théorie.
Pourquoi la théorie de la réincarnation n'est pas possible ?1) Parce qu'il n'y a pas de corps qui n'ait pas déjà d'âme.2) Parce que l'âme est personnelle, avec son histoire, ses connaissances, etc et ne peut donc être une autre âme. L'âme d'un adulte, par exemple, n'est pas celle d'un enfant.3) La réincarnation est destinée à purifier l'âme afin qu'elle puisse au final ne plus se réincarner. Selon donc ce principe, il devrait y avoir de moins en moins d'âmes sur la terre. Or, nous voyons que c'est le contraire qui est vrai...
Ame immortelle
L'âme est le principe organisateur et animateur de la matière. La mort séparant l'âme de la matière qu'elle organise, le cadavre est l'ensemble des éléments matériels qui se désorganisent et qui n'est plus animé.L'âme humaine est immortelle en ce qu'elle possède la pensée par laquelle elle connaît des réalités immortelles (Cf. Jn 17.3,)et qu'elle est douée de volonté, et donc de liberté, lui permettant d'échapper à la loi de la nécessité qui s'impose au monde matériel et donc aussi à la mort.
La chance d'exister !
Quelle chance avons-nous d'exister ! Nous aurions pu ne pas être ! Et nous existons ! Notre vie est un cadeau ! Et une responsabilité ! Celle d'en faire quelque chose de beau, de vrai, de bien, qui aurait pu ne pas exister, et qui à cause de nous, sera ! Pour ceux qui doutent que leur vie soit une chance, qu'ils considèrent l'histoire de la bouteille à moitié pleine qui, si elle attriste celui qui la voudrait pleine, fait l'affaire de celui qui se réjouit qu'elle ne soit pas totalement vide. Pour ceux qui trouvent que leur vie n'est pas une chance, qu'ils se réjouissent, car Jésus est venu "sauver ce qui était perdu" (Lc 19.10), en sorte qu'il y a actuellement, disponible, pour tout un chacun qui la désire "la joie parfaite" (Jn 16.22-24), une source jaillissante au plus profond de soi en vie bienheureuse, glorieuse et éternelle (Jn 4.14)...