anthony giroud damon

Disons que cela commence dans la forêt, aux alentours d'Aix-en-Provence. Pendant des heures, je profite du paysage, m'attarde sur les détails d'une écorce, d'une racine qui émerge de la terre, des fibres d'une feuille... <br /><br />Le regard part en voyage. <br />Je scrute tout ce qui est à ma portée, je dessine déjà dans ma tête, inquiet de capturer un maximum de détails dans le désir insensé de tout rendre de ce que j'ai vu... <br /><br />Alors, je prends des photos, sélectionne le point de vue, travaille la qualité de la lumière. <br />Muni de ces images emmagasinées, je rentre et je dessine au crayon chaque feuille, chaque nuance, dans un long processus maniaque. Ce n'est jamais assez. <br />Chaque élément à son identité, qu'il ne faut surtout pas perdre, à en devenir fou. <br />C'est que, mentalement j'aborde déjà ma propre ballade virtuelle. Durant tout ce temps, je n'ai jamais pensé qu'en 3 dimensions. Et j'imagine la brutalité du noir et le basculement de ce dessin névrotique dans un nouveau paysage virtuel, le passage de l'image statique à la fluidité d'une vidéo 3D. De ce qui n'est qu'un arbuste va bientôt naître une autre contrée et une nouvelle promenade. <br /><br />Le feuillage devient une montagne, la racine remontant vers l'arbre devient une rivière et l'arbre en lui même se creuse comme un immense canyon...