His profile
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http://www.schivardi2007.com
Ce que l’homme a de merveilleux, c'est qu'il ne se laisse jamais gagner par le découragement
Voter Schivardi en 2007
L’enjeu...
En instituant la République une et indivisible, la Révolution française a jeté les bases d’une démocratie politique garantissant l’égalité en droit des citoyens.
Au cours des siècles, la lutte de classe a inscrit dans ce cadre les plus grandes conquêtes de la démocratie sociale.
De son côté, la réaction a toujours cherché à remettre en cause l’unité de la République pour briser l’unité des conquêtes ouvrières et démocratiques, l’unité de la classe ouvrière elle-même.
Depuis quinze ans, l’Union européenne est l’instrument privilégié de cette offensive de démantèlement politique et social.
Que les représentants de la droite revendiquent cette politique, il n’y a pas lieu de s’en étonner.
Mais c’est dans la bouche de Ségolène Royal qu’on a entendu dimanche cette charge virulente contre « l’Etat colbertiste et jacobin, centralisé à l’excès, croulant sous le poids des ans, des bureaucraties inutiles et des réglementations trop complexes ».
N’est-ce pas là, mot pour mot, le langage de Bruxelles, qui, au nom de l’Europe des régions, entreprend de démanteler tous les Etats-nations, allant jusqu’à promouvoir le Monténégro ou le Kosovo comme modèles ?
Quant aux « 100 propositions » rendues publiques à Villepinte, que signifient-elles ?
Citons deux domaines chers au cœur des travailleurs et des démocrates.
Les services publics ? Ségolène Royal propose de « créer un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF ». Un pôle public… et non le rétablissement du monopole de l’entreprise publique EDF-GDF, garantissant à tous les citoyens l’accès à l’énergie à des tarifs abordables et égaux. Un pôle public concurrent de « pôles privés » et contraint de s’aligner sur les mêmes critères de rentabilité. Qu’est-ce d’autre, sinon le principe du « service d’intérêt général » de l’Union européenne, cache-sexe de la privatisation généralisée ?
La Sécurité sociale ? Ségolène Royal propose de poursuivre — en les « modulant » — les « exonérations de cotisations sociales ». Loin de restituer aux travailleurs les 170 milliards d’euros d’exonérations détournés depuis 1992, il faudrait donc continuer… jusqu’à réduire à une peau de chagrin le régime général… et permettre la mise en place de la fameuse « complémentaire santé », antichambre de la mainmise des assurances privées (lire page 7) !
Question : pourquoi ne pas proposer le retour à la Sécurité sociale de 1945, monopole à but non lucratif, propriété collective des travailleurs, les garantissant intégralement contre les risques maladie, vieillesse, etc. ? Pourquoi ne pas proposer le retour à EDF-GDF de 1945, garantissant la péréquation tarifaire et le statut des personnels ?
Deux questions, une réponse : Maastricht l’interdit. Maastricht interdit les monopoles de service public et les subventions de l’Etat (1). Et ce qui est vrai pour ces deux domaines l’est pour tous les autres.
La reconquête de la démocratie politique et sociale passe par la rupture avec l’Union européenne. Toute autre politique est condamnée à poursuivre ce qui existe déjà. C’est d’ailleurs ce que vient de reconnaître le Conseil d’Etat, qui, selon les termes d’un spécialiste interrogé par Le Monde (9 février), a « pris acte de l’impossibilité de s’opposer à une loi ou un décret qui serait pris en application d’un texte communautaire (c’est-à-dire de l’Union européenne — NDLR) quand bien même il pourrait sembler contraire à notre Constitution ». Et le même spécialiste de préciser : « Rien n’échappe désormais au champ d’application du droit communautaire » (lire page 5).
Et l’on ose nous parler de l’enjeu des prochaines élections !
Pour qu’il y ait un enjeu, il faut que le peuple redevienne souverain. Cela se peut-il sans rompre avec l’Union européenne ?
A cette question, le Conseil d’Etat répond sans équivoque : non.
Y a-t-il, du point de vue de la démocratie, une autre conclusion à en tirer que de soutenir la campagne de Gérard Schivardi, seul candidat qui ose placer cette exigence au cœur de sa campagne ?
Daniel Gluckstein
Voter Schivardi en 2007
L’enjeu...
En instituant la République une et indivisible, la Révolution française a jeté les bases d’une démocratie politique garantissant l’égalité en droit des citoyens.
Au cours des siècles, la lutte de classe a inscrit dans ce cadre les plus grandes conquêtes de la démocratie sociale.
De son côté, la réaction a toujours cherché à remettre en cause l’unité de la République pour briser l’unité des conquêtes ouvrières et démocratiques, l’unité de la classe ouvrière elle-même.
Depuis quinze ans, l’Union européenne est l’instrument privilégié de cette offensive de démantèlement politique et social.
Que les représentants de la droite revendiquent cette politique, il n’y a pas lieu de s’en étonner.
Mais c’est dans la bouche de Ségolène Royal qu’on a entendu dimanche cette charge virulente contre « l’Etat colbertiste et jacobin, centralisé à l’excès, croulant sous le poids des ans, des bureaucraties inutiles et des réglementations trop complexes ».
N’est-ce pas là, mot pour mot, le langage de Bruxelles, qui, au nom de l’Europe des régions, entreprend de démanteler tous les Etats-nations, allant jusqu’à promouvoir le Monténégro ou le Kosovo comme modèles ?
Quant aux « 100 propositions » rendues publiques à Villepinte, que signifient-elles ?
Citons deux domaines chers au cœur des travailleurs et des démocrates.
Les services publics ? Ségolène Royal propose de « créer un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF ». Un pôle public… et non le rétablissement du monopole de l’entreprise publique EDF-GDF, garantissant à tous les citoyens l’accès à l’énergie à des tarifs abordables et égaux. Un pôle public concurrent de « pôles privés » et contraint de s’aligner sur les mêmes critères de rentabilité. Qu’est-ce d’autre, sinon le principe du « service d’intérêt général » de l’Union européenne, cache-sexe de la privatisation généralisée ?
La Sécurité sociale ? Ségolène Royal propose de poursuivre — en les « modulant » — les « exonérations de cotisations sociales ». Loin de restituer aux travailleurs les 170 milliards d’euros d’exonérations détournés depuis 1992, il faudrait donc continuer… jusqu’à réduire à une peau de chagrin le régime général… et permettre la mise en place de la fameuse « complémentaire santé », antichambre de la mainmise des assurances privées (lire page 7) !
Question : pourquoi ne pas proposer le retour à la Sécurité sociale de 1945, monopole à but non lucratif, propriété collective des travailleurs, les garantissant intégralement contre les risques maladie, vieillesse, etc. ? Pourquoi ne pas proposer le retour à EDF-GDF de 1945, garantissant la péréquation tarifaire et le statut des personnels ?
Deux questions, une réponse : Maastricht l’interdit. Maastricht interdit les monopoles de service public et les subventions de l’Etat (1). Et ce qui est vrai pour ces deux domaines l’est pour tous les autres.
La reconquête de la démocratie politique et sociale passe par la rupture avec l’Union européenne. Toute autre politique est condamnée à poursuivre ce qui existe déjà. C’est d’ailleurs ce que vient de reconnaître le Conseil d’Etat, qui, selon les termes d’un spécialiste interrogé par Le Monde (9 février), a « pris acte de l’impossibilité de s’opposer à une loi ou un décret qui serait pris en application d’un texte communautaire (c’est-à-dire de l’Union européenne — NDLR) quand bien même il pourrait sembler contraire à notre Constitution ». Et le même spécialiste de préciser : « Rien n’échappe désormais au champ d’application du droit communautaire » (lire page 5).
Et l’on ose nous parler de l’enjeu des prochaines élections !
Pour qu’il y ait un enjeu, il faut que le peuple redevienne souverain. Cela se peut-il sans rompre avec l’Union européenne ?
A cette question, le Conseil d’Etat répond sans équivoque : non.
Y a-t-il, du point de vue de la démocratie, une autre conclusion à en tirer que de soutenir la campagne de Gérard Schivardi, seul candidat qui ose placer cette exigence au cœur de sa campagne ?
Daniel Gluckstein
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