La bataille du rail - le déraillement
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Duration: 05:05Recorded: 03 June 2007Location: France
Chef-d’œuvre de René Clément (1945). Musique : Yves Baudrier. Grand prix de la Mise en scène et prix du Jury du Festival de Cannes 1946.
Un monument du cinéma français de l’immédiat après-guerre. Ce qu’on appellerait aujourd’hui un « docu-fiction », montrant et expliquant l’action des cheminots résistants pendant l’Occupation. En 1944, d’ailleurs, « cheminot résistant » devient un pléonasme : personnel roulant, aiguilleurs, chefs de gare, ouvriers, cadres, ingénieurs, presque dans leur intégralité, multiplient les actions de sabotage, de destruction et de retardement des trains allemands, au péril de leur vie, ce qui sera d’une aide précieuse aux Alliés aux cours des combats de la Libération.
La distribution comprend une star, invisible, Charles Boyer (le récitant), mais peu d’acteurs professionnels. Les autres sont des cheminots jouant leur propre rôle et des prisonniers allemands. La SNCF a engagé des moyens énormes, prêtant, voire sacrifiant un important matériel au profit de la production.
Le morceau de bravoure du film, tourné à l’aide de plusieurs caméras : après l’avoir longtemps retardé par des sabotages, les résistants font dérailler un train allemand transportant vers la Normandie une dizaine de chars, leurs troupes et leur logistique. Avec Tony Laurent (le chef) et Jean Clarieux (le mécanicien), dont la voix est familière aux amateurs de westerns en VF des années 50.
Un monument du cinéma français de l’immédiat après-guerre. Ce qu’on appellerait aujourd’hui un « docu-fiction », montrant et expliquant l’action des cheminots résistants pendant l’Occupation. En 1944, d’ailleurs, « cheminot résistant » devient un pléonasme : personnel roulant, aiguilleurs, chefs de gare, ouvriers, cadres, ingénieurs, presque dans leur intégralité, multiplient les actions de sabotage, de destruction et de retardement des trains allemands, au péril de leur vie, ce qui sera d’une aide précieuse aux Alliés aux cours des combats de la Libération.
La distribution comprend une star, invisible, Charles Boyer (le récitant), mais peu d’acteurs professionnels. Les autres sont des cheminots jouant leur propre rôle et des prisonniers allemands. La SNCF a engagé des moyens énormes, prêtant, voire sacrifiant un important matériel au profit de la production.
Le morceau de bravoure du film, tourné à l’aide de plusieurs caméras : après l’avoir longtemps retardé par des sabotages, les résistants font dérailler un train allemand transportant vers la Normandie une dizaine de chars, leurs troupes et leur logistique. Avec Tony Laurent (le chef) et Jean Clarieux (le mécanicien), dont la voix est familière aux amateurs de westerns en VF des années 50.
Turbotrain, je suis sensible à cet avis d'un expert. "Le Train" est un film de John Frankenheimer, de 1964, avec Burt Lancaster, Paul Scofield et une brillante distribution française. Il est inspiré de faits réels : le sauvetage des oeuvres volées aux juifs par les nazis et entreposées au Jeu de Paume, à Paris.
En réalité, ces tableaux sont bien partis pour l'Allemagne, mais le travail dangereux de répertorisation accompli par une résistante, responsable du musée, a permis de tout récupérer à la Libération.
Bon film, mais un peu trop américain (bien que tourné en France avec de gros moyens SNCF, comme pour le film de Clément).
La scène de l'accordéon,quelle belle trouvaille.
Merci Jean
=====
A l'ère du TGV , sympa de revoir les trains à charbon d'antan...
Vous avez veillé tard pour nous partager ce docu-fiction !
Merci et @+